J’ai eu une idée durant ma promenade vespérale, mais hélas elle s’est dissipée. Notre brillant Jonas, aux coms si variés, si riches, à l’argumentation si renouvelée, ne peut être qu’un esprit supérieur. Alors pourquoi aurait-il forcément écrit 1111 en décimal, vous me suivez ? Je comprends très vite que l’hexadécimal ne fera pas l’affaire, et je me dis, pourquoi pas en duodécimal (Jonas serait un chiite duodécimain ? ). Hélas, et ça se joue à peu, 1111 en duodécimal donne 1885 en décimal. En tridécimal, ça donne 2380. 1885 est quelques années trop tôt, hélas.
Blague à part, notre Jonas pourrait très bien être un bot. Ses posts sont hyper répétitifs, il n’interagit avec personne et s’il le fait, ça se limite à mentionner le nom du post précédent mais le contenu reste identique.
Evidemment, vu l’orientation politique dominante dans les milieux de l’IA, on n’est pas tenté dans un tel déluge de saloperies une intervention de leur part (la probabilité du pauvre type isolé et sous médocs est plus plausible).
Peut-être une start-up israélienne testant un prototype de robot-troll pour les forums.
@OMAR @jonas, tu es atteint de cette grande maladie : la haine...
J’utiliserais un autre mot. Ce qui frappe chez Jonas, outre le caractère répétitif de ses discours, est la généralisation absolue : « l’arabo-musulman », c’est ce côté tous dans le même sac et tous méritent le mépris par la seule appartenance ethno-religieuse. C’est un argumentaire simpliste, où on va fixer de manière systématique un petit nombre de caractéristiques dégradantes à tous les membres du dit groupe.
Ca me fait penser qu’il est illogique, comme le réclame la réacosphère, d’exiger que certains oublient en deux coups de cuillère à pot la colonisation, alors que d’autres auraient sempiternellement le droit de se référer à un passé pour se justifier de tout.
Parce qu’à l’heure actuelle, si c’est uniquement le présent qui compte, les Juifs ne sont pas persécutés, ils sont du côté de celui qui tient le flingue.
Je conteste ouvertement ce que vous dites. Je ne vois pas en quoi les 2-3 passages racistes sur les Africains dans son livre peuvent s’interpréter comme un système idéologique prônant un esclavage spécifique pour les noirs, à l’exclusion d’autres groupes. Il y a aussi ce passage parlant d’une zone quelque part en Afrique de l’Ouest :
« Les gens de Ghâna et du Takrûr viennent les envahir, les capturent et les vendent aux trafiquants qui les emmènent au Maghreb — où ils constituent la masse courante des esclaves »
Qu’est-ce qu’il y a de différent de l’approvisionnement en esclaves européens vendus par les Italiens aux Musulmans ? Khaldûn considère les noirs au sud du Sahara comme plus proches des animaux que des humains, suivant une géographie des milieux et des climats ? Mais les questions d’intelligence ou d’animalité n’ont pas d’intérêt sur la vision musulmane (ou romaine ou grecque) de l’esclavage, on n’est pas dans la controverse de Valladolid avec Las Casas défendant les capacités des Amérindiens. Quant au fond des propos, il n’est ni mieux ni pire que les propos de Kant sur les Noirs ou de Luther sur les Juifs.
D’ailleurs, je trouve stupéfiant que toute discussion sur ce livre tourne autour de passage représentant, en cumulé, même pas une page de mon édition, sur un millier. Surtout vu la richesse du contenu et la quantité d’analyses qui ont été faites de la Muqaddima.
Vous vous plaignez de comportements déviants chez certaines ethnies, mais vous devriez peut-être réfléchir à vos discours. Il n’y a pas quelque chose de gênant, devant une oeuvre aussi en avance sur époque, qui utilise des outils d’analyse de l’Histoire qu’on ne voit pas avant le 18ème en Europe, de comme par hasard uniquement se référer à un passage donné (et à potentiel polémique), et essayer de le tordre par les cheveux, de manière anachronique, pour aller casser systématiquement du sucre sur toujours les mêmes ? Ces procédés d’agression systématique sur une culture jugée antagoniste ne peuvent mener à rien de bon, après il ne faut pas s’étonner de certaines tensions interethniques.
Alors je le maintiens, il n’y a rien dans la Muqaddima d’équivalent à un dispositif idéologique comme la controverse de Valladolid, dégageant un groupe ethnique (les Indiens) officiellement de l’esclavage (même si les mines du Potosi...), mais considérant en creux que d’autres groupes étaient « légitimes » à cette pratique. Et je ne vois en aucune manière quelle hiérarchie morale faire entre ces deux cas de figure, l’esclavage bornée à quelques ethnies, et un
Et disons le franchement, la situation actuelle de l’immigration en France n’est pas due principalement à mon camp politique. C’est la DROITE qui en est responsable, ce n’est pas mon camp politique qui a décidé dans les années 60 et au début des années 70, alors que les robots industriels et les machines-outils se répandaient, une mesure aussi absurde que de faire venir des millions de personnes d’un monde archaïque, dans une société en voie de mécanisation accélérée et où le premier crétin venu comprenait que la place de gens sans la moindre qualification, à moyen terme, n’était plus assurée, tout ça parce que ses soutiens du patronat de province étaient trop paresseux pour faire comme les Allemands et apprendre ce que c’était qu’une machine-outil et comment passer à autre chose que la chaine de montage à la Chaplin. De même, ce n’est pas MON CAMP qui a introduit le regroupement familial.
Ce n’est pas mon camp non plus qui a décidé dans les années 90 d’aller survendre un art primitif fait de deux morceaux de bois reliés à une noix de coco par un bout de ficelle (je caricature un peu certes), en lui offrant à Paris un musée flambant neuf et magnifique, puis d’en parler à toutes les sauces, 10 fois, 20 fois plus que le Musée Guimet, qu’on laissait roupiller tranquillement. Donc ce n’est pas mon camp qui a abouti à cette situation grotesque d’un musée à prétentions artistiques dont le bâtiment est artistiquement un cran au dessus de la grande majorité de ses pièces de collection.
Si Chirac a décidé (exemple parmi des milliers d’autres) que des noix de coco accrochées à de la ficelle valaient artistiquement mieux que les porcelaines chinoises et les sculptures khmères du Guimet, ce n’est pas mon problème, et je ne me sens aucunement la nécessité psychique d’aller faire raconter n’importe quoi aux écrits de Khaldûn parce qu’il faudrait un retour de balancier idéologique.