@SEPH Par ailleurs la Russie ne veut pas s’opposer frontalement à la Turquie, qu’elle souhaite associer à son processus de règlement régional. Ne pas se faire inutilement des ennemis, c’est un précepte que nos gouvernants semblent avoir oublié.
Il y a le lyrisme, mais aussi des formules parmi les plus fortes qu’ont ait entendu dans l’hémicycle : " tu ne peux pas supporter ... que ce soit le
fric, et les placements uniquement pour le fric, et non plus au service
de l’Homme, qui ait pris le pouvoir de ta représentation, comme elle a
pris le pouvoir de nos misérables journalistes, et même de notre
fonction publique du plus haut niveau".
@Meric-cadourel Lorsque deux courants d’opinion sont antagoniques, chacun donne de l’autre une image outrancière, et vous faites exactement la même chose que ce que vous reprochez à l’article de faire. Alors ceux qui ont défilé (dont, en fait, assez peu étaient affublés d’un foulard rouge) n’étaient certes pas tous des grand bourgeois, mais des conservateurs majoritairement urbains, attachés au « parti de l’ordre ».
Intéressant tour d’horizon. On s’aperçoit que deux pays ont intérêt au démembrement de la Syrie : la Turquie et Israël. Mais il se trouve que ces deux pays ne peuvent pas se saquer, notamment Israël soutient les Kurdes, cible des Turcs. Les Kurdes ont donc désormais intérêt à rentrer dans le giron syrien, et négocier une certaine autonomie régionale dans ce cadre.
Trump, pragmatique, se serait volontiers retiré de cette affaire, virtuellement perdue, mais le milieu militaro-diplomatique étasunien s’accroche. Nos présidents, depuis Sarko, ont pris parti contre le gouvernement syrien et cherchent à « peser » en se montrant plus radicaux que les américains eux-mêmes, mais on ne voit absolument pas en quoi cela représente l’intérêt de la France. En tout cas sur ce dossier -comme d’autres-, les média relaient fidèlement la position officielle, il n’y a plus de « ministre de l’information » depuis longtemps, mais celle-ci n’a jamais été autant suiviste.
PS : même en cas de conflit plus actif entre Israël et la Syrie, l’option nucléaire israélienne parait totalement exclue, la Russie ayant un pied dans la place. L’Iran ne prendra pas le risque d’une implication directe, car il sait qu’Israël n’attend que ça.