@Fergus l’idée du referendum révocatoire était je crois de le placer à « mi mandat », sur le principe cela ressemble un peu à la « motion de censure », mais il y a risque d’instabilité car à peu près tous les présidents ont été minoritaires à mi-terme. Une solution serait de coupler la révocation avec la désignation d’un successeur, et la révocation ne passerait que s’il y a un successeur majoritaire -ce qui rend le système aussi complexe qu’une élection à deux tours-.
@Fergus Bonjour Fergus, certes il a pu exister des tambouilles dans le redécoupage des circonscriptions, mais ce que je voulais dire c’est qu’un mode de scrutin doit être clair et lisible, instituer une dose de proportionnelle créerait deux sortes de députés (de terrain, de liste), des listes nationales éloignent les élus de la base, ce qui est l’inverse de ce qui est souhaité.
On parle désormais beaucoup de jurys de citoyens tirés au sort (j’imagine qu’il faut se porter volontaire car il faut une certaine appétence pour la chose publique), évoqué dans le cadre des consultations mises en place suite au mouvement des GJ (certains proposent même que ce soit la seconde chambre à la place du sénat). Ceci étant, il y a des risques de dispersion sur l’anecdotique ou de simplisme irréaliste, on voit mal une synthèse cohérente -on peut s’attendre à ce que l’état « pique » quelques points symboliques qui l’arrangent, surtout sans toucher aux profits-.
Le socialisme consisterait a minima en une répartition différente des revenus de l’activité économique : plus équitable en fonction des besoins, avec un partage plus favorable au travail par rapport au capital que ce à quoi a conduit la mondialisation financière, et avec une progressivité moins exponentielle vers le haut de l’échelle des revenus.
@Spartacus Ce n’est pas véritablement socialiste, mais en tout cas la France est l’état le plus « redistributif » effectivement, et Macron qui voulait changer le système a finalement accentué cet aspect en augmentant la « prime » d’activité payée par le budget public, alors qu’en parallèle il a diminué les charges des entreprises et l’impot sur les bénéfices, ce sont donc les ménages des étages intermédiaires qui paient la facture. En outre, ces primes ont des conditions d’attribution qui tiennent parfois de la loterie (par exemple mieux vaut être séparés qu’en couple), et dont en tout ou rien au lieu de s’appliquer sur une fraction des revenus de chacun afin de ne pas créer des distorsions.
Fergus, dans votre paragraphe sur la « proportionnelle », vous n’évoquez pas l’éventualité d’une proportionnelle départementale comme en 1986, ou plutôt, puisque le nombre de députés va être réduit, au niveau de « petites » régions (3 ou 4 départements) afin d’assurer l’implantation locale et la proximité avec les citoyens, et éviter aussi une trop grande dispersion de voix sur des micro partis. Les novelles grandes régions sont déjà trop éloignées de l’échelle locale.
L’inconvénient d’un système « mixte », c’est que ça sent la tambouille, la proportion sera re-dosée empiriquement à chaque crise, et les caciques impopulaires seront recasés dans les listes.