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Walden

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  • Walden Walden 15 avril 2009 13:05

    En fait, le cas de violences policières s’avère très particulier : car a priori, quoiqu’on en pense, elles font partie de l’arsenal légitime de l’usage de la force, à condition que celui-ci reste « proportionné » aux circonstances. Donc effectivement, comme le souligne implicitement l’auteur (dont je ne partage pas, au demeurant, le point de vue général exposé dans cet article, même s’il est fort intéressant, comme son blog POLICEtc smiley ce cas d’espèce ne serait, en principe, pas punissable, sauf à démontrer d’abord que les violences commises ont été non seulement disproportionnées, donc illégitimes, mais relevant d’un excès qui permet de les condamner pénalement... ce que les tribunaux hésitent généralement à faire (quoiqu’on en pense).

    Donc on peut sans grande crainte continuer à exercer sa responsabilité de citoyen en filmant les dérapages sauvages de matraques au cours des manifestations (voire alentours, lorsqu’elles rencontrent malencontreusement sur un quai de gare des collégiens en goguette avec leur professeur).

    On peut aussi, certes plus courageusement, intervenir quand quelqu’un se fait agresser devant soi, ne serait-ce, a minima, qu’en utilisant son téléphone pour appeler les secours plutôt que de s’en servir de manière cyniquement voyeuse pour filmer.

    D’ailleurs la non assistance à personne en danger est déjà punissable en soi. Mais ce que vise la loi, c’est sans doute à proscrire la promotion médiatique de la violence, sa banalisation par l’image. A bon droit, me semble-t-il, croyant à des valeurs comme celle du devoir de respect mutuel.

    Quand aux sujet des « snuff movies », images montrant des scènes de crime prolongées, telles des scènes de viol, d’actes de torture ou de barbarie, il me semble que la question de la nécessaire complicité du voyeur ne fait même pas débat.

     


     



  • Walden Walden 14 avril 2009 13:32

    Article intéressant.

    Mais quand va-t-on se décider à rectifier le bug qui comptabilise en NON les votes OUI ? Ca commence à bien faire...



  • Walden Walden 10 avril 2009 13:26

    J’ai trouvé cet article intéressant.

    « Les Etats sont certainement derrière tout ça mais l’opinion croit que ce sont les financiers qui dirigent le monde »

    Mais si les Etats appliquent une politique que l’on pourrait effectivement appeler « national capitaliste », elle leur est bien davantage dictée par l’action efficace de lobbies mandatés par les intérêts de la haute finance, que par la volonté démocratique - exemple type : l’implantation des OGM produits par une puissante firme multinationale malgré une opinion très largement hostile.

    De plus le jeu des transactions internationales permet aux grands groupes industriels d’augmenter encore leurs bénéfices en manipulant les effets de variations des balances économiques des pays auxquels ils ont imposé des clauses spécifiques de limitation des échanges et orienté les législations locales à leur avantage (dans ce système pseudo libéral dirigé en sous-main).

    A vrai dire, les Etats sont sans doute en réalité le deuxième pilier du capitalisme, après celui, culturel, de l’hyperconsommation. C’est d’ailleurs en grande partie pourquoi la capitalisme d’Etat chinois se trouve favorisé dans l’actuelle guerre économique : l’exportation massive permettant d’engranger des profits colossaux ne servant pas qu’à alimenter des appétits d’actionnaires et de banquiers, mais aussi une politique habile d’impérialisme par le dumping social économique - du moins tant que les débiteurs restent solvables, or il y a sans doute encore de la marge, même si elle va s’étrécissant ?

    Pour l’instant, cette stratégie du Cheval de Troie paraît gagnante.
    En tous cas parmi les objectifs à court terme de ce conflit mondialisé qui persiste à vouloir absolument ignorer les bouleversements écologiques qu’il provoque.

    Alors, au fait, vous ne voyez plus la sortie de la « crise » pour 2010 ?  smiley



  • Walden Walden 6 avril 2009 14:04

    En effet, les méthodes de ces "casseurs" armés rappellent furieusement celles des fasci en Italie et des nazis en Allemagne dans les années 30 : vandaliser et terroriser à coups de matraque. En plus des chemises noires (ou brunes), ces fachos modernes ont adopté la cagoule par adaptation à la société des médias, afin de demeurer anonymes - et impunis, car rarement arrêtés : en a-t-on interpellé un seul parmi les véritables émeutiers ? Des citoyens pacifiques ( voire de simples passants) trinqueront, comme d’habitude.

    Quelle que soit leur couleur politique prétendue (ce qui n’est pas très clair au demeurant), comme le note très justement Olga plus haut, ce sont les meilleurs alliés objectifs d’une politique sécuritaire qui trouvera là des arguments sur mesure pour se renforcer. Pain béni pour les pouvoirs conservateurs en place largement décrédibilisés par les effets destructeurs sur l’économie de la faillite financière du capitalisme - système en fin de vie que ces mêmes dirigeants viennent de mettre sous perfusion de milliards à Londres dans la même semaine.

    Tristes péripéties du déclin annoncé de notre civilisation corrompue smiley



  • Walden Walden 6 avril 2009 11:15
    Bien vu smiley

    Cette virtualité ne serait-elle pas le pendant d’une élection, puis d’une présidence bâtie comme une campagne permanente, se fondant essentiellement sur la communication, destinée à construire l’image d’une action, sans que celle-ci soit nécessairement corrélée à une réalité effective. Action nulle justifiée par des chiffres, le plus souvent manipulés, et des discours fermes et simplistes que ne semble relayer aucune volonté concrète, comme s’il suffisait d’affirmer pour « assurer » : ainsi par exemple l’échec total d’une politique de traitement de la délinquance basée principalement sur la répression, qui voit croître continûment le nombre d’atteintes aux personnes.
     
    Derrière le président virtuel se cache un homme d’image pour lequel cette image de lui paraît n’être pas qu’un moyen, comme il est désormais de mise dans la politique spectacle, mais une fin en soi. L’image d’un homme important qui fréquente les grands de ce monde, mais tojoursen quête de leur reconnaissance (comme un écolier de sa génération pouvait convoiter une image : troublante scène surprise au G20 du petit Nicolas fort contrarié d’être ignoré par le « maître d’école » Obama).
     
    Cet homme semble vouloir croire par dessus tout à cette image de lui, et que l’image que l’on peut donner de soi suffit pour exister et pour convaincre autrui qu’on existe. Il semble en permanence s’atteler d’abord à construire cette image, à la renforcer lorsqu’elle s’effrite, et courir éperdument après ce mirage fuyant. Dans un théâtre vide, parce que vidé d’un public qui n’est déjà plus dupe, il donne à voir une représentation dont il reste le seul spectateur. Hélas, jusqu’à quel point le sait-il ?
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