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Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer

(Guillaume le Taciturne)


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  • Premier article le 14/07/2008
  • Modérateur depuis le 13/10/2008
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Derniers commentaires



  • wesson wesson 4 février 2015 16:21

    La stratégie de l’un et de l’autre n’en demeure pas moins radicale, et surtout radicalement opposée. 


    Et surtout, je ne voit ni d’un coté ni de l’autre quoique ce soit qui permette une porte de sortie honorable. L’affrontement tel qu’il est présenté ne souffre que d’une issue binaire : une victoire totale de l’un, qui implique une défaite totale de l’autre.

    Il est au moins intéressant de constater que là dedans la France tente d’avoir une position de synthèse, même si je ne croit pas une seconde que le gouvernement de François Hollande possède la constance et l’unité suffisante pour que cette position apparemment conciliante puisse peser d’une quelconque manière.


  • wesson wesson 4 février 2015 15:50

    J’ajoute que Varoufakis semble posséder un don extraordinaire pour mettre les médias en panique complète.


    En voici un exemple sur Reuters : 

    Une dépêche annonce que Varoufakis discute avec le FMI 

    Et quelques minutes plus tard, un autre dépêche annonce que Varoufakis ne discute pas avec le FMI

    Bref, il les fait tourner en bourrique, semblant de changer de stratégie toutes les heures, ce qui fait que effectivement, les dirigeants Européens ne savent pas quelle est la position réélle de Syriza.

    Et c’est vrai que cela force les Allemands à sortir du bois : ceux-ci ont fait savoir par l’intermédiaire d’un document de politique générale leur rejet des mesures sociales prises par Syriza : Les Allemands ont clairement dit qu’il était hors de question d’arrêter les privatisations, la baisse des pensions et du salaire minimal et les licenciements de fonctionnaires en Grèce.

    Bref, je crois clairement que c’est la logique de l’affrontement qui va primer, avec une stratégie radicale de part et d’autre.
    La différence étant que la Grèce, consciente de sa faiblesse joue sa partition en finesse en essayant de louvoyer, alors que l’Allemagne, consciente de sa force joue de son coté le passage en force.


  • wesson wesson 4 février 2015 14:28

    Bonjour Fergus,


    Si nous présupposons que Syriza entends bien mettre en oeuvre le programme qui les as fait porter au pouvoir, cela va effectivement à l’encontre de ce que l’Allemagne entends conserver de l’orthodoxie budgétaire Européenne. 

    Et là en fait le calcul est assez simple : Si l’Allemagne cède à ce qui serait une « union des transferts » dont elle ne veut pas, cela lui coûterait en termes de PIB une dizaine de pourcent.

    Par contre, si l’Allemagne décide de s’en aller avec sa zone d’influence actuelle (les pays du Nord ainsi que presque tous les pays de l’ex URSS) afin de conserver sa politique budgétaire, cela ne lui coûterait que 3% de son PIB.


    Bref, il y a fort à parier que l’Allemagne trouvera largement moins coûteux de partir elle même de la construction Européenne (ou de s’en faire une avec les pays qui la suivent dans ce sens), que de devoir consacrer une large part de son PIB pour rééquilibrer les pays du Sud pour sauver l’union monétaire. 

    Pas conséquent, si Syriza ne bluffe pas et tient bon, et si l’Allemagne aussi, la Grèce sera effectivement d’une manière ou d’une autre poussé hors de la zone Euro, ou c’est l’Allemagne qui se barrera.


  • wesson wesson 4 février 2015 13:26

    Bonjour l’auteur,


    tout d’abord, on doit considérer une chose avec l’arrivée de Syriza : ils sont en train d’appliquer le programme pour lequel ils ont été élus. C’est déjà suffisamment remarquable pour s’en féliciter.

    Mais il y a la contrepartie de cet engagement visible : ça va totalement à l’encontre de la doxa européenne, et de la position Allemande sur l’austérité. 

    Alors effectivement Varoufakis qui est une personne intelligente propose d’appliquer son programme, mais sans l’appeler « une coupe » (a haircut) dans la dette Grecque. Techniquement, c’est changer des obligations à terme en d’autres obligations non capées dans le temps, et dont le repaiement serait soumis à un objectif de croissance. Techniquement c’est la même chose, mais les apparences seraient sauves car on pourrait ne parler que d’échange de dette, et non de réduction de celle ci.


    Les Allemands - et même la BCE - ont toutefois fait savoir que cette solution est inenvisageable, en gros c’est une fin de non recevoir. Le problème reste donc entier, et nous avons rendez-vous le 28 Février, date de fin de l’ultimatum Européen, ou là Grèce est priée de prendre la dernière tranche de pognon et les réformes qui vont avec, ou se retrouvera coupée de financement en Euros, avec pour effet de devoir revenir dans la journée à la Drachme.


    Bref, le diable n’est pas encore sorti de la boite.


  • wesson wesson 30 janvier 2015 15:45

    juste pour clarifier les choses, le minfi Grec qui a reçu Martin Schultz à Athènes hier leur a tiré les choses au clair :


    « Nous ne voulons pas des 7 milliards d’Euros (que l’Europe avait prévu de verser fin Février). Nous voulons nous asseoir et réfléchir à tout l’ensemble. »

    et pour bien se faire comprendre :

    « Ce n’est pas la peine que la troika revienne en Grèce : Nous ne souhaitons pas augmenter notre dette »

    Techniquement, ça veut dire que la Grèce va forcer le défaut, ce que l’Allemagne veut éviter à tout prix. Au moins sur ce front là, ils restent parfaitement crédible au vu des dernières informations qui circulent.
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