Discuter de la peine de mort ne me paraît pas plus intéressant que de savoir si 2+2=4.
Moi je suis contre la prison.
Ca coûte, cher, et non seulement ça sert strictement à rien (les pays qui ont le plus de prisons ont le plus de prisonniers, même si j’avoue que c’est de la triche que cet argument, il est drôle et pas si faux), mais ça aggrave le problème en fait.
C’est parce qu’on se sent le besoin de punir qu’on fait des prisons, mais on pourrait au moins prendre la peine de punir utilement, histoire de vraiment faire un geste qui va dans le sens de la sécurité et de la paix sociale.
Je ne vois pas en quoi le fait d’enfermer les gens peut les améliorer. Et si j’admets que la menace de cette sanction est dans une certaine mesure dissuasive, force est de constater que cette dissuasion a ses limites, et que la majorité des gens qui sortent de prison sont encore plus flingués que lorsqu’ils y étaient entrés. Par conséquent, à moins de sanctionner systématiquement par la perpétuité le moindre délit, ce qui serait bien entendu injuste, stupide, et absurde (un peu comme la peine de mort), la prison apparaît comme un pur délire, irrationnel, et guidé par l’unique besoin primitif de vengeance, et de punition destructrice du fauteur de trouble ou de crime.
La prison est non seulement inhumaine en ce qu’elle prive de liberté des hommes, y compris des innocents, mais elle est vraiment un mauvais calcul.
Alors à tous les accros de la sécurité, soyez soyez sérieux et responsables, aidez nous à nous défaire de l’idée reçue de la prison. C’est urgent tant celle-ci coûte cher et fait de dégâts.
Et par quoi remplacer la prison ?
Bien entendu, toute réforme anti carcérale n’a de sens que dans le cadre d’une politique plus largement favorable à la paix sociale, et donc à la justice sociale et à l’éducation de haut niveau, puisque presque toute l’insécurité découle de défauts à ce niveau (bien que quelques abrutis, le plus souvent à droite, nient encore cette évidence). Mais en attendant le monde des bisounours ou tout le monde est devenu gentil, il faudra bien caser les méchants qui font peur aux mamies et aux éternels rageux qui sont les dignes descendants des pauvres tarés qui venaient mater les exécutions publiques au moyen âge.
Et bien c’est ma foi assez simple, les actuels prisonniers devront être dispatchés adéquatement entre (option non exclusives les unes des autres) :
- hôpital psychiatrique
- travaux d’intérêt général
- formation professionnelle
- apprentissage des savoirs de base (lire, écrire, compter) s’ils ne sont pas déjà acquis
- ouverture à l’art et à la culture (ce qui ne constitue pas une punition, juste un outil pour améliorer les gens, cequi convenons en, peut servir...)
...
Le condamné doit être plus emprunt d’espoir que de désespoir, pour en faire une force supplémentaire, et non une menace, pour la société.
Bien entendu, les condamnés dangereux en liberté relative (travaux d’intérêts généraux, encadrement psychiatrique obligatoire etc.) devront porter un bracelet pour être repérables, et les plus compulsifs devront être enfermés tant qu’il y a un danger manifeste de récidive (certains sont simplement malades, et recommenceront à tuer/violer même si leur capture est certaine à 100%, et même en cas de peine de mort, d’où la débilité profonde de cette peine, et doivent donc enfermés et soignés).
Bref, ça peut se faire si on sort de cette logique qui n’en est pas une, de mettre des gens entre 4 murs pour les faire empirer, in fine.
Pour un candidat de rassemblement, Asselineau semble avoir énormément de mal à concevoir que l’on puisse penser différemment de lui, puisqu’il est obligé de les attaquer en les caricaturant plutôt qu’en s’efforçant de démontrer que ses idées sont meilleures.
T’es pas d’accord avec nous sur l’Europe ? alors t’es un traître à la patrie. Quant à cette présentation qui suggérerait une dissimulation, elle ne fait qu’ajouter au mauvais goût du reste.
Mais mon vieux, on a le droit d’être pour une union européenne même si ce n’est pas celle des états-unis qu’on veut (et soit dit en passant la stratégie des états-unis est évolutive, et ne la considérer qu’à l’aune des documents secrets de 1950, c’est un peu court). On a le droit d’être pour une union européenne même si on est pas forcément pour les élargissements à grande vitesse qui ont été opérés, ni pour la confiscation technocratique du pouvoir.
Si vos arguments sont si bons, que ne les exposez-vous pas simplement, dans un débat honnête, plutôt que d’amalgamer n’importe comment deux partis qui n’ont strictement rien à voir l’un avec l’autre.
Je ne suis pas d’accord avec Mélenchon pour dire que ceux qui veulent sortir du l’Europe sont des Pétainistes, et je ne suis pas du tout d’accord avec vous lorsque vous affirmez sans preuve à l’appui, que le FG « est payé » pour empêcher les Français de voir le vraies solutions aux vrais problèmes : c’est ce que vous avez dit sur une certaine émission de radio dont on pourra retrouver la trace sur agoratv. C’est de la diffamation pure et simple car si on vous en demandait des preuves, de cette affirmation qui ne veut d’ailleurs rien dire, vous n’en fourniriez pas.
Vous sombrez ici dans l’attaque malhonnête, qui part du principe que ceux qui ne sont pas d’accord avec vous sont des imposteurs. C’est une démarche Stalinienne : gardez-vous en. D’ailleurs énormément de commentateurs sur Internet sont sur ce mode de « pensée » qui n’en est pas un : « tu ne penses pas ça ? tu es un agent du NWO, il ne peut pas en être autrement ! » pathétique.
Exposez vos idées, qui sont par ailleurs intéressantes et vivifiantes. J’espère que vous aurez l’occasion de débattre avec Mélenchon et bien d’autres, d’idées, et non de procès en sorcellerie.
Parce qu’on pourrait très bien construire une diatribe expliquant que parce que vous mêmes avez telle et telle conviction, vous être un ennemi du peuple. Il suffit de prendre certaines de vos propositions et de les analyser selon un spectre qui n’a rien à voir avec le votre, leur donnant ainsi un sens complètement travesti : vous le savez d’ailleurs très bien, ce qui rend d’autant plus mesquine la présente attaque.
« Il y a bien croissance de l’espérance de vie. Et pourtant personne n’imagine qu’elle puisse être illimitée en âge, sans pouvoir cependant fixer de limite »
Stupide ! j’avoue que venant de vous, rien d’étonnant mais bon...
Vous êtes en train de comparer une croissance du PIB, qui fait suivre à ce dernier une courbe exponentielle, et une espérance de vie qui n’a rien d’exponentielle, et a plutôt une allure logarithmique (quoique forcément majorée, et que l’espérance de vie diminue par-ci par là dans les pays développés, et celle en bonne santé encore plus souvent, à l’image de la régression dans laquelle nous entraîne ce système mercantile et myope).
La croissance annuelle et sa poursuite est concomitante d’une progression non majorée du PIB, à moins ce que la croissance tende très vite vers 0, mais alors il ne s’agit plus du paradigme actuel, qui recherche une croissance forte.
Par ailleurs la croissance est actuellement calculée d’une certaine façon, et pas d’une autre, et c’est de celle-ci dont on parle, pas d’une croissance qui serait calculée de façon intelligente. Mais au fond, cette croissance « bien calculée » est-elle bien calculable au niveau global ? C’est loin d’être certain.
La décroissance est une nécessité indéniable dans un certain nombre de secteurs majeurs, qui doivent laisser la place à une croissance de secteurs de remplacement :
agriculture : décroissance de la consommation de pétro-chimie, décroissance voire suppression du labour. Contrepartie : croissance des techniques alternatives et du niveau technique requis pour travailler la terre (ou plutôt la faire travailler par les plantes elles-mêmes), augmentation de l’emploi agricole (mais seulement en attendant les robots capables de remplacer l’homme sur les nouvelles tâches induites par ce nouveau modèle agricole).
la santé : il faut moins de malades, donc moins d’activité de soins, et moins de consommation de nourriture de mauvaise qualité, relocaliser la production agricole, saccager l’industrie agro-alimentaire. Contrepartie : croissance de la prévention et de l’éducation, de la culture de potagers familiaux.
industrie : il faut utiliser moins de matières premières, de main d’oeuvre, et moins d’énergies non renouvelables. Contrepartie : croissances de la production d’objets durables, croissance des énergies renouvelables et des systèmes d’économies d’énergies, croissance des métiers intellectuels (car moins d’ouvriers), croissance de la conception de machines remplaçant l’homme (là où ce remplacement est réellement économique et productif)
Services : anéantissement de la publicité et décroissance de tous les services issus du mode de vie aristocratique (restauration, hôtellerie etc.), anéantissement de tous les emplois de services pouvant être remplis par des machines (typiquement : caissière, quoique ce métier disparaîtrait tout seul, avec la relocalisation de la production et la collectivisation de la propriété de tout ce qu’il ne sert strictement à rien de posséder 99% du temps). Contrepartie : développement des services d’information sur les produits (à la place de la pub), croissance du niveau d’éducation, pour que les filles des caissières d’aujourd’hui soient poétesses, chercheuses, ingénieurs, bohémiennes, marginales etc. (par exemple, une femme qui a envie de vivre dans un tonneau en cultivant un potager autour, est plus utile et infiniment plus productive et heureuse qu’une caissière) ; croissance des endroits conviviaux où on rencontre ses voisins et plus lointains en partageant une belle tablée de produits locaux, plutôt que restaurants bidons en veux-tu en voilà, où on mange de la semi-merde recroquevillés sur une table de 2 à 4 à l’abri de la rencontre de l’autre, et servis par un jeune bougre (modèle aristo-bourgeois) qui serait bien plus utile s’il avait tout ce temps pour apprendre et devenir productif : un serveur ne sert à rien, sauf dans une société esclavagiste type aristo-bourgeoise...
Bref, notre planète n’est pas faite pour abriter 10 milliards de pseudo aristocrates qui bouffent comme des porcs, consomment n’importe quoi voué à l’obsolescence demain matin, et asservissent les trois-quarts (qui sont donc des esclaves aux illusions aristocratiques) pour se branler sur leur condition d’individu se faisant servir au restaurant.