Injustice du système capitaliste : en effet, ce point est devenu le fond de la question, et là où le gouvernement ne lâche rien, c’est sur le protection des revenus du capital. Mais comme les mesures prises concernent non la hausse des revenus directs, mais des primes compensatoires, il est inévitable que les étages intermédiaires qui n’en touchent pas mais paient le plus d’impôts directs soient réticents, selon la courbe que vous indiquez.
@titi Certes il faut optimiser les dépenses, mais il est indubitable que les prélèvements sur les profits n’ont cessé de baisser au fil des ans, et Macron accélère le mouvement. C’est pareil ailleurs, mais les rares pays de l’UE qui s’en sortent été positionnés sur les marchés de niche que ne concurrencent pas les émergents ni les pays de l’Est à bas cout. Et ils ont des entreprises moins délocalisatrices.
@pepe Vous vous trompez de cible, les retraités actuels ont cotisé pour leurs ainés, qui souvent sont parti en retraite plus jeunes qu’eux mêmes et avec un taux de remplacement plus important. La question des dettes publiques ne peut pas être mis à leur débit, ils n’ont pas géré l’état mais fait marcher l’économie, et n’oublions pas que la France a été un pays fortement exportateur jusqu’au milieu des années 2000, avec une productivité des salariés considérée comme l’une des meilleure. Ce qui a été dépensé en matière d’infrastructure et d’enseignement bénéficie aux générations suivantes.
@pepe Contrairement au SMIC, le montrant des retraites n’est pas réévalué en fonction de l’inflation loin de là, et donc le pouvoir d’achat des retraités ne cesse de se réduire. Il n’a pas eu d’exonération de CSG, mais retour -pour les moyennes retraites- au taux antérieur. Par contre, il y a eu globalement baisse de charges pour les salariés et augmentation de la prime d’activité, donc les salaires augmentent quand les retraites diminuent, cela devrait donc vous réjouir !
@Mohammed MADJOUR la baisse de pouvoir d’achat n’est pas seulement l’« écume visible », mais c’est une réalité concrète. Je pense que les questions institutionnelles qui se sont insérées dans le mouvement -et qui en étaient totalement absentes à l’origine- sont plutôt des diversions, la revendication première et essentielle de la base est bien de pouvoir vivre correctement de ses revenus, et la revendication que le pouvoir veut surtout empêcher de s’exprimer, c’est le retour à l’indexation sur l’inflation des revenus (valeur du point de fonction publique, retraites...) et l’épargne livret A, car l’inflation est repartie à la hausse et rogne sur les revenus et l’épargne