En tous cas, il apparaît clair que dès qu’un article mentionne « FN » ou « MLP », le cri de ralliement est lancé, et tous les militants et sympathisants FN affectés à cette tâche rappliquent pour la défendre.
Bel exemple de solidarité. Par contre, il est tout aussi manifeste que la mauvaise foi reste de mise.
La seule chose fausse dans cet article est de dire que MLP parle d’« acte » alors qu’elle a pris la précaution de préciser « supposé ». Que vouliez-vous qu’elle dise Philippe ? il s’agissait bien d’un acte supposé, d’une certaine manière...
Mais cela n’enlève rien à tout le reste, à savoir que MLP a profité de cette affaire pour attaquer un présumé innocent, elle a jacté et monté des espèces de pseudo théories ou pseudo analyses fondées sur du vent, au lieu de respecter le travail de la justice et de ne pas s’étendre sur cette affaire en attendant. (comme l’a fait Mélenchon, pas parce qu’il est courageux, mais parce qu’il est sérieux, et qu’il ne se roule pas dans la fange).
Mais elle n’est pas la seule, plusieurs « responsables » en ont profité. Simplement, MLP a été la sinon une des plus virulentes, et elle mangera pour cela un petit retour de bâton bien mérité.
Finalement, le titre de l’article est mal choisi, il aurait fallu écrire : « Marine Le Pen prend une leçon de déontologie »
flesh : pourquoi ces raccourcis ? parce que vous défendez un dogme ? Non, Mélenchon n’a pas voté le bombardement de la Libye. En affirmant cela, vous faites comme s’il était désormais absolument normal que l’OTAN outrepasse les résolutions de l’ONU. C’est grave.
Vous dites « n’importe qui d’informé savait très bien que ça dégénérerait » et bien non, ce n’est pas aussi évident. Il a fallu se décider sur « oui ou non empêcher Khadafi de bombarder ses opposants tapis dans une zone urbaine peuplée par des civils innocents ». Vous pensez peut-être que c’est évident de voter une telle mesure ? vous pensez que le seul paramètre à prendre en compte c’est votre certitude selon laquelle la situation allait dégénérer ? Non, il fallait peut-être aussi, dans un contexte de révolution arabes et de protestation de la Tunisie au Yemen en passant par la Syrie et l’Égypte, donner un signal fort et affirmer que l’ONU prendrait des mesure contre la répression militaire. On peut critiquer ce vote, mais affirmer qu’il était évident qu’il fallait s’opposer à l’exclusion de la zone aérienne pour empêcher des bombardements sur des zones civiles, n’est pas honnête, et même si je suis le premier à penser que Mélenchon s’est lourdement trompé sur la nature de la rébellion Libyenne.
Il y avait, dans le contexte de cette exclusion, la possibilité, proposée par Chavez et d’autres, d’une médiation, mais c’est exactement l’OTAN qui l’a saboté, et la communauté internationale qui est restée passive.
Le problème n’est donc pas la résolution onusienne (avec ou sans, l’OTAN serait intervenu, et vous le savez très bien vous qui savez tout non ?), le problème c’est la passivité de la communauté internationale, ou plutôt son incapacité à s’opposer fermement aux délires de l’OTAN.
On a tout de même le droit de ne pas partager vos évidences sans être accusés de mener un double jeu. Allez-y, expliquez-nous donc pourquoi Mélenchon a voté une résolution en sachant qu’elle conduirait à la guerre qu’il dénonce deux mois plus tard sans se cacher de son vote, affirmé, réaffirmé, du premier jour à aujourd’hui ?
Avec ou sans cette résolution, l’OTAN aurait fait ce qu’il a fait (parce que l’OTAN est méchant par exemple), je peux affirmer cela, sans me soucier de savoir si c’est vrai, de même que vous affirmez sans vergogne que cette résolution menait inéluctablement et « évidemment » à cette guerre. Mais cela est bien stérile.
Aureus : justement, dans le programme il est explicitement indiqué la marche à suivre.
1/ tenter d’obtenir l’opt-out de tous les éléments du traité qui posent problème à l’application du prgramme.
2/ si ce n’est pas possible, dire merde et passer outre, ouvertement.
Il est clair que la politique du front de gauche en revanche, est inapplicable sans le soutien du peuple, et que ses ambitions européennes ne se réaliseront pas sans les peuples européens.
Il est normal d’être sceptique compte tenu du bilan européen. Cependant, nous vivons une époque bien différentes des trente années passées, qui vont du tournant néo-libéral au début de la crise systémique en passant par l’effondrement du mur de Berlin. Il faut tenir compte du contexte : vous parlez de trente années de triomphe néo-libérale, alors que nous sommes aujourd’hui en plein dans sa déconfiture patente.
Il y a dans l’Histoire ce qu’on appelle des opportunités... La jeunesse Espagnole, le peuple grec, l’insolence Islandaise, les protestations énormes en Angleterre (pas d’écho ici bien entendu), l’insécurité sociale partout en Europe, le fait que la crise ne fait que commencer, que la zone euro est lourdement menacée... tout ceci est plus qu’un contexte d’opportunités, c’est un appel explicite !
Mais je vous comprend quand même, et l’essentiel est d’assumer ses choix.
Le premier protocole à appliquer c’est celui de la prévention.
Ensuite c’est de paradigme qu’il faut changer et non de protocole.
Cesser de faire de la symptômatologie et s’attaquer aux causes. Cesser de penser les facteurs isolément à tout prix et se dire que bien souvent il n’est pas pertinent de penser globalement.
Cesser de se branler en double aveugle. Excusez ma grossierté, mais quelle est cette croyance qui voudrait qu’un traitement digne est un traitement qui a fait ses preuves en doubles aveugle ?
Exemple : si des gens sont atteints de maladies graves qui détériorent leur santé assez rapidement, et qu’un traitement est proposé sous forme d’un régime particulier, et que ce régime peut faire effet au bout de quelques semaines comme au bout de 2 ans d’assiduité. Comment vous faites un double aveugle, sachant que ce régime doit s’ajuster patient par patient, car chacun a ses spécificités ? Pourquoi le fait de constater que la méthode marche expérimentalement sur des milliers de personnes avec environ 80%, ne suffit-il pas à susciter l’intérêt ? parce que tout est fondé autour de la rentabilité, et que des protocoles inscrits dans cette logique et conditionnés par elle empêchentd e s’exprimer des méthodes qui ne PEUVENT PAS et NE POURRONT JAMAIS être testées en double-aveugle.
Donc certes, il faut changer les protocoles, mais il faut aussi comprendre que si les protocoles sont ce qu’ils sont, c’est parce qu’ils ont été produits par un certain système (économique et conceptuel), et pas un autre. C’est donc ce système entier qui doit être remis en cause, et profondément.
On pourra alors sereinement appliquer des méthodes efficaces et appropriées sans jeter l’opprobe sur tout ce qui ne rentre pas dans le moule d’un système qui n’a rien d’une science, mais qui est une réalité sociale, économique, et même politique, dans laquelle la science est utilisée certes, mais dénaturée.
Pour provoquer aux limites par l’absurde : si l’effet placebo concurrence les médicaments, pourquoi n’étudie-t-on pas plus la capacité qu’a l’esprit de guérir le corps ? c’est ça non l’effet placebo, l’auto-suggestion ? pourquoi n’y aurait-il rien à tirer de ce champ d’investigation ?
RÉPONSE SIMPLE ET ÉVIDENTE : il n’y aurait strictement rien à gagner financièrement.
Il faut donc que la puissance publique se dote de moyens et laisse les chercheurs décider souverainement de leurs axes d’investigation, sans dépendre d’une quelconque industrie.
Je ne dis pas qu’il faut jeter tout ce qui se fait actuellement, je dis qu’il faut libérer la médecine de l’industrie pharmaceutique, et des intérêts privés, pour penser librement, en dehors des clous de l’argent et de la logique de profit, qui oblitère drastiquement le champ des possibles.