@njama « mesure populiste » ? c’est certainement pour démentir d’être le « président des riches », mais il ne vise pas ceux qui bénéficient le plus de la suppression de l’ISF ou de la flat tax, car les ménages ayant des enfants à charge ont de moindres capacités d’épargne (laquelle s’accumule plus en fin de carrière que pour des ménages jeunes). Mais plus préoccupant que la perte financière, c’est le coup de poignard dans le dos de l’universalité des prestations, en la supprimant pour ceux qui cotisent le plus (quid demain de la sécu, des retraites, etc ?).
Qu’en serai-t-il alors des places Louis XIV ou des avenues Bonaparte ? Finalement, le seul monarque qui ne donnera pas lieu à contestation sera Jean 1er le Posthume, qui, n’ayant jamais régné (il a vécu 5 jours) ne peut se voir reproché ni méfait ni turpitude.
@njama Bonne remarque : la branche famille est redevenue excédentaire cette année.
Mais l’objectif général de Macron est de baisser le niveau du budget social pour réduire les « charges ». En effet, le budget général de l’état est du même ordre que celui des pays voisins, mais celui de la protection sociale est sensiblement supérieur, ce qui pèse sur le cout du travail. Ceci dit, il en reporte, avec la CSG, une part supplémentaire sur les revenus des particuliers, alors que les importations en sont exonérées (ne faudrait-il pas une sorte de CSG sur les importations en plus de la TVA qui touche l’ensemble des produits locaux et importés ?). Les revenus du capital en sont également exonérés du fait de la flat tax (qui réduit le total charges+impot).
@ZenZoe L’état peut avoir des politiques « incitatives » dans certains domaines, pour le bien général, or le renouvellement des générations concerne le bien général. Cela concerne les allocs, mais aussi les crèches, les congés parentaux, etc. L’égalité des allocations constituait un beau symboled’égalité « entre enfants » indépendamment de la situation des parents, dont certains, plus aisés, cotisent davantage, mais tous reçoivent autant. Il y a déjà eu introduction d’une dégressivité, à vrai dire une cote mal taillée entre équité et universalité.
Ceci dit, l’exemple allemand cité par un intervenant est à creuser : allocation intégrée en tant que remise fiscale dans le cadre du quotient familial.
Un tout autre aspect est le montant en fonction du rang de l’enfant : au delà de 3, ils serait plus judicieux de réduire par enfant supplémentaire, car le bien général n’est pas de pousser à une flambée démographique, mais à un équilibre.