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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 25 juin 2007 17:12

    @l’auteur : je vous invite à lire les commentaires des leaders pro-Europe sur ce texte,parus dans le Monde :

    « Un accord, mais au rabais. » Ce titre de la presse dominicale traduisait l’amertume ressentie par les négociateurs italiens au lendemain de l’accord sur le traité « simplifié » obtenu in extremis par les Vingt-Sept, samedi 23 juin, à Bruxelles. Au-delà du compromis de sortie de crise, dont il est satisfait « en tant qu’homme politique », le président du Conseil italien, Romano Prodi, s’est dit « amer, en tant que proeuropéen, du spectacle auquel (il a) assisté ».

    « Certains sont venus à Bruxelles avec le mandat politique de freiner le processus européen et ils l’ont respecté », a déclaré l’ancien président de la Commission européenne, jugeant désormais « inévitable une Europe à deux vitesses ». M. Prodi dénonce « le recul de l’esprit européen », n’ayant jamais vu auparavant « un euroscepticisme aussi explicite, aussi programmé ». Dans le passé, a-t-il expliqué dimanche 24 juin, dans un entretien au quotidien La Repubblica, « cela est arrivé sur des points spécifiques, tandis qu’à ce sommet chaque prise de position semblait la proclamation d’une doctrine ».

    « ADN PROTECTIONNISTE »

    Sur les questions de l’hymne et du drapeau européens, M. Prodi a été « profondément attristé » de constater « l’acharnement de certains gouvernements à nier les aspects émotionnels de l’Europe », citant en particulier la Pologne, la République tchèque, les Pays-Bas et la Grande-Bretagne. « Ce sont pourtant ces mêmes gouvernements, dit-il, qui reprochent à l’Europe d’être loin des citoyens. »

    Mais c’est le retrait de la notion de « concurrence libre et non faussée », dans la première partie du traité, qui a provoqué la réaction la plus violente des Italiens. « La responsabilité principale en revient à Nicolas Sarkozy qui, à la première occasion, s’est comporté comme l’aurait fait son prédécesseur Jacques Chirac », regrette Il Corriere della sera dans un éditorial titré « Sarko retro ».

    Pour le journal, le président français a montré, « encore une fois, l’ADN protectionniste de la politique française ». « Une annulation absurde » qui « humilie et décourage » les partisans de l’élargissement du marché unique, a martelé Giuliano Amato, ancien vice-président de la Convention européenne et ministre italien de l’intérieur.

    Fédéralistes et partisans d’une Europe supranationale, les négociateurs belges n’ont pas caché non plus leur relative déception. Guy Verhofstadt, le premier ministre démissionnaire, et Karel De Gucht, le ministre des affaires étrangères, tous deux membres du Parti libéral flamand ont estimé qu’avec sept autres Etats membres, ils avaient préservé « l’essentiel », mais sans doute pas la clarté. « Le but du traité constitutionnel était d’être plus lisible, le but de ce traité-là est d’être illisible », a estimé M. De Gucht, qui qualifie le texte de « traité des notes de bas de page ».

    « TRAITÉ SIMPLIFIÉ TRÈS COMPLIQUÉ »

    Les responsables belges considèrent que si le compromis a été possible, cela a été dû davantage au premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, qu’à M. Sarkozy. Fervent partisan de la Constitution, M. Juncker estimait ironiquement, samedi matin, que les négociations avaient débouché sur « un traité simplifié très compliqué ».

    Belges et Luxembourgeois ont averti que les concessions obtenues ne garantissaient pas le succès du projet. Ils montraient déjà du doigt les Pays-Bas, où une coalition de socialistes et populistes de droite a immédiatement dénoncé le résultat de la négociation de Bruxelles et exigé l’organisation d’un nouveau référendum.

    Des doutes identiques ont été soulevés, au Parlement européen par certains fédéralistes. Daniel Cohn-Bendit, président du groupe des Verts, constate que « ce texte ne permettra pas à l’Europe de parler d’une seule voix », en raison, notamment, des dérogations obtenues par le Royaume-Uni. L’eurodéputé Vert s’inquiète de la manière dont les avancées obtenues seront transcrites lors de la conférence intergouvernementale (CIG) : « Qu’est-ce qui nous garantit que le jumeau du jumeau polonais et Gordon Brown ne vont pas revenir sur la parole donnée, puisqu’ils ont montré qu’ils peuvent revenir en arrière sur tout ? Je rappelle que la Charte, ils l’avaient tous signée ! »

    Le libéral démocrate anglais Andrew Duff, qui sera l’un des trois représentants du Parlement européen à la CIG, estime qu’il faudra « surveiller de près » la rédaction du traité. Il se dit préoccupé du fait que « le Royaume-Uni est devenu un membre de seconde classe de l’Union européenne », en s’exemptant de la Charte des droits fondamentaux."

    Je pense qu’approuver sans réserve ce texte serait conforter la fin de toute ambition dans la construction européenne.



  • Voltaire Voltaire 25 juin 2007 14:52

    S’il faut encore attendre un peu avant de voir tout à fait clair dans le projet actuel, il est vrai que l’idée de transformer le CNRS en agence de moyen, à l’heure actuelle, n’est pas la plus brillante. Certes, ce dernier a besoin d’une refonte, qui est d’autant plus difficile que l’organisme est lourd. Mais avant de transférer son personnel aux universités, il serait logique d’attendre que la réforme de celles-ci porte ses fruits. Détruire ce qui demeure l’organisme de recherche phare de la France au profit d’universités en plein chambardement semble en effet mettre la charrue avant les boeufs.

    Je ne partage pas certaines de vos analyses sur notre système actuel, que je ne détaillerai pas ici faute de temps, mais il semble bien nécessaire de réorganiser et de clarifier les fonctions des différentes strates de notre système de recherche. La réforme des universités était necessaire, plusieurs des propositions contenues dans le projet de loi actuel sont positives, mais d’autres nécessitent un dialogue approfondi (et notamment la nécesité de mettre en place un système unique et non à deux vitesses).

    Le principal défaut du CNRS provient de sa lourdeur administrative, et non du fait qu’il emploie des chercheurs. Le CEA est un bon contre-exemple qui démontre que des organismes de recherche peuvent fonctionner correctement. Laissons donc d’abord du temps aux universités pour progresser, et réformons les EPST pour que le système ait un peu plus de souplesse, plutôt que d’entreprendre des réformes plus idéologiques que fonctionnelles.



  • Voltaire Voltaire 25 juin 2007 14:39

    Bonne analyse. Je trouve Agoravox souvent injustement décrié, et seule le déséquilibre sociologique des contributeurs, inévitable mais regrettable, me laisse un peu frustré. A l’heure actuelle, je ne connais pas mieux sur le net, et le système de notation a permis d’éliminer une grande partie des abus présents au début du système.

    Mon principal regret est de ne pas avoir le temps de lire plus d’articles, et de les commenter de façon constructive...



  • Voltaire Voltaire 25 juin 2007 11:11

    Le résultat de ces négociations est très mitigé. On a sauvé le minimum pour que l’Europe puisse fonctionner, mais il n’y a aucune ambition, et le traité devient de plus en plus opaque. Autant dire que toute idée de constitution est en effet abandonnée. Les droits fondamentaux, qui font normalement l’objet d’une constitution, disparaissent au profit des mécanismes typiques des traités.

    Je ne jetterai pas la pierre à Mme Merkel, qui a fait son travail, et ce projet est en effet un succès pour Mr Sarkozy, qui voit sa vision de l’Europe renforcée. Mais le citoyen se voit encore exclu de participation à l’élaboration d’une vision et de l’avenir de l’Europe ; pas sûr que cela renforce sa confiance dans un projet politique pourtant tellement important.



  • Voltaire Voltaire 22 juin 2007 17:39

    Si je n’apprécie pas plus que cela le personnage, je suis en revanche en désaccord avec votre analyse sur l’émission. Même su les partis prix sont parfois dérangeants et orientés, j’y ai vu néanmoins de très nombreux « décryptages » passionants, qui font honneur à la télévision. Il est rare qu’une émission prenne de temps de décortiquer les ficelles et dessous du média le plus influent. En ce sens, même si une plus grande neutralité eut été appréciée, cette émission qui n’a pas d’équivalent fait honneur au service public (une autre émission, que je trouvais exceptionnelle, était le dessous des cartes, dans un autre genre bien sûr).

    Je pense que la chaine aurait pu demander un rénovation de l’émission mais conserver le concept, quitte à en changer son auteur s’il ne réussissait à effectuer cette rénovation. Mais cette suppression est une déception.

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