Au fil des commentaires, il est amusant de constater comme le sentiment d’altruisme semble déranger, voire inquiéter, ceux qui l’ont soit refoulé, soit jamais éprouvé
Mais non, cher monsieur, il ne s’agit pas de culpabiliser les nombrilistes !
...Tout juste de rappeler qu’il existe un autre modèle d’Homme que celui que renvoie en reflet le miroir de Narcisse
Par ailleurs vous confondez visiblement la religion instituée par les clercs, parfois dévoyée comme instrument politique, de celle pratiquée par ces fidèles pour qui la charité (du latin caritas = amour du prochain), ou la compassion, revêtent un sens profond, qu’ignorent ceux qui veulent l’ignorer.
« L’écologie ne règle pas tout » : eh bien c’est justement que l’écologie n’est pas une religion monothéïste, voyez-vous
Par contre rien n’empêche de décider des choix de société selon des critères prenant prioritairement en compte la dimension écologique, laquelle, au demeurant, est certainement à considérer en matière de santé publique, pour ne reprendre que votre premier exemple (la médecine), alors que pour l’instant ce sont surtout les trusts des grands laboratoires qui font la pluie et le beau temps...
Une politique écologiste, pas plus qu’une politique capitaliste conservatrice, centriste ou sociale-démocrate, voire une politique communiste ou théocratique, ne vise à tout régenter (comme vous semblez le croire) jusqu’au Code de la Route (qui est à peu près le même partout dans le monde, hormis la latéralisation inverse de la circulation, propre au Royaume-Uni notamment).
Les préoccupations environnementales, les rapports de l’Homme avec son milieu, apparaissent donc comme une priorité dans le projet écologiste, et non comme l’alpha et l’omega d’un évangile Vert. Pour vous rassurer complètement, l’écologie ne prétend pas non plus à l’explication de l’origine du monde...
Cependant la pensée de sensibilité écologiste, quoique diverse, envisage évidemment aussi les questions de société et de citoyenneté le plus largement possible. Les sujets de la responsabilité individuelle et de l’émancipation sont au coeur de sa réflexion - cf. pour mémoire les écrits d’Ivan Illich, de Cornelius Castoriadis (qui publia jadis « De l’Ecologie à l’Autonomie » en collaboration avec D. Cohn-Bendit) pour ne citer qu’eux...
Quant à « l’humanisme » politique, j’attends toujours, non sans curiosité, quelque éclairage à ce sujet...
Ah ben alors, si on ne peut plus faire de raccourcis mensongers pour alimenter un discours populiste destiné à masquer l’échec patent de sa politique, sans être aussitôt recalé par un étudiant en Droit... Ah ben alors... non vraiment... c’est ridicule... Qu’est-ce qu’vous voulez qu’je dise ?... C’est grotesque...
« On peut ajouter que l’écologie seule (...) n’est pas une politique de gouvernement »
Très amusant ! Une politique de gouvernement, c’est quoi pour vous ? Une politique qui ne remet pas en question les dogmes éculés de la croissance et du productivisme qui sont le propre de la société de consommation ? Une politique qui s’accomode encore et toujours de la primauté des intérêts des milieux de la haute finance capitaliste ?
Et « l’humanisme » si cher à monsieur Bayrou, selon vous, c’est une politique de gouvernement ?