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Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer

(Guillaume le Taciturne)


Tableau de bord

  • Premier article le 14/07/2008
  • Modérateur depuis le 13/10/2008
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Derniers commentaires



  • wesson wesson 6 février 2015 12:38

    Ceci dit, je voudrais ajouter que même si je crois que les dirigeants Européens et Américains veulent maintenant sincèrement trouver une porte de sortie, je n’exclu pas tout à fait l’acte stupide. J’avoue avoir été surpris par « le syndrome d’asperger » de Poutine, mais après ça, franchement on peut s’attendre à tout de la part du camp occidental.


    Par exemple, un beau false flag propre à refaire mousser l’hystérie anti-Russe / anti-rebelles.Genre, une attaque d’un convoi de réfugié sur le corridor humanitaire et que l’on mettrait sur le dos des rebelles, ou alors une explosion dans la Rada qui tue la moitié des députés Ukrainiens (cette dernière solution aurait en plus l’avantage de pouvoir se débarrasser de personnalités politiques potentiellement gênantes).

    Bref, une hypothèse « Fals Flag » est toujours possible même si elle me parait quand même aujourd’hui très dure à faire passer.


  • wesson wesson 6 février 2015 11:35

    Bonjour l’auteur, 

    commençons par dire que il n’y as en fait plus d’urgence militaire. L’armée de Kiev vient de subir une nouvelle défaite cuisante, et peut-être même plus douloureuse que celle de lloviansk. En tout état de cause, elle est de nouveau totalement incapable de relancer une attaque pour les 3 à 6 prochains mois (le temps de recevoir les nouvelles armes, de regrouper les forces qui veulent bien combattre et de ré-espérer un sursaut national).

    Sur le terrain donc l’évacuation des civils est en train de se poursuivre, suite à quoi les forces Ukrainiennes qui se sont pratiquement enterrées là bas se feront laminer si elles ne se rendent pas.

    Donc, l’urgence n’est effectivement pas là.

    Mais il y a réellement le feu à la plaine, et le régime de Kiev vacille plus que jamais. Il a tenu jusqu’à maintenant car la monnaie ne s’était pas encore effondrée (au prix d’un pillage total des réserves de la banque centrale Ukrainienne, et de l’aide internationale), mais depuis hier, il ne reste effectivement plus rien pour soutenir la monnaie, qui a chuté de 35%. Un pays en guerre civile avec une monnaie qui dévisse et une population qui n’as aucune envie de se battre, je ne voit pas ce qui pourrait éviter à son gouvernement de s’effondrer.

    Ce que vont négocier en fait Merkel et Hollande, c’est tout simplement la survie du régime de Kiev, et c’est effectivement là où se situe l’urgence.

    Toutefois, je voit ce plan voué à l’échec pour plusieurs raisons fondamentales. Si il s’agit de faire cesser le conflit, pourquoi ne pas parler avec ceux qui en sont les parties prenantes, à savoir les dirigeants du LPR et DPR ? Ils ne sont pas là et visiblement même pas consultés, donc je ne voit aucune raison pour qu’ils acceptent le moindre cessez-le-feu, d’autant que de toute évidence, le dernier n’as servi à Kiev que de rassembler ses troupes et son matériel en vue de la prochaine attaque. Un autre problème n’est pas adressé : Yatseniouk - le 1er ministre est clairement un néo-nazi (cf, sa réécriture de l’histoire de la 2ème guerre mondiale), et Tourchinov - président du parlement - est pire. Ce sont eux qui sont les dirigeants effectifs de l’Ukraine, la poussent au conflit et empêchent tout règlement avec les rebelles. Je voit très mal Poutine accepter quoique ce soit si on ne lui apporte pas la tête de ces deux personnages sur une pique.


    C’est pourquoi je pense que ce dernier round de négociation ne peut déboucher sur rien du tout, même en cas d’apparente concession faites aux rebelles, que Yats s’empresserait d’oublier comme dans tous les cas précédent.


    Je croit aussi que l’opposition « Europe-USA » sur l’Ukraine est totalement surjouée, le psychodrame sur la fourniture d’armes à Kiev me fait largement sourire tant elles sont de toute évidence déjà là. La réalité est que les Européens et Américains voient maintenant la facture arriver, et se cherchent une issue qui ne leur fasse pas trop perdre la face. 

    Mais je pense que il faudra beaucoup plus de concession que cela pour que Poutine n’apporte réellement son soutient : Une reconnaissance de facto de la Crimée ainsi qu’une finlandisation de l’Ukraine mettrait un terme au conflit. 


  • wesson wesson 5 février 2015 15:25
    Bonjour Isga, 

    « L’un dans l’autre : vous paierez. Il n’y a pas d’échappatoire.  »

    regardez-le sortir du bois celui là ! So long pour son discours « De Gauche ». Travailleurs unissez-vous sans faire confiance à l’état, mais on va quand même payer ses dettes aux banques ! Ben voyons, c’est pas la logique qui vous étouffe.

    En plus, vous dites une autre connerie : Et non, la Grèce ne doit plus de pognon aux banques privées, parce que la BCE s’est dépêchée de racheter toute cette dette en 2010 (avant, effectivement elle était détenue principalement par la BNP et une banque Allemande dont le nom m’échappe). C’était ça le plan de « sauvetage » des Grecs : donner du pognon pour qu’il se retrouve à 90% dans les banques privées qui s’étaient exposés sur cette dette. Bref, plus aucune banque privée ne détient de titres de dettes Grecs, et si cette dernière fait défaut, personne n’ira au tapis car pour la BCE, annuler une dette revient juste à faire un trait sur une ligne dans un cahier de comptes.




  • wesson wesson 5 février 2015 15:15

    « Les effets négatifs d’une sortie de l’euro pour les grecs seront immédiats ne serait-ce que pour payer leurs importations ( balance commerciale catastrophique ) »

    C’était vrai en 2010, mais ça ne l’est plus maintenant. En dehors des intérêts de la dette, le budget de l’état Grec est équilibré. Et avec une dévaluation en plus, il serait même largement excédentaire, ce qui permettra à Syriza de mener sa politique sans même devoir emprunter.



  • wesson wesson 5 février 2015 15:12

    Bonjour laulau,


    « Je ne peux pas croire que l’Allemagne mène une politique qui puisse gêner les USA. »

    Je crois au contraire que l’Allemagne a largement dépassé ce point là, et même une politique conforme à ce qu’elle pense être ses intérêts, sans se préoccuper de ce que les Usa pensent en définitive.

    Pour démontrer une relation d’asservissement, on cites toujours les mêmes éléments : 

    * Le TAFTA : En fait, les USA sont plutôt contre, ce qui d’ailleurs se confirme avec le retour des républicains dans les chambres, qui ont en définitive ralenti le processus. Mais là encore, c’est l’industrie Européenne exportatrice qui en demande, et principalement l’Allemande. C’est bien en Europe qu’il existe la plus grande volonté politique de mise en place de ce TAFTA.

    * Les écoutes Merkel : Elles signifient une méfiance de la part des Américains, voire même une peur. J’ai une tendance à penser que plus on se sent faible, plus on est enclin à utiliser de ces stratagèmes pour obtenir des informations en douce. A minima, ces écoutes indiquent une peur des Américains.

    * L’OTAN : Tout d’abord, tout le monde oublie que l’OTAN n’est pas une armée, mais juste une alliance. Qui plus est, cette structure est tellement hétéroclite que je ne voit pas comment elle pourrait être efficace. ça me ferait bien rire de voir, dans le cas de combats d’infanterie sur le sol Européen, des « occidentaux » aussi convaincants que les Japonais ou les Turcs se battre à coté des Polonais ou des Lithuanien, dans un conflit contre la Russie par exemple. La réalité est que l’OTAN n’est qu’une armée de papier, qui permet à l’Europe en général et à l’Allemagne en particulier de donner l’illusion d’avoir une armée et une défense pour un prix ridiculement bas (en fait, c’est les USA qui paient l’essentiel de la note). La réalité est que l’OTAN est plus que bienvenue en Allemagne, car si cette structure en partait, on s’apercevrait illico que en définitive l’Allemagne n’as pas d’armée et à ce titre aucune défense militaire.

     
    Donc voilà pourquoi je pense que « la peur » ou « la vassalité » des Allemands envers les USA ne sont qu’une illusion, et que ce pays est bel et bien en train de mener une politique totalement centrée sur ce qu’elle estime être son intérêt, quitte à faire souffrir tout ces voisins.

    Et il ne faut pas oublier que c’est par la monnaie que la Prusse et d’autres régions se sont unifiés en ce qui est l’Allemagne d’aujourd’hui, et que cette structure n’as effectivement peur de rien ni de personne.
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