« Il serait plus juste de parler de résistance ouvrière contre brutalité patronale » plutôt que de séquestrations et de plan sociaux... en effet, la terminologie n’est pas neutre.
C’est pourquoi, dans le même ordre d’idées, vouloir absolument parler de luttes des classes renvoie à une grille de lecture marxiste élimée par l’Histoire, avec l’inévitable connotation de projet de dictature du prolétariat qui lui colle à la peau. En ce sens, je rejoins l’intervention précédente.
Le concept de lutte des classes renvoie à l’idée d’une opposition nécessaire de catégories de populations. Alors qu’en réalité, d’une part il y a des milieux sociaux avec une probalité de reproduction sociale qui n’est pas strictement déterminante, d’autre part, il y a au sein de ces milieux des stratégies de connivence qui peuvent varier au gré des circonstances.
Vouloir résumer des phénomènes contingents de luttes sociales entre groupes d’oppression et d’opprimés, en termes de « classes » instituées revient implicitement à désigner « l’ennemi de classe », en faisant l’impasse sur ses motivations, qui ne sont pas d’ordre collectif, mais individuel : la course au profit, et celle au confort soumis du travail salarié, qui sont toutes deux des aliénations « symétriques » et interdépendantes.
Et se désigner un ennemi, qu’en tant que tel il faudrait tuer symboliquement, sinon réellement, cela évite d’avoir à résoudre cette équation insoluble de la dépendance mutuelle intrinsèquement liée à la relation aliénante du salariat, dont le paramètre constant est la production industrielle.
L’industrialisation pour la production de masse appelle le renfort du capital pour financer les infrasrtructures indispensables. Le capital cherche par là les moyens de sa rentabilité. Celle-ci se construit sur le dos des salariés.
Puis la production de masse a besoin de débouchés : c’est ainsi qu’on encourage la consommation de masse. Le salarié devient en même temps consommateur. Il est à la fois à un bout de la chaîne et à l’autre, et au milieu, le capital s’enrichit. Ce qui n’est qu’un effet du système. C’est pourquoi, vouloir remettre en cause le système, ce n’est pas seulement s’attaquer au capitalisme, qui n’est qu’un effet d’opportunisme. C’est remettre en question, et le mode de production de masse, autrement dit le modèle industriel, avec le corollaire de l’hyperconsommation, et la relation aliénante au travail, autrement dit le salariat.
Il faut donc imaginer une société d’individus volontairement sobres, et autonomes
Cacophonie, dites-vous ? Voire... C’est curieux comme ce genre de non-évènement est systématiquement : - monté en épingle par les médias... pour qui le sensationnel demeure l’axe de vente prioritaire ; - relayé par les politiques, pour qui tout est bon à prendre pour catalyser l’attention du public (celui de la société du spectacle, qu’on ose plus appeler le peuple des citoyens), et entretenir un climat de peur par tout moyen (épidémies, terrorisme, insécurité, etc.). Tant une opinion aveuglée par la trouille se montre beaucoup plus docile...
« En vérité, Cohn-Bendit est devenu sénile et c’est là le triste spectacle, la pitoyable vérité d’une génération de mai 68 qui se voulait éternellement jeune et qui semble devenue obtus et sénile »
@ « l’hauteur » : C’est celui qui le dit qui y est... Cela fait quelques articles que j’hésitais à vous le dire, par charité, mais là, difficile d’y couper : vous passez votre temps à parler de ce que vous ne connaissez pas, vous mélangez tout Allègrement. Votre CV dont vous vous flattez encore un peu plus haut ne vous rend a priori en rien compétent en matière d’écologie ni d’agriculture, et vos propos sur ces sujets apportent la preuve du contraire... Vous m’avez tout l’air d’un technocrate has been, un dont la technocratie elle-même n’aurait plus besoin des services, et qui n’aurait rien de mieux à faire que déverser sa rancoeur sur AV... Il serait futile de vous taxer de sénilité comme vous le faites si facilement. Même si vous oubliez qu’une « génération » pourrait se dire éventuellement « obtuse » (au féminin), si cela avait du moins un sens de généraliser ainsi à toute une classe d’âge (au fait, quel est donc le vôtre
« l’agriculture intensive va dans le sens de l’émancipation humaine à l’échelle planétaire » Ben voyons ! Parole d’Ingénieur des Mines, MDR !!! Avant d’être si catégorique, vous devriez lire des gens du métier, des scientifiques, comme par exemple René Dumont, Pierre Rabhi...
Voltaire est pas mal non plus dans le genre : « Ici, le virus a acquis une mutation rare au Mexique, par simple hasard, et sans aucune relation avec l’élevage industriel » Le hasard, cette pseudo-explication passe partout qui arrange tellement les scientistes en mal d’arguments. Il en faudrait tout de même un peu plus pour convaincre