Ben non… on se sent pas coupable d’échanger sur des sujets intéressants dans un espace public qui le permet : honte à soi J
Mais rien n’empêche celui qui trouve tout ça un peu trop « abrégé ou massacré » d’aller s’abreuver par lui-même aux sources : lisez donc Descartes, Pascal et Cie, et revenez faire part de vos impressions certainement plus congruentes... bon, mais on veut pas non plus donner de conseil
« A chaque changement de support, l’audiophile qui changeait son matériel pour la nouveauté (dans l’ordre donc tourne disque, lecteur cassette, lecteur cd) se devait de reconstituer sa discothèque »
« Et il va falloir la renouveler encore en blue raye, et en quoi ensuite dans 5 ou 10 ans ? »
Mais pourquoi donc ? QUI vous oblige à renouveler votre vidéothèque (ou votre discothèque) sur un nouveau support ? L’effet de mode ? Personne n’est obligé de se plier à la logique marketing qui vise à diffuser une nouvelle technologie tous les 20 ou 30 ans : on ne prend le consommateur pour une vache à lait que parce qu’il est d’accord pour se faire traire - et parfois même, il en redemande
On peut aussi continuer à écouter tranquillement ses vinyles et ses CD dans le calme de la campagne, sans devoir racheter les uns ou les autres ; on peut également dupliquer, pour son propre usage, des éditions d’œuvres qu’on possède déjà, sur le support que l’on souhaite.
Mais le piratage, c’est d’abord un mode d’hyper consommation de masse plutôt qu’un accès à la culture ; car la culture, ce n’est pas être en mesure d’absorber des quantités mais savoir faire le tri pour mieux apprécier la qualité. Ce n’est donc pas intrinsèquement une question de coût, mais de goût.
C’est vous qui le dites, et ça n’engage que vous...
Mon nom n’est pas personne, et sans parler de faire rêver, je ne trouve pas l’objet CD obsolète... il permet de continuer à identifier l’artiste à son oeuvre, alors que le téléchargement, en rendant la référence floue, n’est pas un vecteur de culture, mais priviligie surtout l’aspect consommatoire.
De plus, je ne pense pas qu’il y ait une loi de péremption nécessaire de tout objet passé 20 ans Cela correspond à une conception très récente d’un mode de vie selon le réflexe produire/jeter...
Enfin, si l’on va par là, télécharger à tout va n’a pas non plus de quoi faire rêver, non plus d’ailleurs que la consommetion à outrance de quoi que ce fut, même et y compris la musique...
Ignorant tout des tenants et des aboutissants de cette querelle dont vous ne reprenez pas les grandes lignes dans votre article, j’accorde a priori ma confiance à François Jullien dont j’admire habituellement la profondeur de vue, ce qu’il semble difficile d’accorder à monsieur Allègre, dont bien souvent l’expression de la pensée n’émerge guère des tréfonds de l’idéologie la plus simpliste.
Pour autant il faut bien confirmer que la philosophie de Pascal (au contraire de Descartes), constitue en effet un modèle de rigueur rationnelle, comme le démontrent les écrits que vous citez, ainsi que sa lettre « De l’esprit de géométrie », qui expose sa simple méthode d’une efficacité redoutable. Et que d’autre part son travail monumental - inachevé, dont les Pensées forment la charpente, mène un développement strictement logique, lequel ordonne des arguments exégétiques et métaphysiques, sans jamais confondre les genres, comme voudrait tendre à le faire croire la doxa contemporaine.
Mais il est vrai que la belle philosophie de Pascal contient sans doute de quoi secouer encore nos idées reçues, alors que la confusion de celle de Descartes sied idéalement à la mauvaise foi de notre époque... Quoiqu’il en soit, j’approuve entièrement votre analyse très bien documentée des erreurs inhérentes à la philosophie cartésienne.
Ben non. Le CD offre aux amateurs plus qu’un simple emballage : un livret, souvent artistiquement travaillé, avec des photos, des paroles, les références des auteurs, compositeurs, interprètes, parfois davantage.
Au delà du support technologique, le CD peut être un bel objet qu’on apprécie d’ouvrir et consulter comme un livre (je vous assure qu’il y a des digipacks vraiment bien fichus).
En outre, la qualité sonore est quand même bien meilleure en numérique standard qu’en compressé. Si on aime la musique, bien entendu.