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28 ans, objecteur de croissance convaincu, j’essaye de trouver comment vivre en accord avec mes principes sans me marginaliser, comment convaincre mon entourage de la nécessité du grand virage sans être désagréable, comment décoloniser l’imaginaire sans laver les cerveaux, comment se passer de l’écofascisme tout en visant à atteindre un mode de vie réellement durable.

Tableau de bord

  • Premier article le 19/07/2007
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Derniers commentaires



  • Z Z 20 septembre 2007 17:47

    Je ne dis pas que ces chiffres sont certainement gonflés, je dis qu’ils sont peut-être gonflés. Je ne fais qu’émettre un doute, et donc demander les chiffres. Et en même temps je fais des hypothèses sur les raisons pour lesquelles on n’entend pas parler de ces chiffres, tout en me référant à un exemple semblable (la fraude au chômage). Cela ne reste que des hypothèses.

    Et je comprends parfaitement qu’une grande partie des Français en ont marre, parce qu’ils ont le sentiment qu’on les prend pour des couillons. Cela ne signifie pas que ce sentiment soit justifié. Il a pu être implanté plus ou moins artificiellement. Par exemple, imaginons qu’une émission comme « Le Droit de Savoir » ait diffusé un reportage intitulé « La France qui triche » entre les 2 tours de l’élection présidentielle cette année... voilà qui aurait été à même de préparer les gens à voter pour le candidat qui avait fait de la lutte contre la fraude l’un de ses fers de lance. Mais bon, heureusement, c’est de la pure fiction...

    Et puis lisez donc ça.



  • Z Z 20 septembre 2007 15:31

    « Toutefois je reçois bien votre argument et ça me fait aussi réfléchir dans votre sens. Mais je me garde de toute naïveté, car j’ai déjà pu constater de moi même, sans l’aide de médias, ces fraudes. »

    Je ne nie pas l’existence de ces fraudes, en revanche je mets en doute leur ampleur. Tout le monde connait 2 ou 3 cas de fraude qu’il peut voir autour de lui, et cela suffit généralement à le convaincre qu’il s’agit d’un problème très répandu. Souvent même on se contente d’exemples rapportés : on m’a dit que machin connait quelqu’un qui a fraudé,... Il suffit d’entendre cela 2 ou 3 fois pour être convaincu qu’il y a des milliers d’exemples. C’est une défaillance connue du raisonnement humain : on est parfois tellement content d’avoir UN exemple personnel à raconter qu’on perd de vue le fait qu’il ne s’agisse que d’un seul exemple au final... Et même si cette fraude est très répandue dans la région où vous habitez, qu’en est-il à l’échelle nationale ? C’est pour cela que je demandais des chiffres. Parce que parfois on tombe de haut quand on les regarde, ces chiffres. Voir cet article sur la fraude au chômage par exemple...

    Et je repose donc la question : ce problème de la fraude au regroupement familial mérite-t-il que l’on légifère dessus en priorité sur les autres sujets ? Ou bien est-ce juste une loi pour occuper les gens et pour faire croire que l’on est actif et que l’on fait bouger les choses ?



  • Z Z 20 septembre 2007 14:04

    Pourquoi se donner tant de mal pour lutter contre le regroupement familial abusif ? Ce phénomène est-il si important et handicapant que l’on se sente obligé de voter une loi pour le limiter ?

    Pourquoi ne donne-t-on pas de chiffres pour quantifier l’ampleur de ce « problème » ? (Combien d’immigrants par an par regroupement familial abusif ?) Parce que ces chiffres ne justifieraient pas un tel plan d’action ? Parce que personne ne possède ces chiffres ?

    N’est-on pas là en plein dans la stratégie du bouc-émissaire ? Ce gouvernement nous a fait déjà exactement le même coup avec la lutte contre la fraude aux Assedic, contre la fraude à la sécu,... A chaque fois on veut faire croire au peuple que ce sont des problèmes énormes et incroyablement répandus, quand ce ne sont que des phénomènes marginaux.

    Voilà, on désigne encore un bon gros bouc-émissaire pour détourner l’attention des vrais problèmes, et en plus on rajoute une couche de tests ADN pour faire bondir les bien-pensants bardés d’éthique et de valeurs humanistes. Et comme ça, ça occupe tout le monde, les journalistes font des articles, les intellectuels de gauche s’offusquent, le peuple de droite a peur,... tout le monde a son petit os à ronger. Et pendant ce temps-là on ne parle pas du reste.

    On va continuer comme ça pendant combien de temps :
    - les uns, à gober ce que le gouvernement nous dit
    - les autres, à s’offusquer de ce que le gouvernement dit quand celui-ci fait exprès de dire les mots dont il sait que nous nous offusquerons, et que cela se retournera à son avantage quand il aura été prouvé qu’au fond, il n’y avait pas de quoi s’offusquer si l’on n’a rien à se reprocher ?

    Plus j’y pense et plus je me dis que ce coup de com déguisé en loi a un double but : 1. occuper l’espace médiatique, c’est toujours ça de gagné 2. mettre en place un arsenal de collecte de données génétiques d’immigrés, pour ensuite en faire une banque de données ADN, pour ensuite utiliser cette banque dans l’élucidation de crimes et délits et de facto augmenter artificiellement la proportion d’immigrés dans les statistiques de crimes et délits élucidés, statistiques qui seront présentées comme les statistiques de crimes et délits tout court sans préciser qu’il y a un biais.



  • Z Z 19 septembre 2007 14:22

    Moi pareil... ça fait certainement plus de 10 ans que j’entends le mot « just » employé dans des expressions comme « ça fait un peu just ». Pourtant j’ai toujours vécu en province. Et je ne crois pas me souvenir l’avoir spécialement entendu à la télé, du temps où je la regardais.



  • Z Z 29 août 2007 16:27

    à Mutonizer,

    Je me permets de recopier un commentaire que j’avais fait sur un autre blog il y a quelque temps... Non pas que ce commentaire soit un exemple de perfection intellectuelle, mais il a le mérite de vous expliquer pour quelles raisons, à mon sens, on peut (doit ?) être contre la multiplication des caméras de surveillance et la généralisation du fichage ADN, sans pour autant avoir l’intention d’être un délinquant dans un futur proche...

    La discussion originale est ici. La lecture de tout ce fil de commentaire me semble éclairante. Je n’en mets ci-dessous qu’un extrait.

    "Ta position sur ce sujet découle uniquement du fait que tu n’imagines pas une seule seconde que la France puisse connaître un régime dictatorial ou autoritaire un jour.

    Or, vues les incertitudes certaines sur le futur de notre planète, et les bouleversements géopolitiques que risquent de créer le pic de pétrole, la raréfaction de l’eau potable, etc, qui peut assurer que le monde occidental sera aussi stable dans 20 ans que maintenant ?

    Dès lors, est-il raisonnable de laisser mettre en place tout un arsenal de moyens permettant un suivi toujours accru des individus ?

    L’argument du « je ne vois pas en quoi les caméras de surveillance sont un problème puisque je n’ai rien à me reprocher », ou « je ne vois pas pourquoi on ne généralise pas le fichage génétique, puisque cela permettrait de confondre des auteurs de viol », est un argument qui a la vue courte, d’après moi. Tant qu’on est dans un régime bienveillant et relativement démocratique, il n’y a aucun problème, certes, mais... Surtout, c’est un argument qui permet d’aller toujours plus loin, petit à petit. « Je ne vois pas pourquoi j’empêcherais des flics d’entrer chez moi pour fouiller quand ils veulent, même en mon absence, puisque je n’ai rien à me reprocher »... « Je ne vois pas pourquoi j’empêcherais le gouvernement de placer des électrodes dans mon cerveau pour savoir ce que je pense, puisque je ne pense rien de subversif »... A partir de quel niveau le fichage ou le contrôle des individus n’est-il plus acceptable ? On ne va pas se retrouver du jour au lendemain dans 1984, mais on peut y arriver pas à pas sans qu’on ne trouve rien à redire à cela. Ce n’est rien d’autre que la « parabole de la grenouille », celle que l’on jette dans la marmite déjà bouillante, et qui saute pour en sortir, ou que l’on met à bouillir progressivement, et qui y reste. D’où la nécessité de dire non maintenant pour éviter les dérives."

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