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Les commentaires de FAUST



  • FAUST FAUST 25 octobre 2007 23:49

    Cher monsieur Agir-et-réagir, je suis navré de vous faire quelques reproches. J’espère qu’ils seront justes et vous inciteront à approfondir votre recherche avant de corriger votre copie certes fournie mais franchement confuse. Elle présente un premier très grave défaut, celui de mettre dans un même panier des univers particulièrement différent. Les mèdecins, un monde, de professions libérales, régulées par des instances nationales, avec un ministère de tutelle. Les salariés du privé, des syndicats totalement autonomes, regroupés en fédération, élus lors d’élections professionnelles et sérieusement encadrés par les lois, le code du travail s’appliquant. Les salariés de la fonction publique, organisés et dépendant de ministres, avec des syndicats sur le modèle du privé mais avec une relation à l’employeur (l’état) tellement différente de celle qu’ont les syndiqués privés avec leurs interlocuteurs : patron et syndicats patronaux de branches. Voyez vous, je suis syndicaliste, élu d’une grosse boîte à capitaux issus de fonds de pensions américains. Mon quotidien est dirais-je, situé au point milieu de la barbarie et de l’alliénation : je suis une cible. Au mieux pour moi, je me tiens tranquille, ne faisant rien de bien méchant et ne communiquant rien de ce que je peux déduire des rares informations qui me parviennent. Au pire, je peux m’agiter, défendre les salariés et contredire les dirigeants quand ils font ou disent n’importe quoi (ce qui évidemment arrive aussi chez les syndiqués, mais dans ce cas, autant vous le dire, la punition est immédiate). Je peux m’opposer. Et alors je serais placé au centre de la cible, je deviendrais le nuisible, la chose à éliminer car elle empêche d’avancer la belle machine. Sachez que j’ai une démarche assez tranquille avec mes collègues, je ne leur fait pas l’article du syndicalisme. Au contraire : mon discours c’est plutôt si tu viens tu vas trinquer. Si tu viens, tu vas avoir une carrière super interressante, au placard. J’ai de nombreux supporters, des partisans, des gens qui attendent que je bouge et je bouge. Ma carrière est morte il y a 4 ans, mon salaire est une ligne plate. Allez donc vous syndiquer dans ces conditions. J’ajoute que la maison qui m’emploie à créer un système de syndicalisme local assez efficace qui noyaute et dirige les IRP (institutions représentatives du personnel) au point qu’aucune de nos revendications n’est reçue. Et on continue de se battre. Et on continue de participer à l’animation du tissu social, à l’activité syndicale transversale (dans la région, dans les institutions politiques, dans les milieux sociaux professionnels, incluant les écoles). Dans quelques temps je vais rencontrer des syndicalistes allemands, des anglais. On va parler de nos vies, de nos frustrations, de nos succès. ça me donnera envie de pleurer, parce que je suis dans un pays de lâcheté institutionalisée, qui délègue tout car élevé dans l’assistanat. Malheureusement, le nombre de syndiqués est faible au point que ce sont ceux qui triment et suent en dehors des heures de boulot souvent, pendant le boulot parfois, qui vont se faire démolir par les médias. Le patronat via son syndicat s’est montré sous un visage passablement petit. Dommage, une telle affaire l’année où le président vient en personne les saluer lors de leur université d’été, cela fait mauvais effet. J’ai mis trente seconde à réaliser qu’en menant des combats syndicaux j’allais vivre en plein l’ingratitude des gens. Quand en France 30% d’une unité de production font grève et bloque l’usine, ils obtiennent parfois une augmentation de salaire collective des 100% des salariés. Et parmis tous ces gens combien se syndiquent ? Dites vous que l’activité est forte, intense, épuisante et ingrate. Dites vous que vos mots ne servent à rien, la réaction n’est pas possible à ce niveau. Nos chers concitoyens sont des veaux avachis sur le canapé du salon, à maudire leur propre image qui passe en boucle sur l’écran de télé. Ou à s’ébahir devant le luxe indécent étalé à grand coup de glamour par les TF1 et consors. Et tant qu’il y a des matchs de foot, des stars et de la bidoche à 3 euros le kilos chez le discounter du coin, ils ne broncheront pas. Ils laisseront faire les autres, ceux qui sont assez fous pour se mettre debout et dire « allez vous faire foutre » aux dirigeants. Moi, je finirais par renoncer, c’est inéluctable. Je me fais plaisir égoïstement, je m’achète une conscience pour plus tard. Je fais ma guerre, contre l’injustice, contre l’esclavagisme subi par mes collègues à mi-temps, sous-smicard(e)s. Contre les types à gallons qui fouettent des gens la nuit, pendant des années, devenant eux même zombies. Contre les financiers qui détruisent le tissus social déjà fragile par nature en supprimant les outils de travail pour de simple petit gain d’1% de rentabilité. Je finirais par me rasseoir, mais je pourrais me dire que je me suis battu pour mes enfants et pour ceux des autres, ceux que je méprise. Défendre les humains tout en les méprisant, reconnaissez moi au moins ce magnifique paradoxe !

    Vous avez écrit une magnifique bulle d’air : personne dans ce pays n’a le centième de la volonté nécessaire à participer à l’action syndicale. Agir c’est se compromettre, et là, difficile de trouver du volontaire.

    J’ai peur d’être un redoutable gâcheur d’espoir, mais à force de cottoyer des moutons et des veaux, je deviens un peu chien.

    Je laisserai les spécialistes vous commenter sur le volet « médical » et sur celui de la fonction publique.

    Meilleures salutation, Faust.

    Ayant relu, je maintiens, mais en estimant que mes propos sont relativement durs et un peu radicaux. Ne voulant pas laisser la place au doute sur la conviction que j’ai que ce pays est sans âme, j’ai certainement enfoncé le clou. Votre article reste une ouverture à débat, et d’actualité. Je vous souhaite beaucoup de commentaires et de plus positifs que le mien. smiley



  • FAUST FAUST 26 septembre 2007 22:11

    vous dites clairement en une seule phrase ce que j’ai vraissemblablement mal expliqué dans un long et fastidieux commentaire. Chapeau et merci ! Best Salutations ! Faust (humilié mais pas mécontent smiley )



  • FAUST FAUST 26 septembre 2007 22:04

    sur l’article : j’y vois une contorsion plus qu’un exposé objectif. Répondre à des clichés par des contre clichés qui semblent être d’autres clichés c’est s’exposer pour le moins, perdre son temps au pire. Le temps n’est pas perdu, l’article à ouvert une bonne discussion. Merci donc pour avoir soulever un sujet digne d’Agoravox, sur lequel il ne risque pas d’y avoir trop de répliques singlantes. En ce qui me concerne (donc ok : je ne généralise pas) je veux témoigner, ayant comme qui dirait un passif génétique illustré. Je suis franchouillard de terre via ma parenté berrichone et poitevine. Là, aucun doutes, à part par accident je n’ai pas de prédisposition à la langue étrangère (mes 18 premières années furent passées en Touraine, donc loin des influences frontalières). Or : naissant à la fin des sixties, (happy years) je bénéficiais de programmes de rapprochement Franco-Germaniques qui me valurent une maternelle avec de l’allemand (basique et restreint à chanter-danser-goûter). En plus, pas l’ombre d’un allemand dans la classe. Ecole pilote. Continuité du principe sur le primaire avec des injections d’heures tranquilles à écouter de l’allemand et parler un peu. Premier cours de langue officiel en sixième, le prof ne dit pas un mot de français de tout le cours, passe des diapos, pose des questions aux élèves, tous répondent dans le ton, avé l’accent et sans se tromper. Que dire de plus : pilote réussi, j’ai progressé jusqu’au niveau de grammaire « impeccable » en troisième. Ma structure de phrase (si ardue paraît il en allemand) est nickel, même si mon vocable a un peu perdu par la suite. Le lycée où l’expérience s’est arrêtée a été un coup de frein brutal : profs peu motivés, élèves pris par le bac et le petit coéf des langues. Ecole d’ingénieurs : j’ai entretenu. Des films, Fassbinder, Schlöndorf... Des lectures : Urfaust de Goethe. Toujours, des correspondances avec des Allemands. De temps en temps un magasine. Voilà. Entre temps l’anglais m’a converti de force. Professionnel de l’informatique et autres modernitudes américanophile ou américanophage, j’ai du me résoudre à utiliser la chose. Notons au passage un séjour de plusieurs mois en Hongrie où j’avais des cours de Magyar. J’en garde pas mal de vocabulaire et la capacité de rafraîchir tout ça en une semaine. Et survivre sur place sans traducteur. Aurais je fais ce choix sans les premières années et leur amorce linguistique ? Je passe sur mon métier que je pratique écrit comme oral en anglais systèmatique hormis entre Français (ce qui est rare). Et je passe beaucoup de temps avec Indiens et US’boys. (11 ans : donc je suis marqué, et mon niveau est « broken fluent », j’assure des conférences et des « trainings » pour des gens qui me comprennent) Au cinoche, je me passe des sous-titres (sauf film texan, là je n’ai jamais pu). Nota : je n’ai pratiquement pas été immergé dans un pays anglo saxon. Donc : l’apprentissage de l’allemand précoce a totalement décomplexé ma personne et je ne frissone jamais du risque de me rater à conjuguer en langue étrangère. J’m’en fous. Au pire l’interlocuteur fera une drôle de tête et je reformulerai. Ma femme : elle est prof d’allemand. Elle est française. Donc, depuis le début de mon aventure conjugale, je me suis remis dans le bain. La télé à la maison n’est plus française, ce qui me force à voir le pays d’à côté et le niveau remonte. Mes enfants : mis dans une maternelle billingue dès 3 ans. J’habite pas loin d’une grosse compagnie Franco-Allemande, du coup j’ai mon cortège de cousin germain à portée de langue. Mes enfants ont donc fréquenté de petits hispano-germains parlant français, allemand, espagnol, des chinois parlant allemand, des anglais parlant espagnol... en sortant de maternelle, les coquins avaient un accent parfait. Une intonation parfaite, une structure de phrase parfaite. Et du vocabulaire. Continuité : ils font (dans le privé) une primaire billingue. Et qui comporte de l’initiation à l’anglais. (sans douleur, sans effort, pas plus compliqué que d’apprendre à faire une passe au basket) A la maison, ils voient passer des collègues indiens ou américains. C’est cool. Le monde est de toute les couleurs. On a passé trois semaines au pays basque, les coquins voulaient absolument dire bonjour en langage local. La curiosité : gagné. L’ouverture : gagné. Le racisme, la peur de la différence : vaincus d’avance. (quoique faut toujours veiller de ce côté là) Un neveu, pas loin géographiquement (200m) : au lycée international. Classes billingues Franco-Anglaise. Avenir : doré. Un autre neveu : sort d’un MBA en Inde, a passé son bac en Angleterre. Avenir : mégadoré (le filou a fait une école de business, il va sûrement devoir licencier son oncle un jour ou l’autre smiley) ) Mes conclusions : de mon point de vue, à l’évidence, apprendre tôt c’est décupler la capacité d’apprendre, hé oui, les enfants ne demandent que ça. Apprendre même une langue parlée par la poignée d’habitant d’une vallée perdue , c’est se former à d’autres langages et faciliter l’assimilation des autres (langages ET peuple, donc culture). C’est donner de l’ouverture d’esprit. Donc limiter le repli identitaire, l’égocentrisme et permettre de « penser autrement ». Désolé pour l’auteur : pas besoin de 30 années au lang’z’o pour « percevoir » ou « assimiler » la culture étrangère. J’ajoute qu’avec des voyages (incluant ceux qu’on fait sur son canapé avec un bon bouquin ou des photos ou un film ou documentaire) on grave l’acquis.

    Coût de l’opération : là ça coince. Moi (en tant que parent) ça me coûte une école privée, des vacances lointaines (Allemagne) quoique les prix soient moins élevés qu’à La Baule... ça me coûte de l’énergie, parce que le soir après le bureau, faire le repas « auf deutsch » c’est un peu moins simple qu’en français. Pas automatique. Je pense que ce n’est pas aujourd’hui accessible à tout le monde. Je pense que les profs font de leur mieux. Je fréquente (via la profession de ma femme) une prof d’espagnol et une autre d’anglais. Je confirme : les profs font beaucoup, beaucoup d’effort. Les élèves, il faut vraiment leur tirer les bretelles pour qu’ils arrivent à voir les choses en face : c’est un chance d’apprendre une langue étrangère. Et une récréation. Et pas tant de travail que ça. Attention : on vit très bien sans avoir lu Goethe ou Kant, et on peut facilement se faire des amis Allemands, d’autant plus que parmi eux, éh bien pas tant que cela auront lu Kant ou Goethe. Bien : la semaine prochaine, une amie prof de lettre moderne quitte Paris pour passer quelques jours chez moi, elle a vécu 10 ans en Chine et maîtrise le russe (avec lecture de Pouchkine, Akhmatova en VO etc.) ; je lui demanderai son avis. Pour tenter une généralisation : la totalité des parents des enfants qui sont en billingue dans mon entourage (ça fait une cinquantaine) sont convaincus de la grande réussite de l’opération (humaine et technique). Si je puis me permettre, ce n’est plus un cas isolé. Dernier point : Erasmus est un tremplin fantastique. Il faut de l’audace pour ne pas y voir un moyen de renforcer les liens internationaux et favoriser les langues vivantes. L’auteur assume, c’est son point de vu et je le respecte. Mais qu’il fasse une contre-enquête vers les gens qui ont fait l’expérience. Que les peuples se parlent ! Merci d’avoir lu un témoignage personnel dans un contexte où j’ai ressenti le besoin de faire partager mon expérience. Meilleures Salutations, Faust (le pseudo me poursuit, c’est un signe)



  • FAUST FAUST 26 septembre 2007 21:09

    Demian, en effet : le latin a survécu par mutation, donnant des enfants en France, Espagne, Portugal, Roumanie, Italie... L’anglais est mort aussi : celui de nos jours est il le même que celui de Marie Stuart ? La lecture de la chanson de Rolland, page de gauche en authentique et de droite en transposition moderne est sur ce point fort interressante. D’ailleurs, en lire quelques pages à l’école serait sympathique pour illustrer le phénomène. Rolland, c’était un franc, dans tout les sens du terme. (comme image d’Epinard y’a pas mieux)



  • FAUST FAUST 24 septembre 2007 21:32

    Te biles pas Nas’ ton pseudo est impossible à écrire...

    NPM c’est une dent de sagesse : en fait surtout une dent, et le mieux c’est de l’arracher, car elle est un atavisme dans l’évolution darwinienne de l’homo sapiens (qui lui est sage et ne compte que 32 dents). NPM, c’est la légende : l’homme qui arrive avec sa droiture décomplexée, un peu comme un homme sandwitch qui est trop engonsé dans son carton pour savoir lire les messages qu’il véhicule. M’enfin, ces gars là, ils sont furtifs, comme les pluies de printemps, et nos arcs-en-ciel progressistes leur pètent à la truffe, ça les renvoie illico dans le monde déshumanisé de leur esbrouffe rhétorique que même dans l’hémicycle on a cessé de psalmodier. Ha qu’elle est bonne ma petite gagneuse de France, bien domestiquée par ses toliers, elle trime et chie bien plus que 35 heures mon p’tit, pour faire du bien à la Parisot, pour donner son steack à l’actionnaire volatile et foutre-dieu lâche au point de se barre sur l’action d’en face au moindre coup de vent. Et si ça pouvait clouer le groin malséant de ce pitre de NPM, qu’il sache que là, en ce moment, par chez toi, comme par chez moi, la piétaille se syndique, ça grouille, ça vient, ça remue, ça gueule, ça couine qu’il y en a assez des connards qui prennnent les subventions pour mieux nous baiser en sortant l’outil de travail et le boulot qui va avec chez les sous-prolétarisé d’asie. On a entendu le Préz’ annoncé chez Médéf’ « je veux voir la nation derrière ses entreprises » moi je lui dis, ok, no problemo ombre ! Ma ! par contre, nous on demande le deal gagnant-gagnant qu’on a écrit partout dans les entrepreuneuriales écoles de management manageurial : Je veux voir les entreprises derrière la nation ! ça vous donnera un supplément d’âme. Les déficits structurels je les e........ joyeusement : un gros déficit depuis deux milles ans, c’est le pognon foutu par les dirigeants pour casser la gueule du voisin à coup de hache ou de porte-avion nucléaire. Un clémenceau radioactif coûte bien plus qu’une nation bien portante avec du personnel hospitalier qui prend des vacances plutôt que des heures sup’ à la con. Le jour où un député de droite, rond comme une queue de pelle en sortant d’un gros dîner avec un administrateur du cac40 se fera une grosse glissade et ira se faire réparer par un interne qui n’a pas dormi depuis 36 heures, il verra peut être autrement le petit monde des fonctionnaires. Surtout si l’interne fatigué se trompe de jambe en posant les broches. Bref, pour en revenir à l’article, c’est trés bien, mais ça attire les mouches. NPM prends tes cliques et tes claques et fuit : j’ai amené mon baygon vert !!!! Bise à tous les resistants. Vive la France. (celles du peuple qui sue pas celle des AttilaAttali ou des minisinistres aux CV cacahouète)



  • FAUST FAUST 13 septembre 2007 08:58

    Commentaire sur l’article :
    - article clair et construit qui comporte des éléments de réflexion et amène au débat. Si l’article se positionne avec les « contre » les expulsions à quota, il ouvre la porte aux commentaires qui justifient et encouragent les quotas, c’est donc une présentation du problème favorable à la discussion.

    Sur les commentaires des lecteurs :
    - je n’admets pas qu’on reproche son avis à un auteur, il est tout à fait souhaitable qu’un auteur puisse exprimer son opinion sur un sujet, dès lors qu’il admet les contradicteurs. C’est le principe du débat. On voit chez certains le réflexe peu louable de coller des étiquettes en fonction de l’avis de l’auteur (bobo, gauchiste, réact’, etc.) ce qui d’abord est fort présomptueux et très sectaire, réducteur. Je n’ai pas aujourd’hui de définition de bobo ni de critère permettant de dire si untel est ou pas bobo, gaucho, réac’, facho... Celui qui colle une étiquette devrait se demander quelles sont celles qui sont collées sur son front.
    - Sur la colonisation : hors sujet. C’est un débat différent. L’intérêt ou pas de la colonisation, le « bilan », doit se faire ailleurs, et sauf le respect que je dois aux citoyens d’avox, à en juger par l’embrouillage et les maladresses parlementaires sur le sujet, je ne m’y aventurerais pas.
    - Pour monsieur NPM : vous avez la violence facile et fort peu de recul. Vous ne faites absolument jamais l’effort de vous mettre à la place de... ce qui est plus sain que de coller des étiquettes, voir que d’insulter. Il évite de devenir une bête incapable de penser « l’autre ».
    - Pour Mr. NPM et pour tous les autres, en guise d’avertissement : Imaginez vous déplacé de 10000 km de l’endroit où depuis dix ans vous avez vécu, rencontré des amis, eu des enfants, travaillé et acquis tout ou partie de la culture locale. Maintenant, des gens vous mettent des menottes et vous déplace. Je ne dis pas vous déporte, mais je le pense. Personnellement je considère cette éventualité comme une horreur et je me suis imaginé malien, creusant des tranchées pendant 5 ans pour une boîte de BTP qui me paye sans contrat de travail, avec trois enfants, un pauvre F2 dans un quartier de non droit, que tout d’un coup on m’attrape et m’expédie au Mali, ça ne m’a pas fait rire.

    J’aimerais connaître l’avis de la communauté arménienne, celui de la communauté polonaise du nord de la France, celui des italiens de Grenoble et celui des espagnols de Toulouse. L’avis des russes de Paris, celui des pieds noirs de Montpellier.

    Que sont nos frontières ? le résultat de deux millénaires de conquêtes, de guerres, d’échanges de territoires, d’achat (on achète, on vend, des régions, sans tenir compte de la population indigène ou immigrée, Louisiane, Vénétie, Guyane, îles du Pacifique...). Où est la justification ? Qui est assez gonflé pour nous parler ici du droit du sang ? La nationalité n’est pas dans les gênes, elle n’est pas un héritage naturel.

    Hommes et femmes n’ayant commis aucun crime ne sont pas expulsable. Je suis par contre pour la reconduite aux frontières après avoir rendu des comptes à la justice des criminels (drogue, mafia, prostitution, etc.) dans le cas d’immigrés clandestins. Je suis aussi favorable à ce qu’on ne montre plus la moindre clémence envers les employeurs de main d’oeuvre clandestine, ou au noir. Pour en revenir au commentaire de NPM qui dit qu’il suffit d’employer des français là où on emploie des immigrés, il est simpliste et sans aucune justification, il serait plus intelligent de se renseigner sur le marché du travail et sur le coût de la main d’oeuvre qualifiée.

    Les deux formes les plus saines d’assimilation de l’immigration sont l’école et le travail. Ce sont ces deux directions que l’on doit regarder et consolider. Rejetter l’autre c’est autoriser l’autre à nous rejetter si le rapport de force s’inversait. Dans cinquante ans, la France pourrait ressembler à l’Afrique saharienne, nos villes à des favelas et les sièges sociaux de nos « majors » s’être déplacées de La Défense jusqu’à Bangalore ou Shanghai ou Porto-Rico, tandis que le Mali, suite à une baisse des températures et une émancipation de l’Europe serait devenu la « nouvelle Suisse ». Jean Charbonnier a été expulsé aujourd’hui de Bamako où la police de l’immigration l’avait interpelé avec un faux passeport Tchadien. Mathile et Edouard, les deux enfants, ont été placés chez des familles maliennes. Marie-France Charbonnier, qui elle possède un permis de travail dans une cotonnerie, est selon l’article 34 expulsable mais la procédure d’urgence ne s’appliquant pas, elle dispose de 10 jours pour introduire un recours en régularisation auprès de la cours suprême. Elle a déclaré à Bamako-Soir : « c’est une honte, on bafoue les droits de l’homme et on nous expulse alors qu’on vit ici depuis 12 ans, mes enfants sont nés ici ».

    Meilleures Salutations, Faust.



  • FAUST FAUST 11 septembre 2007 12:19

    Bozz, je suis syndiqué. Je suis même élu de mon entreprise, au CE et en délégation du personnel. Je suis cadre. Je suis dans le privé, ma boîte est une « major » US. autant te dire que ma retraite, je ne la verrai sans doutes pas. J’ai 42 ans. Régulièrement je rencontre des cheminots ou des profs (j’en ai épousé une) ou des hospitaliers, des chercheurs, des chimistes, des flics. Dites vous ceci : fort peu des abus qui sont dénoncés par les réformistes de tout poil sont vérifiables. Même des ministres se permettent d’enfler la réalité pour étayer leur propos...



  • FAUST FAUST 4 septembre 2007 21:43

    Je n’ai pas compris... coucou west ?



  • FAUST FAUST 4 septembre 2007 21:30

    Le combat sera rude, indécis et nous coûtera beaucoup d’énergie. Mais sachez monsieur Veron que les syndicats salariés seront ensemble pour une fois pour refuser catégoriquement les manoeuvres de l’état UMP pour définitivement enterrer le mutualisme au profit de la seule idéologie qui rassemble vraiment les libéraux de tout poil : l’individualisme et l’egoïsme. Cotiser sans être malade, c’est donner à la collectivité. Je suis content de contribuer à la santé des autres. C’est une base de citoyenneté. Contribuer au bien être et à la protection de gens que je ne connais pas, sans sourcillier, c’est être citoyen de ce pays. Ce pays, il m’a donné l’éducation, j’ai fait une école d’ingénieur quasiment gratuitement. J’ai eu une courte période de chômage et j’ai pu conserver mon bail parce que j’avais les assedics. Maintenant, si on touche à mon pays, à ma république, aux acquis sociaux que les générations précédentes (et je pense à l’immédiat après guerre ainsi qu’au front populaire) on conquit de haute lutte, en saignant dans les geôles des nazis ou en tombant à Verdun, en faisant partir De Gaulle à Baden Baden ou en bombant simplement le torse devant les gardes nationaux à Carmaux et à Limoges, et bien moi aussi je descendrais dans la rue, je crierais mon indignation et j’exigerais le départ des faux culs qui naviguent tristement dans les institutions de la nation. Qu’ils y viennent : avec leurs arguments désolants de vacuité, avec leurs exemples « mais puisqu’on vous dit que c’est mieux ailleurs », et leur sacro sainte comptabilité. MAIS OU DONC EST ECRIT DANS LA CONSTITUTION QUE LA SECU DOIT ETRE BENEFICIAIRE ???? L’oeuvre républicaine n’est pas de faire des économies ni de dépenser n’importe comment. Je pense que les ors des palais et la pompe des seigneurs nous coûtent au final bien plus. Quand un dirigeant Débile d’une CAC40 se plante lourdement dans des choix stratégiques, alors qu’il sort d’une enarco-xcom-hec, et qu’il se goinfre dans sept conseils d’administration, il carbonise scéant sur l’autel des valeurs boursières des milliards d’euros en quelques jours. Je pense à certaines banquelettes françaises. Je pense à des fusions délirantes entre téléphonistes et motoriste d’avionique. Je pense à des mégalovivandien. Le libéralisme c’est de faire croire que tout marche au mérite. Les petits cons que nous sommes devraient donc « mériter » leurs soins, leurs assurances. Balivernes ! Le mérite libérale s’appelle autrement dans le robert et larousse associé : « pognon roi ». Regarder le paysage : pas une assurance qui ne propose déjà des complémentaires santés ou vie, ou retraite, des bidules... on prépare la curée. C’est faire peu de cas d’une réaction populaire. La présidence se voit trop belle dans ce miroir. Le miroir est trop proche, et dissimule l’arrière plan : les gens sont moins endormis que prévu. Sur les 53% de « N.S. » du second tour, je rappelle que seulement 30% à peine sont des sincères. Les autres 23% sont des « volatiles » qui iront à n’en pas douter hurler leur dépit. Je suis syndicaliste, je me bats chaque jour pour qu’on cesse de nous prendre pour des cons, et qu’on respecte notre bon sens. Je le redis, la république n’est pas une banque, la France n’est pas une entreprise. Car mes enfants et ceux des autres ne grandiront pas dans un lupanar d’illuminés souhaitant le retour du féodalisme le plus bête qui soit. Vive la France, Vive la République, Vive les citoyens libres et solidaires ! Faust, qui a perdu son flegme. Mais pas son temps.



  • FAUST FAUST 4 septembre 2007 20:36

    Permettez moi de trouver que le mystère J.Bosch peut se juxtaposer au mystère West (oh, attention même si la tentation - pas celle de Saint-Antoine, enfin de Bosch : do you get me ? smiley de faire un mystère de l’west est grande...). Parfois, il faut décrypter DW, chercher un sens, car son phrasé typique [je n’ai pas dit triptyque, de H.B. oh oh](et pour certains insupportable autant qu’agréable à d’autres) demande de l’attention. Comme de mon point de vue, la lecture d’une oeuvre de H.Bosch demande une attention, une concentration, une aspiration dans le détail, tout en préservant une partie du regard pour assimiler la toile (par abus : Bosch c’est souvent sur du bois hein !) dans l’ensemble, son rithme, son mouvement, sa mise en scène, son sens. DW est tout à fait capable de faire aimer un style ou un mouvement ou un artiste qu’il aura décrit. Autant que de faire partager des idées, autant que démarrer un débat, sur l’oeuvre ou la personnalité du peintre etc. C’est bien, et s’il a des travers de personnalité, s’il attise les feux de haines plus ou moins spontanée ou les braises lentes de vindictes, qu’importe, on n’est pas toujours heureux d’être aimé de tous. Vous dirais je que de l’époque où je m’attardais encore devant la télévision française je garde le souvenir de personnages ou de « tons » exaspérants, de poses qui m’indisposaient ou de vulgarité provocante à dessein, mais ce souvenir reste associé à des émissions cultes (de mon point de vue) ou des moments forts de débats ou d’idée. Sur le trollage, le trolling, je trouve cela un peu puéril, un peu creux. Et si cela constitue un art, il est un art éphèmère, car le trolling ne laisse pas de trace. Les commentaires du type c’est pas moi c’est toi, qui qui dit qui l’est, pauv’ mec, toi même etc. sont volatiles, peut être exutoire pour certain, et certainement ennuyeux pour d’autres. DW a un public de lecteur, n’en déplaise à ses détracteurs les plus acharnés. J’en fais partie, car l’art m’interresse, comme philosophie, comme technique, comme objet confus de sensualités. Et je crédite DW de plusieurs occasions offertes de découvrir des artistes ou groupes d’artistes que je ne connaissais pas. Le monde est vaste, si DW peut faire office de guide « à sa façon », soyons assez ouverts pour lui reconnaître ce but. Après, s’il s’agit pour lui d’un mirroir, ou d’une vanité, ou au contraire rien de cela et une passion qui déborde et se déverse sur la toile, c’est son affaire. Pour en finir avec ce commentaire sans doutes indigeste - apologizing - le trolling peut être amusant à lire, mais quand l’insulte domine, même dans un calembour, je n’y trouve plus aucun intérêt. Meilleures Salutations, et pour ceux qui pratiquent, je vous souhaite d’avoir de nombreux trolls et d’en être fiers. Faust



  • FAUST FAUST 4 septembre 2007 19:23

    Cher Chat, certes des terroristes sont devenus des chefs d’état. D’un point de vue de la Gestapo, De Gaulle est dans la liste. Je vois bien Arafat, en tant que chef d’une organisation qui a pratiqué la terreur. C’est peut être applicable à quelques centre-américains, quelques asiatiques et quelques africains. En Europe, Hittler d’une certaine façon, Napoléon III... Un coup d’état est il du terrorisme ? Quoi qu’il en soit : on n’a pas encore vu de chef d’état devenir terroriste. En général, les déchus s’enfuient avec la cassette vers un asile doré. Mais rares sont ceux (celles ? la femme est un peu absente de ces catégories) qui prennent le maquis pour militariser leur réaction, et qui sait « terroriser ».

    Voilà, je n’ai pas trollé, mais voulu montrer que la bijection ne s’applique pas ici. Meilleures Salutations, Faust



  • FAUST FAUST 3 septembre 2007 22:40

    Nicolas, un prof Bac+5 ou +4 qui démarre fait un smic un peu amélioré. Un ingénieur pour le même niveau d’étude fait le double. Vas te loger correctement avec smic+4 ! c’est loin d’être du délire, c’est ma femme, quand elle a commencé. Et en ayant plus d’année de carrière que moi, elle plafonne, loin derrière. Je ne suis pas à plaindre, elle non plus : mais il est évident qu’on n’est pas logé à la même enseigne. L’écart ne se resserre qu’à la retraite, où elle aura une pension calculée sur moins d’années que moi (personnellement sur mes 25 meilleures). Quoique depuis les modifications récentes commencées avec Fillon/Larché, je ne suis pas trop sûr que cet avantage « fonctionnaire » soit toujours aussi net. Franchement, je préfère mon ambiance pourrie dans le privé avec mon salaire que son ambiance minable dans le public. Il serait salutaire pour la cohésion sociale de ne plus à longueur d’éditoriaux crétins de magazines populistes et racoleurs opposer les français entre eux. United we stand, divided we fall !



  • FAUST FAUST 3 septembre 2007 22:34

    Personnellement je vous conseille d’aller sur l’excellent site des statistiques de notre brave Communauté Européenne. Ils me paraissent fiables, ne serait ce que parce qu’ils ont contredit au moins une fois et sur les chiffres du chômage, ceux de l’INSEE. (que je respecte, ils sont un outil, le coupable est celui qui utilise l’outil de façon...) http://epp.eurostat.ec.europa.eu/portal/page?_pageid=1090,30070682,1090_33076576&_dad=portal&_schema=PORTAL En particulier, les indicateurs sont exposés dans leur définition. On peut comparer d’un pays à l’autre, sur la même base puisque la définition est commune. En se situant « par rapport à » on peut faire du relatif. Du coup : le « super, 9%, c’est bon » et le « c’est nul, seulement 9% » disparaissent au profit du bon vieux : moins que l’Allemagne mais plus que la Slovénie. Hein, quand même, c’est mieux que la Slovénie quoi.

    Maintenant, des pratiquants de ces stats là pourront peut être me mettre en garde, il y a peut être une faille que je n’ai pas vue (bien que je garde les deux yeux ouverts !).

    Enfin, sur les chiffres du chômage, il semblerait que de fortes pressions soient faites sur les Assedics et Anpe pour que ces chiffres soient bons. les « objectifs » sont clairs... (on joue sur les dossiers à défaut de caser des chômeurs derrière un poste de travail, peu importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse vertigineuse du pourcentage qui s’affole !) Bonne continuation, A bientôt.



  • FAUST FAUST 3 septembre 2007 22:20

    J’attire votre attention sur le fait que le président réclame au nom de tous les salariés des augmentations de salaire (son analyse du pouvoir d’achat et des indices insee est pertinente et impertinente à la fois, tout le paradoxe communicationel de l’homme Ubiquitique). Je vois ici une occasion de me réjouir et comprend par la même qu’il est inutile qu’il se rende au congrès des syndicats « salariés » car il a d’ors et déjà perçu l’une des revendications majeures et classiques des organisations de défense des ouvriers, cadres, fonctionnaires et retraités.

    Je regrette cependant qu’il s’en prenne à la productivité de nos entreprises. Sait il qu’elles sont bien souvent à gouvernance étrangère, puisque les fonds de pension (KPR, Carlysle, Blackstone etc.) sont entrés en force dans les conseils d’administration ? Cela montre que nos entreprises sont de bonnes gagneuses. Rentables, profitables, énergiques, obéissantes. Le fait que des banques françaises ou des assimilées (je pense aux bonnes grosses et grasses compagnies d’assurance telle Axa) préfèrent prendre position sur les « majors » française plutôt que de tendre la main aux petits entrepreneurs (ou souhaitant le devenir) est aussi un gros problème, qui n’est pas abordé dans le discours. Dynamiser le tissu économique sans vouloir injecter de l’argent dans les PME, c’est comme pisser dans un violon. Créer des entreprises c’est créer de la valeur potentielle. On n’avance pas avec une voiture sans essence. Et les banques, elles préfèrent mettre l’essence dans les pétroliers. (va comprendre !) On ne prete qu’aux riches dit on. Hélas ! Or un patron de pme (surtout au début) n’est pas riche, il est même souvent endetté.

    Le MEDEF n’est pas l’endroit pour définir une politique économique. Car le MEDEF n’est pas assez aujourd’hui représentatif du tissu économique français. C’est comme croire que Davos est l’endroit où l’avenir du monde se joue. L’avenir du monde se joue à l’école, et monsieur Darcos qui n’est pas bien conseiller sans doutes, suprime des postes dans l’educ’nat. (en masse, pas au compte goutte !) Quand je voie que la démographie française remplit les maternelles et le primaire, et que nos braves ministres n’ont pas été foutus de compter les naissances de 1998 à 2004 pour anticiper ce besoin, je me dis qu’ils sont à la limite de la faute professionnelle. Le président cherche à se concilier les bonnes grâces des dirigeant d’entreprise, des marins, de la police, des catholiques, des ouvriers, des retraités, des footballeurs, des artistes, des agriculteurs, des pro européens, des parents d’élèves, des ... MAIS C’EST IMPOSSIBLE ! on ne peut satisfaire tout le monde. Le réveil, c’est pour bientôt : fini de rêver peuple français, la réalité te rattrape. (et je rejoins ceux qui trouvent les dirigeants socialistes - enfin je veux dire du PS... - trop mièvres, trop lents, trop loins !) Pas d’opposition crédible, pas de projet qui tienne, image déplorable, gouvernement de théatre, parlements d’assoupis et montée des individualismes : Marianne, tu as une bien sale gueule et tu fais peine à voir. (J’ai peut être crié un peu fort là ! y’a d’l’amour derrière tout ça)



  • FAUST FAUST 3 septembre 2007 21:58

    Mais dites moi donc mr. Lerma, que faites vous dans la vie qui vous permette de ne pas être un godillot ou un fonctionnaire ? En passant, que nous vaut cette haine sectaire de la fonction publique ? Auriez vous donc des avis qui ne sont pas péremptoire et lapidaire auquel cas il serait bien que 1) vous réfléchissiez avant de verser vos mots simplistes sur ce qui reste un débat et non un combat de boxe entre coq. 2) relire. Car à ce relire, on gagne en clarté ne serait ce qu’avec soit même. Et encore, je me relis beaucoup, mais il m’arrive encore de laisser des imprécisions ou des tournures prétant à fâcheuse interprétation. J’ai à vous lire cette certitude : vous ne relisez jamais rien. Petit conseil : relisez donc pour vous entraîner les discours de la droite libérale des dix dernières années (j’enlève deux années de Jospin) cela vous permettra de juger la solidité des propos tenus par ceux qui portent vos valeurs. Relisez aussi le programme du Président, et dites nous où nous en sommes. L’état de grâce aurait il laisser la place à la triste réalité d’une absence de cohérence ? car on l’avait dit, et pas seulement à gauche, financer le programme est impossible...

    Au fait : supprimer des postes de fonctionnaires pour les remplacer par des supplétifs ou des stagiaires ou encore des pseudo contrats d’aspirant à un boulot « vacataires » à la charge des mairies, des régions et des départements (ça s’appelle décentralisation à la noix), n’est ce pas remplacer des inutiles (à votre sens) nationaux par des inutiles locaux ? La hausse sympathique des impôts locaux ne pourra pas compenser l’endettement des institutions locales. Car nous sommes en période de municipales, et aucune mairie ne prendra le risque d’une fâcherie avec son éléctorat parce qu’il faut financer les nouveaux inutiles !!!! ha ha ha ! on vous y prend la main dans le sac. Bonne continuation et bonne lecture.



  • FAUST FAUST 31 août 2007 22:02

    hum hum hum. Le président ne devrait pas intervenir auprès d’un syndicat, sans le faire auprès des autres : car il règne jusqu’à présent une règle d’or dans ce pays qui s’appelle le paritarisme. Je souhaite aussi faire remarquer que le MEDEF ne représente pas les salariés mais les chefs d’entreprises donc s’il vous plaît ne compter pas 15 millions de salariés, ce serait le comble. Le MEDEF ne représente aucun salarié. Qu’il soit responsable via ses membres de millions de salariés, oui, c’est un fait. J’insiste sur le paritarisme, car c’est un bien. J’ai participé cette année à la conférence nationale pour l’emploi, en juin, en compagnie des représentants des cinq confédérations syndicales (SUD, UNSA et d’autres que je ne connais pas très bien ne sont pas des confédérations et n’ont pas de sièges dans ces commissions et conférences, cela peut changer si les lois à venir sur la modernisation du dialogue social y contribue). Ces réunions sont essentielles car elle constitue des « sommets » nationnaux (ou régionnaux) où sont évoqués les situations (emploi, industrie, commerce) et les perspectives, ainsi que des points précis de la vie professionnelle ET entrepreneuriale (j’aime peu ce mot) tel que la formation, les qualifications, les retraites et bien sûr les salaires. Le MEDEF est puissant par ses relations privilégiées avec les dirigeants nationaux ou transnationaux. Les autres syndicats (salariés) sont puissants par leur représentativité et le nombre des adhérents. Ainsi, un syndicat qui aurait disons environ 1 million d’adhérents constitue une force plus importante en terme de « votants » que les membres du MEDEF. Chacun ses forces et ses appuis. L’important est qu’il y ait équilibre, car de cet équilibre nait la négociation et donc les compromis. Comme en politique, les situations de blocage ne sont pas bonnes. Je pense que ce happening du MEDEF est assez nouveau, je m’attacherai à en lire les comptes-rendus avant de me prononcer sur l’intérêt de la chose. Il faudrait vérifier mais je n’ai pas vu dans la liste des intervenants extérieur de représentant de syndicats patronaux étranger. C’est dommage si c’est le cas, car ils sont ainsi que les syndicats salariés contraints aujourd’hui dans le contexte mondialisant de se rapprocher des autres. L’ouverture internationale est certes faite via un onusien, via Baroso. Mais ce sont là des politiques. Je m’interroge sur la mixité politique - patronat. Elle est connue, mais pourquoi l’accepter si d’un autre côté on reproche à des syndicats salariés leur « proximité » avec des partis ou hommes politiques ? je pense qu’il est très difficile de rester neutre. Les deux mondes sont en contact permanant. Mon avis-conclusion est que le MEDEF cherche à se donner une image plus dynamique moins conservatrice et plus moderne. Tant mieux surtout si cela va au delà de l’image. Et de mon côté, à mon échelle et avec mes petites pattes et mon énergie, je fais de même, modernisation et ouverture, le tout en conservant les vertues « basiques ». (la défense des droits du salarié, la protection des acquis élémentaires, la promotion de la diversité et de l’égalité, la défense de l’industrie locale, puisque je suis dans une branche industrielle) A titre strictement personnel, j’ai eu le sentiment quand j’ai rencontré les membres du MEDEF d’avoir des gens responsables et intelligents. Pas d’accord avec moi, certes, mais pas bloqués. Le sentiments n’est pas le même avec des politiques... Je conserve enfin une petite dent aiguisée contre Misses Parisot et son goût de la précarité. Puisque je dois être précaire (en tant que salarié à contrat), qu’elle le soit aussi. (mais sans parachute à bretelles dorées ni retraite à vie payée par les actionnaires ou voiture de fonction) A l’auteur : applaudir c’est s’engager... (mais ce n’est pas grave non plus !) Meilleures Salutations à tous, et félicitation pour la nature du débat, qui n’est pas tombé trop dans le ping pong sectariste.



  • FAUST FAUST 31 août 2007 10:56

    Interressant le commentaire d’Aegidius Rex. Je le rejoins : j’ai beaucoup de mal avec la fausse fraternité de façade qui règne ; dans une boîte US comme celle où je travaille, c’est le tutoyement systèmatique, sauf pour moi... 1) dans mes contacts avec les dirigeants, du fait de ma position syndicale, je n’utilise que le vous, pour deux raisons : je respecte mes interlocuteurs, tout en marquant une distance nécessaire, cela conserve l’intégrité du personnage public ; en retour, j’ai aussi « vous » et donc la marque de respect et la distance en retour. Avec les collègues, c’est impossible. Si je vouvoie, je passe pour un hautain. Déjà que je suis en décalage par ma position ! ça rejoint aussi l’évidente différence culturelle entre anglo saxons et latins. La culture de l’entreprise à l’américain est pleine de paradoxes. La tendance fâcheuse pour les européens à adopter ces comportements ajoute au malaise structurel actuel, lié lui uniquement aux mutations professionnelles (la vitesse, le stress, la responsabilisation, l’individualisation, la fin des groupes, le mérite etc.) Dans la com’ venant du headquarter US, le mot « famille » revient, en motif constant : nous sommes ensemble, on a une mission commune, on est tous solidaires. Les indiens sont mes cousins, les russes mes brothers et au Danemark j’ai plein d’amis qui pensent à moi. Sauf que ces rapprochements sont factices et imposés par la nécessité de compenser l’individualisme forcené dans cette structure. Aujourd’hui, l’un des mots clefs que j’entends, c’est « collaboration » : parce que dans les faits, tous jouent leur carte personnelle. Le SC prolifère, la structure épuisant les gentils contributeurs « sincères » au profit des « nuisibles ». On ne reste donc pas sincère longtemps et on rejoint la cohorte des SC. Et je tutoie un gars auquel je ne vais pas faire de cadeau, parce que mon boulot je le garde tant que personne n’a les infos que je conserve. Et tac. Le positif c’est que chez les jeunes, on trouve sous le verni superficiel (le même que celui que j’avais au même âge...) une aspiration au groupe, à l’esprit collectif. L’humain mouton certes mais parfois il est préferable d’avoir un groupe de moutons qu’une bande de loup (qui se mangent entre eux). Bonne journée !



  • FAUST FAUST 30 août 2007 18:06

    Ô ! j’arrive avec mon expérience personnelle. Ta la la, ta la la. Je suis entré dans une big company il y a quelques années. J’ai eu un chef, un ultra bien (méfiez vous des ultra biens, ils sont tellement bons qu’on oublie les réflexes sécuritaires contre les S.C. décrits dans l’article, un peu comme si à force de beau temps on n’oublie le blizzard. Puis hop, le voilà parti. L’enfer démarra. L’ambiance fut congelée, salecongelée même. Du groupe, deux têtes sortirent dont la mienne, pour tenir tête justement au S.C. ; hélas : la hiérarchie ne se désavoue jamais. Je fus ainsi que mon co-résistant immédiatement ostracisé. Devenus une cible à pattes, nous nous rapprochâmes, effet interressant : un S.C. peut fédérer autour de lui s’il ne réussit pas à diviser avant. Dans le cas présent, je me fis un ami, c’est déjà pas mal. Celui ci s’enfuit, démissionnant pour trouver ailleurs un espace d’expression professionnel à la mesure de son talent et de son humanité. Moi je restai, faisant même le choix de l’activisme syndical, histoire de voir si avec mon bouclier en carton et mon sabre en bois je pouvais attaquer la bêêêête. Bon : j’ai connu quelques moments de gloriole, des revanches à deux francs et un peu d’estime en retour par des brebis de l’ombre qui ne disent mot mais n’en pensent pas moins. Bref : je suis un héros quasi foutu, mais avec une putain de cote de popularité dans ma sphère. Ceci dit : au bout du compte, je serais inéluctablement ’crabouillé, à moins que je ne prenne à mon compte les méthodes dénoncées des S.C. ou encore, que je n’ouvre de moi même la porte de sortie. Les S.C. sont aujourd’hui les nouveaux vainqueurs. La morale c’est que si un S.C. est dominant, il faut suivre ou crever. En suivant, on légitime le S.C. du point de vue de la hiérarchie règnante et on le conforte dans ses idées. En crevant, même la tête haute, on renforce même son prestigieux pouvoir : hé oui, on démontre que résister c’est crever. Mon karma est plutôt moche, oui, c’est la saison. J’ai eu ma part dans la résistance, j’ai assez de cicatrices pour frimer plus tard dans les soirées, et de quoi écrire un bon roman. (en cours, ...) L’enfoiré va me trouver désespèrant : c’est pas étonnant, j’suis désesperé ! La bise à tous, et vive l’émancipation des foules par l’usage de la lecture ! Votre Faust en inquiètante dérive défaitiste. smiley



  • FAUST FAUST 29 août 2007 19:53

    DW, enchanté de voir un hommage à Félicien Rops que j’aime beaucoup. Il y a eu une exposition au musée Seita il y a quelques années. Personnellement, je ne suis pas trop convaincu par les reconversion du porno vers la politique, pas plus que du cinéma vers la politique quoique l’inverse soit souvent possible au vu des excellentes prestations scèniques des règnants de ce monde (de ce département, de cette commune etc.) ; en fait, de l’origine et du passé des gens, j’ai tendance à me contre-fiche, pourvu que ce qui est proposé pour demain (j’ai pas dit pour demian hein !) soit interressant. Est-ce qu’on est plus marqué par son passé que par son aspiration vers le futur ? (poser une telle question après cet article c’est délicieusement décalé, whouhaou) Pour le reste, j’ai du mal avec la conclusion. Les corps sont dans not’ judéo-chrétienne civilisation placé très en retrait des esprits (ha le cognitif mon gars !!) et la sensualité derrière la spiritualité. Et en fait surtout : on s’évertue à séparer les deux. Si le corps c’est le sensuel et la tête le spirituel, je dirais que l’art c’est la réunion, enfin une forme « visible » de réunion. Pour faire une petite sélection personnelle, suite aux oeuvres citées par DW, j’ajouterais bien une Suzanne et les vieillard, par Blanchard (académique, certes), vue à Rennes au musée. La vraie pornographie était dans les regards des vieillard, un régal ce tableau ! Bien à vous chers amateurs de bon.



  • FAUST FAUST 29 août 2007 18:48

    A tous, auteur, lecteurs, commentateur, ...

    Je dirais qu’Agoravox n’est pas le lieu de ce genre de prose. si vous souhaitez lister les films (regroupés sous une étiquette, façon tiroir, ha, on aime ça nous les grenouilles !), le meilleur endroit reste Amazon. Sinon, on peut tenter sa chance sur les fils cinéphile ou cinéphage ou ciné ma. Autant je pense qu’on peut ici attaquer ou louer un film, un seul, parce que sur un sujet, parce que remuant une conception du cinéma, ou parce que fait l’objet d’une polémique ou d’une folie collective (en + ou en -), autant le principe de la collection n’est pas interressant. ça finit vite en foire. On ne sera jamais d’accord, et surtout, pas de ligne conductrice d’idée ne sera dégagée, et pas de débat. Or, ici, jusqu’à preuve du contraire, on cherche surtout le débat, l’échange, non ?

    Demain je publie « la liste des vingts recettes de cuisine qui feront revenir les américains à des principes d’ouverture vers le tiers monde ». ça va déménager !

    Sinon, j’ai vu des propos plus sauvages.