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Walid Haïdar

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  • Walid Haïdar 28 février 2011 11:23

    J’espère que vous êtes payé Strawman, parce que partout où il s’agit de casser tout ce qui ne va pas dans le sens du système établi, on vous trouve.


    Dois-je moi aussi faire un copié-collé de la réponse que je vous ai donnée ?

    Vos propos sont parfaitement malhonnêtes, puisque l’homéopathie est parfaitement consciente de ce qu’il ne reste pas de molécule active dans ce qu’on avale. Le principe est que les molécules « actives » impriment l’information dans l’eau.

    Mais ce qui est important, c’est le tout d’une pratique médicale. Que les pilules soient placebo ou pas, est peut-être moins important que le fait d’une médecine ouverte et à l’écoute de la spécificité des patients, plutôt qu’une médecine arrogante et imbécile, qui applique des formules générales face à des cas spécifiques, car chaque corps humain est différent malgré les universaux. Je dis que placebo ou pas n’est pas si important car la composante psychologique du mal est souvent, si ce n’est toujours, très importante.

    Après, les gens qui se plaignent de la chimie et de ses effets secondaires sont gentils, mais croire qu’on peut régler ses problèmes avec des pilules magiques non chimiques et sans effets secondaires c’est un doux rêve, ou une arnaque de commerçant. Avant de demander aux médecins d’être à l’écoute de son corps, il faudrait peut-être soit-même essayer de comprendre ses propres fondamentaux, et avoir une hygiène de vie adéquate : je pense que c’est la seule vraie médecine valable. Mais si on ne veut pas écouter son corps parce qu’on est pas prêt à remettre en question sa notion du plaisir et de l’accomplissement, de ce qui est secondaire et de ce qui est vraiment important, alors on ne doit pas se plaindre d’une médecine allopathique basée sur le principe de réparer les dégâts à l’arme lourde sans se préoccuper des causes.

    Quelle que soit l’efficacité objective des produits homéopathiques, ces produits sont bien peu de chose comparés aux vertus de la prévention.

    Mais aucune industrie, que ce soit Glaxo ou Boiron, n’a intérêt à une véritable état d’esprit préventif : les deux ont intérêt à ce que les gens soient malades, car ce sont des commerçants, et que leurs clients sont les malades. POINT.


  • Walid Haïdar 22 février 2011 15:00

    Mais c’est pas VOTRE pays. C’est le pays des Français. Et les français n’ont pas de couleur, de religion, ou d’origine culturelle particulière.


    Le Français il est né sur le sol Français ou de parents français. POINT.

    Celui qui est Français, plus authentiquement qu’un autre, c’est à la limite celui qui respecte le plus les valeurs de la république. Et ces valeurs sont beaucoup plus respectées par les petites gens d’origine étrangère qui triment pour s’en sortir que par des gens qui défendent une France xénophobe.

    LIBERTÉ ÉGALITÉ FRATERNITÉ.

    Vous ne respectez pas ces valeurs, car vous êtes xénophobes, et incapables de fraterniser avec des gens simplement parce qu’ils ne sont pas issus de la même culture.
    Parce que vous soutenez un parti anti-égalitaire qu’est le FN : si vous avez un doute là-dessus, consultez donc les programme économiques de ce parti, avant le ravalement de façade pour gogos qui est en train d’être opéré. Ce parti est de tradition anti-égalitaire, c’est un fait.
    Vous ne respectez pas la liberté car vous êtes contre la liberté de culte. Pour exercer un culte, on a besoin d’institutions et de bâtiments. Ces bâtiments, à partir du moment où le culte compte des millions d’adeptes, doivent exister en nombre suffisant, sinon il y a non respect de la liberté de culte, frustration, provocations, tensions, problèmes, replis etc. mais ça, c’est votre terreau, et c’est bien pourquoi vous l’occultez. Vous n’êtes pas plus français qu’un français musulman, et ça ça rentre pas dans votre tête. Vous n’êtes pas plus français et votre croyance que vous propagez comme un infâme mensonge pourri la France, ce mensonge qui voudrait nous faire croire que la France a une couleur de peau ou une religion.

    Tout ceci est à gerber. Le système a superbement réussi, à polariser la haine des idiots utiles contre leurs frères (un coup les chômeurs, un coup les immigrés, un coup les jaunes, un coup les violets, un coup les hérissons, bientôt les dromadaires pourquoi pas ?). Le capitalisme n’a pas attendu l’ouverture des frontières pour écraser les gens, vous êtes au courant de ça ? LEs plus xénophobes et racistes se comptaient à cette époque chez les plus gros capitalistes (ça n’a d’ailleurs pas tant changé que cela mais ça ne s’affiche plus). Vous cherchez à tromper les gens sur la marchandise avec vos balivernes de vierges effarouchées, mais la réalité est que l’on a pas attendu l’immigration pour affamer les gens. Germinal, y avait pas de bougnoules : c’est votre avenir.

    Enfin pourquoi ne parlons-nous pas du taux d’affaires tordues dans les collectivités gérées par le FN ? ce serait intéressant histoire de se marrer sur le « tous pourris »...

    Naïfs ou demeurés, vous êtes quelque part.


  • Walid Haïdar 21 février 2011 11:40

    Je m’insurge contre votre conclusion !


    On ne pourra jamais guérir ? c’est bien votre conclusion ? on ne pourra pas prévenir ? (vous écrivez textuellement « les politiques sont irresponsables lorsqu’ils affirment que la prévention est possible »).

    C’est vous qui êtes irresponsable sur ce coup non ?

    Il FAUT prévenir justement parce que guérir est difficile. Et il FAUT se battre pour guérir les gens parce que justement c’est difficile !

    Il FAUT remettre en question les méthodes en vigueur parce qu’elle ne sont pas satisfaisantes. J’ai pas dis tout jeter par la fenêtre, mais remettre en question.

    Enfin il faudra un jour que les tortionnaires avides de vengeance, aussi demeurés que le pauvre peuple qui venait voir pendre les boucs-émissaires des puissants, tous ceux (c’est à dire à peu près 99% de la population) qui croient en la nécessité des prisons, voire à leur vertu, nous expliquent comment ils veulent que les gens qu’on enferme entre fauteurs de troubles ressortent plus sages. Il faut expliquer cela.

    Pour l’instant, la prison, à parler de façon rationnelle, ce n’est rien d’autre qu’un cache misère qui gerbe tous les jours des gens en moyenne pires que ceux qui sont rentrés. C’est à dire que pour calmer les gens de leur peur des délinquants, on construit des usines à fabriquer pire.

    Là où les gouvernants sont irresponsables, et le peuple avec eux, c’est quand ils croient ou se font croire que les prisons sont nécessaires, que la punition est nécessaire.

    NON. La punition est sans objet. Elle est stupide. La société aura le mal qu’elle mérite tant qu’elle continuera à faire le mal et à refuser son amour à ceux qui ont fait une erreur, quelle qu’elle soit. Donne ta haine, tu le reprendra dans la gueule. Donne ton amour, c’est bien plus difficile, mais c’est la seule issue. 

    Les délinquants, il faut les aider, pas les punir, même si l’aide imposera clairement des contraintes. Mais la prévention Fergus, la vraie, c’est le partage de la prévention de l’accaparement des richesses, au premier rang desquels la connaissance.


  • Walid Haïdar 21 février 2011 11:25

    J’ajoute ceci :


    mon sentiment (et je dis bien qu’il s’agit d’un sentiment, non d’une analyse rigoureuse) au sujet des thérapies en vigueur globalement, pour traiter les psychoses, est le suivant :

    - le fait d’être enfermé avec d’autres « fous », soignés par des personnels « sains », et aussi grande soit la bonté de ces derniers (dans mon cas ils furent parfaits), pose un clivage qui est en lui-même un obstacle à la reconquête de la « normalité ». Ceci est surtout vrai je pense, dans le cas de ceux qui sont internés depuis plus longtemps, ou qui sont moins jeunes. J’ai eu le réflexe, en ce qui me concerne, de refuser la fatalité de devenir comme ceux qui m’entouraient, qui n’étaient pas toujours jolis à voir.
    - le fait d’être pris en charge quasiment comme un enfant, est rassurant, mais contrarie la nécessité de reconquête vitale : de reconquête de cet élan vital qui permet de garder un certain équilibre plutôt qu’un équilibre incertain.
    - le fait de suivre une PROCÉDURE, ou une routine. C’est le fond je crois, du problème. La procédure est si courante dans nos vie que nous oublions à quel point elle est mortifère. Certes, les procédures sont bien pratiques, mais prenons soin de bien les cantonner, parce qu’il n’y a rien de plus triste, rien de plus mort, qu’une procédure, rien de moins vivant. On ne suit pas une procédure lorsqu’on veut passer un bon moment, au contraire, tout le plaisir est dans la liberté ! Or l’interné est plongé dans une procédure, retiré en cela de la vie, celle qui tourbillonne loin des procédures et des routines, celle qui est faite de CHAOS !

    Autrement dit, je pense que les malades ont besoin de n’être pas retirés du chaos de façon trop radicale, pour se défaire de leur excès de chaos. La régularité de la vie est emprunte de chaos. La vie sans chaos n’existe pas, et la mort est bien plus paisible que la vie, la paix relative est vitale, la paix absolue c’est la mort : il se trouve que l’endroit qui me rappelle le plus l’atmosphère de l’hôpital psychiatrique, ce sont les cimetières !

    Bref, tout cela manque de chaleur vitale...


  • Walid Haïdar 21 février 2011 10:57

    Article qui aborde un sujet intéressant mais qui manque tout de même de références étayant son propos.


    Vous donnez votre avis en somme, et bien que je n’y sois pas hostile à priori, j’ai plus l’impression d’un article qui ne saurait convaincre qui que ce soit qui ne soit déjà de votre avis.

    Ce que vous dites me parle, parce que je suis moi-même sorti d’un épisode psychotique en deux temps :

    d’abord j’ai pris du Zyprexa combiné à effexor : effet direct, énorme soulagement. Je devais suivre le traitement sur une durée indéterminée, probablement à vie.
    Bien que l’effet fut radical, j’ai toujours été très cartésien, et c’est cette « foi en la raison » qui m’a sauvée plus que les médicaments.

    D’une part parce que s’il n’y avait eu QUE les médicaments et le psy, sans faire preuve d’un esprit critique acharné, j’aurais replongé dans la folie dès l’arrêt du traitement, donc j’aurais été condamné à un traitement lourd à vie. D’autre part parce que cet esprit critique savait que la magie n’existe pas.

    Autrement dit, que la fulgurence avec laquelle agissaient les médicaments sur des symptômes aussi lourds et profond, avait probablement une contre-partie. C’est pourquoi peu de temps après avoir commencé le traitement, et retrouvé un peu de confiance et de stabilité, je l’ai stoppé contre l’avis des médecins et de ma famille, et cessé de voir le psychiatre.

    Cette période a été très difficile. Le combat seconde par seconde contre la psychose a repris, même si le recul que j’avais pris durant la période du traitement m’a aidé à l’atténuer. J’ai souffert pendant près de 3 ans pour vaincre le mal qui me rongeait, mais je l’ai fait par une analyse rigoureuse, et un acharnement à comprendre la nature de ce mal, ses causes, et à pratiquer tout ce qui me permettait de m’en extraire, pour me reconstruire une vie plus saine, et toujours en m’imprégnant de l’amour de la vérité : un amour authentique et profond, une véritable foi en la vertu de repousser ce qui ne peut être vrai. Je sais que ces propos en feront rire certains, qui s’arrêteront à leur superficie.

    Et avec le recul de cette expérience, ce qu’elle m’a appris et ce qu’elle a forgé en moi, je suis intimement convaincu que si j’avais suivi un traitement médicamenteux prolongé, non seulement j’en serais encore dépendant, et dépendant à vie probablement, mais en plus je n’aurais peut-être pas détruit les germes de ce qui me rongeait, ou pas à ce point, et surtout : quels déséquilibres sont-ils provoqués par des pilulles qui font disparaître le mal comme par magie ?

    La tension (et l’attention) portée contre le mal est complètement inhibée par des médicaments qui donnent l’illusion que tout va bien (ou mieux), alors que le chaos est aux portes et guette la brèche. Alors comment savoir si la chimie grossière ne finira pas d’elle-même par fissurer l’architecture fragile de l’esprit qui habite le cerveau, cet inconnu hyper-complexe ? Que cette chimie n’affaiblirait-elle pas sensiblement, insidieusement et profondément, cette architecture ?

    En tous cas, l’enseignement général que j’ai tiré de cet épisode est aussi simple qu’implacable : sans amour il n’est rien, sans raison il ne subsiste rien.
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