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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

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  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 13 juillet 2007 10:21

    Commentaire oh combien justifié, hélas...

    Si Le Monde, dont je suis abonné, demeure un journal complêt et intéressant, il est parfaitement exact qu’au moins au niveau politique, mais cela transparait aussi dans d’autres domaines, ce média n’a pas l’indépendance ni l’esprit d’enquête qui lui feraient pourtant le plus grand bien (raisons pour lesquelles je suis aussi abonné au Canard enchaîné... et fréquente avec beaucoup d’entérêt Agoravox !).



  • Voltaire Voltaire 11 juillet 2007 13:57

    @aurelien

    Votre position est respectable mais à mon avis erronée. Vous assimilez trop les aspects scientifiques et économiques.

    On peut discuter du problème économique lié à la propriété intellectuelle des semences OGM, mais ce serait faire un injuste procès aux industriels que de les accuser d’être responsables de l’agriculture intensive. Ils n’ont fait que suivre la demande des politiques agricoles...

    Et aucun dégat lié à la culture des OGM n’a jamais été détecté, contrairement à ceux provoqués par l’utilisation massive d’engrais et de pesticides... Alors on peut toujours invoquer un principe de précaution, dire « et si », mais dans ce cas, qu’attendez-vous pour prôner l’interdiction des voitures, ordinateurs, matériel audiovisuels et autres objects polluants dont la nocivité est,elle, démontrée... Pourquoi ne pas interdire le tourisme en pays peu développés et les vols aériens touristiques, si polluants et destructeurs... Pourquoi ne pas rationner la consommation de viande, qui nécessite plus de 75% de nos productions céréalières pour notre bétail ? La liste est longue de pratiques et objets dont la dangerosité est prouvée, et non supposée comme pour les OGM. Ils serait donc peut-être plus logique de s’attaquer d’abord à ceux-ci, non ?



  • Voltaire Voltaire 11 juillet 2007 13:44

    Votre analyse sur la situation italienne est fort juste. En revanche, je suis plus sceptique à propos des intentions de Mme Royal et de votre analyse sur le MoDem.

    Mme Royal a en effet clairement compris qu’elle ne pouvait gagner sans les voix du centre mais elle n’a jamais envisagé de rompre avec l’aile gauche du PS pour former un nouveau mouvement large social-démocrate. C’est bien cette ambigüité qui nuit au PS et a fait fuir DSK...

    Quant au MoDem, la vision qu’en a F. Bayrou est celle du parti démocrate américain, où en effet le clivage droite-gauche est dépassé au profit de valeurs de base « démocrates » plutôt que liées aux notions économiques libérale ou socialistes. En cela, on peut considérer que le MoDem est une réponse idéologique à un UMP qui s’apparente bien plus au parti républicain américain (ou conservateur britanique) qu’à l’ancien parti gaulliste, tandis que le PS demeure actuellement ancré dans une vision sociologique dépassée.



  • Voltaire Voltaire 11 juillet 2007 13:22

    Bon article, mais ce sujet provoque toujours des réactions épidermiques qui empêchent tout débat sérieux.

    Il me parait inutile d’essayer d’argumenter scientifiquement avec les anti-OGM ; leurs position est idéologique et non rationelle. C’est d’ailleurs tout à fait leur droit. Le problème est bien sûr quand on extrapole une opinion au droit.

    Si l’on résume la question des OGM, on trouve 3 interrogations :

    Les OGM posent-ils des problèmes pour la santé ? La réponse semble bien être non. Les procédures d’homologations sont très strictes, aucun accident n’est à déplorer, et les OGM sont très surveillés. Le risque est bien moindre que pour des plantes classiques allergènes (fraises, kiwis etc...).

    Les OGM posent-ils des problèmes pour l’environnement ? La question demeure ouverte. Il semble clair que les OGM peuvent aider à diminuer les doses de pesticides utilisés dans l’agriculture moderne (nos sols et nappes d’eau sont très pollués). En revanche, le risque de dissémination de certains caractères génétiques dans des espèces voisines est mal connu. Il faut donc accroitre les recherches dans ce domaine, y compris en plein champs si on veut avoir des réponses valables...

    Les OGM posent-ils des problèmes économiques ? Ici, la réponse est oui, sans aucun doute ! Licences abusives, problèmes avec les produits bio, autant de problèmes qui doivent trouver des solutions concrètes. Mais celles-ci ne passent à mon avis pas par l’interdiction des OGM mais par une meilleure régulation.

    Arguer de la liberté économique pour promouvoir les OGM me semble assez piètre argumentation, tout comme imaginer que ceux-ci permettent de lutter contre la faim. En revanche, permettre la culture d’OGM losqu’ils permettent de diminuer engrais ou pesticides nocifs me semble bien meilleure solution. Je pense que ce sont des critère de mieux-disant environnemental qui devraient être utilisés pour leur autorisation.



  • Voltaire Voltaire 10 juillet 2007 13:11

    Nicolas Sarkozy est d’une extrême habilité. En intégrant des personalités socialistes à son gouvernement, il désamorce, vis à vis de l’opinion, les critiques de la gauche et place le PS dans l’embarras. Comment en effet critiquer de façon crédible l’action d’un gouvernement où les siens sont représentés... De plus, il assèche le PS de personalités influentes, qui lui seraient nécessaires pour monter une opposition crédible en 2012.

    Le coup de DSK au FMI est un coup de maître (même si l’idée n’est pas de lui, il l’a remarquablement exploité) s’il réussit, DSK étant le rival le plus crédible à gauche pour 2012 (le seul à pouvoir rallier des voix centristes). Gageons que Nicolas Sarkozy s’efforcera de privilégier la remontée de Ségolène Royal, rivale bien moins sérieuse pour lui.

    Les grognements à l’intérieur de l’UMP sont négligeables : tant que leur chef les mènera à la victoire, toute opposition interne sera muselée, d’autant qu’il a modifié les statuts de l’UMP pour éviter toute concurence.

    Seul, François Bayrou demeure une menace pour Nicolas Sarkozy. Malgré le score relativement faible du MoDem au premier tour des législatives, Bayrou et son parti demeurent totalement insensibles aux sirènes du président.

    Pire, le PS étant affaibli, Bayrou et le MoDem deviennent les seuls recours pour les opposants modérés vis à vis de la politique menée par Nicolas Sarkozy. Ce dernier utilisera donc probablement son influence dans les medias pour limiter au maximum les interventions de François Bayrou qui demeure très populaire, et s’efforcera de débaucher ou d’éliminer les élus qui demeurent fidèles au MoDem.

    Tout dépendra donc du succès de la politique de Nicolas Sarkozy dans les deux prochaines années. Cette politique a un coût financier considérable. Si elle n’est pas couronnée de succès au niveau de la croissance et du chômage, le retour de bâton sera important, malgré le contrôle de l”information exercé par le pouvoir. Le MoDem devrait pouvoir en tirer les marrons du feu s’il s’organise correctement, car c’est la première fois dans l’histoire de la cinquième république qu’un mouvement politique central devient un parti populaire, très représentatif des nouvelles classes moyennes.

    Pour le PS, la rénovation indispensable tiendrait du miracle. Si Ségolène Royal demeure la plus à même de récupérer la mise, DSK écarté, cela ne se fera que sur les ruines d’un parti écartelé et divisé. Sauf énorme problème économique (ou évènement imprévisible), le PS ne sera pas en mesure de disputer à Nicolas Sarkozy la présidence en 2012. L’adversaire de ce dernier sera donc sans doute encore François Bayrou (surtout si le MoDem réussit ses élections régionales et européennes de 2009 et 2010), avec un avantage certain au sortant en raison de sa maîtrise des médias et des moyens de l’Etat.

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