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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 29 juin 2007 13:58

    @l’auteur :

    Domage que vous ayez mélangé ce thème, très important, de la diffusion du savoir scientifique, avec celui des objectifs et du financement de la recherche.

    Le communiqué du comité d’éthique du CNRS, que je connais bien, a mis le doigt sur un problème important. Celui-ci a d’ailleurs plusieurs facettes : l’absence de soutien ou d’encouragement à cette vulgarisation, mais aussi l’éthique de cette communication ( ne pas exagérer la portée de certains résultats, rapeller les limites d’une hypothèse etc...). Cette communication nécessite sans doute une formation approfondie, ne fut-ce que pour éviter des mauvaises interprétations du public ou des journalistes.

    Le problème des objectifs de la recherche, de son fnancements, me paraissent disjoints. Qu’il me soit permis ici de citer mon illustre homonyme. S’il admirait la science nouvelle, et même la méthode scientifique, et avait une admiration sans borne envers Newton, il n’en pensait pas moins que la recherche se devait d’être utile : «  »... mais il serait heureux que les physiciens et les géomètres joignissent, autant qu’il est possible, la pratique à la spéculation.... Tous les arts sont à peu près dans ce cas ; il y a un point passé lequel les recherches ne sont plus que curiosité : ces vérités ingénieuses et inutiles ressemblent à des étoiles qui, placées trop loin de nous, ne nous donnent point de clarté".

    On peut ainsi considérer qu’il existe trois grandes catégories de recherche : celle, fondamentale, qui s’efforce de comprendre notre univers, notre société etc... ; Une autre, sociétale, finalisée, qui vise à étudier les problèmes qui se posent aux hommes et à proposer des solutions ; et enfin celle que l’on dit appliquée, destinée à transcrire les principes et autres découvertes en réalisations concrètes.

    Toutes sont légitimes, et s’entrecroisent, se nourrissent l’une de l’autre. Il ne me semble pas que seule l’une douve faire l’objet de communication, ni que la finalisation de certaines recherche, ou son financement privé, empêche l’enfant ou le citoyen de s’y intéresser.

    Il est évident que la recherche finalisée ou la recherche appliquée se nourrit de la recherche fondamentale, et celle-ci doit donc être soutenue et préservée (comme c’est le cas dans les pays les plus compétitifs d’ailleurs...), mais je pense que vous faites erreur dans votre analyse en pensant que c’est son abandon qui est responsable du déclin d’intérêt pour la science.

    Je vous invite à lire ce rapport de l’OCDE pour plus d’information : http://www.oecd.org/dataoecd/60/24/37038273.pdf



  • Voltaire Voltaire 29 juin 2007 09:58

    Je lui en serais bien sûr... (se relire, se relire !)



  • Voltaire Voltaire 29 juin 2007 09:56

    Si l’éditeur pouvait avoir l’amabilité de corriger la malencontreuse typo qui s’est glissée dans le titre (Sarkoziennes et non Sarkosiennes), je lui en serait infiniment reconnaissant.



  • Voltaire Voltaire 27 juin 2007 17:20

    La recette semble séduisante : sélectionons à l’entrée, pour n’avoir que des élèves motivés et/ou doués.

    Sauf que... Sauf que l’on demande à des jeunes de 15-16 ans de choisir une filière à un âge où ils ne savent rien des métiers, ni souvent de leur propre goût, qu’il est quasi impossible de revenir en arrière une fois une filière choisie. Un jeune peut aussi se tromper, avoir des problèmes de santé, de famille, de personalité, quand il est au lycée, et donc ne pas être brillant en terminale, alors qu’il pourrait cependant poursuivre une carrière brillante.

    Une excellente étude suédoise a montré qu’une année de rattrapage après le bac permettait à 65% des inscrits, de formation non scientifique, de poursuivre des études scientifiques de façon aussi brillante que ceux issus d’un bac scientifique...

    Le système universitaire, ouvert et individualiste, n’est évidemment pas adapté à tous, et il faut souvent un temps d’adaptation.

    Enfin, les moyens par étudiants, notamment en premier cycle, sont infiniment plus faibles à l’université qu’en classe préparatoire, en IUT, et même qu’au lycée...

    Si je partage donc votre avis sur la logique d’une sélection à l’entrée du master, en raison de la réorganisation des cycles, j’y suis très opposé pour l’entrée à l’université. Un double système, avec sélection immédiate ou progressive, doit être maintenu, tandis que c’est l’orientation qui doit être fortement renforcée.



  • Voltaire Voltaire 26 juin 2007 14:21

    Les venins de serpents (et des autres animaux) sont composés de peptides, dont un certain nombre est sensible à la chaleur. On peut donc imaginer que le processus décrit permette une destruction d’une partie des composantes du venin injecté, qui agit localement. En revanche, cela ne peut avoir d’effet curatif global, un certain nombre de ces peptides ayant une action centrale (sur le coeur par exemple). En fait, j’imagine que tout dépend si le venin a pu se diffuser par voie sanguine.

    Cette sensibilité à la chaleur est plus importante pour les venins issus d’animaux marins. Une technique classique pour inactiver le venin de vive est de rapprocher une source de chaleur de la partie (en général le pied) piquée, mais sans appliquer directement cette source de chaleur (pas la même de provoquer une brulure sérieuse).

    Pour le venin de serpent, la technique décrite ne peut au mieux qu’avoir un effet partiel, et bruler le sujet de façon sérieuse (avec risque d’infection sur de la chair déjà endomagée). Bref, l’hôpital est conseillé !

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