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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 19 mars 2007 20:50

    Je viens de regarder François Bayrou sur France 2, après l’intervention de Nicolas Sarkozy.

    Première fois que je vois ainsi un journaliste politique sans voix devant les arguments d’un candidat.

    Sans vouloir polémiquer ici, il y avait chez François Bayrou une volonté et une force d’argumentation peu commune. Je ne pense pas qu’il faille trop s’inquiéter de sa stature s’il était élu...



  • Voltaire Voltaire 19 mars 2007 17:21

    Article intéressant, même si la question des biens personnels de Bayrou eût mérité d’être plus honnête.

    Je commence donc par là : faute d’os à ronger le Canard s’est contenté de dénoncer une pingrerie du sieur Bayrou. Il eût tout autant pu mettre en avant son honnêteté... Et ce commentaire comporte une erreur de taille ; la résidence principale de François Bayrou n’est pas incluse dans ses biens professionnels ; comme il reste une part d’emprunt à rembourser, et que je rappelle que 20% de la valeur de la résidence principale est défalquée pour le calcul de l’ISF, Bayrou est loin d’être imposable. En ce qui concerne son exploitation, elle est à peu prêt à l’équilibre (Bayrou ne gagne pas d’argent, les eventuels bénéfices sont réinvestis), et ce sont des bâtiments secondaires qui sont comptabilisés comme biens professionnels. Quant à la question des « negres », il semble qu’ils n’aient que participé à la collectes de documents, Bayrou rédigeant lui-même, et le Canard généralement mène mieux ce genre d’enquête : s’ils n’ont pas été payé et ne s’en sont pas plaint, c’est qu’il ne devait pas y avoir grand chose à redire.

    La partie sur les idées a déjà été traitée par d’autres intervenants. C’est bien sûr l’un des arguments électoraux de ses opposants, qu’il est facile de démonter en regardant son site. En revanche, il est exact que nombre de ces idées ne sont pas aussi détaillées que chez d’autres candidats : on peut le reprocher à Bayrou. On peut aussi se poser la question du rôle d’un président de la république : est-ce celui qui propose une vision, un projet, des grandes lignes avec quelques exemples précis, ou celui qui propose un catalogue de mesures ? Et dans ce second cas, quel est alors le rôle du gouvernement ? du parlement ? quelle place pour la négociation ? Un président doit il avoir des réponses à tout ?

    En revanche, je partage votre analyse de début d’article : François Bayrou ne s’attendait sans doute pas à être au dessus de 20% si vite, cela l’expose plus que prévu, et il va être intéressant de voir comment il va gérer cette position. Il doit en effet confirmer cette percée, mais contrairement à vous, je ne pense pas que cela se joue sur le programme ; les français connaissent la valeur des promesses trop précises. Non, François Bayrou est populaire car il propose un gouvernement de rassemblement, qui associe les compétences de la droite et de la gauche. Son seul et dernier obstacle va être de convaincre les français que cette option, que les électeurs plébicitent, est réalisable. Ce qui ne va pas être facile, puisque tous ses opposants comme le microcosme journalistico-politique s’arc-boute sur cette dernière digue de défense en déclarant l’impossibilité d’une telle alternative.



  • Voltaire Voltaire 19 mars 2007 15:36

    Les méthodes de corrections des instituts de sondages n’ont évidemment rien à voir avec celles des statistiques utilisées en science de la vie, mais sont liées à celles utilisées en sciences sociales et humaines. Elles prennent en compte la représentation effective de l’échantillon, les possibilités de mensonges, le biais socio-professionnel etc... Ces méthodes de correction ne sont pas parfaites, mais quand on regarde de près les résultats, on constate que les résultats des sondages sont toujours proches, statistiquement parlant, du résultat final quand ils sont effectués peu avant un scrutin. Toute l’ambigüité réside dans ce statistiquement parlant : comme une élection se joue souvent à 1-2 %, et que la marge d’erreur pour un score de 20% est de 3-4%, on peut facilement parler de sondages peu fiables alors que ceux-ci sont, mathématiquement justes. Mais il est en effet choquant que les marges d’erreurs ne soient jamais indiquées, ce qui amènerait à relativiser des variations non significatives de 1% qui sont abondemment commentées par les journalistes.

    Je persiste en revanche à indiquer l’intérêt à regarder les tendances sur quelques semaines, qui sont assez significatives de l’opinion (en dérivant les résultats, on lisse aussi les marges d’erreur).



  • Voltaire Voltaire 19 mars 2007 13:25

    Très amusant article. Bien sûr, chacun aura noté l’abération du raisonnement, mais il s’agit là d’un nouvel angle d’attaque contre François Bayrou, qui mérite donc d’être relevé. Après tout, les partisans de Mme Royal comme de Mr Sarkozy doivent bien trouver des arguments pour se rassurer.

    Sur le fond, les données des instituts de sondages sont bien évidemment corrigées (en données brutes, elles indiquent Bayrou à 30% et Le Pen à 7%...), et ne représentent qu’une image instantanée et floue de la réalité. Pour autant, à la marge statistique d’erreur près, elles reflètent aussi assez fidèlement l’opinion publique, surtout quand on regarde les tendances.

    En ce qui concerne Bayrou, tout va dépendre d’une seule chose : arrivera t-il à convaincre que son projet de rassemblement est réalisable. Il part avec un atout : les deux-tiers des électeurs sont pour ; et un inconvénient : cela ne s’est pas fait en France depuis 58 (et accessoirement, PS, UMP et journalistes politique classiques sont arque boutés sur leur défense du clivage classique). Cela explique l’incertitude actuelle, mais celle-ci va dans les deux sens : autour de 20%, la marge d’erreur est sans doute de + ou - 5 ou 6% plutôt que de 3. Réponse dans un mois...



  • Voltaire Voltaire 19 mars 2007 13:12

    Article intéressant. Même s’il est largement basé sur une fausse analyse économique (sur l’euro), il est rare mais constructif d’avoir le point de vue des gaullistes historiques. Bien sûr l’éloge de Jacques Chirac prête à sourire (le plus mauvais président de la cinquième république d’après l’ensemble des media étrangers), mais cela rappelle qu’il existe une attente de la part de certains de nos concitoyens pour un certain type de politique de droite sociale et républiquaine. Avec l’absence de Nicolas Dupont-Aignan, ces électeurs sont orphelins. IL sera intéressant de voir vers qui, de Nicoals sarkozy ou de François Bayrou, ils se tourneront.

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