• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Z

Z

28 ans, objecteur de croissance convaincu, j’essaye de trouver comment vivre en accord avec mes principes sans me marginaliser, comment convaincre mon entourage de la nécessité du grand virage sans être désagréable, comment décoloniser l’imaginaire sans laver les cerveaux, comment se passer de l’écofascisme tout en visant à atteindre un mode de vie réellement durable.

Tableau de bord

  • Premier article le 19/07/2007
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 1 145 59
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique




Derniers commentaires



  • Z Z 20 juillet 2007 16:55

    L’espéranto et les espérantistes me sont sympathiques, mais je ne peux m’empêcher d’être sceptique sur la neutralité prétendue de l’espéranto.

    D’une part, parce que l’espéranto n’est pas l’unique langue artificielle, et donc, sur quel critère choisir l’espéranto plutôt que le volapük, le toki pona, le loglan, ou d’autres langues encore à construire ? Le choix de l’espéranto sous prétexte qu’elle est la langue construite la plus parlée paraît paradoxal. Au final, on pourrait dire que l’espéranto est aux langues construites ce que l’anglais est aux autres langues. J’imagine, sans rien savoir de précis, que le « lobbying » espérantiste doit paraître insupportable aux adeptes des autres langues construites.

    D’autre part, pour des raisons lexicales et non grammaticales, l’espéranto est tout aussi difficile à apprendre que n’importe quelle autre langue pour les locuteurs asiatiques par exemple. Au sein même de l’Europe, certains locuteurs seraient défavorisés (Finnois, Hongrois, Maltais,...) dans l’apprentissage de cette langue, ce qui est injuste.

    On peut aussi craindre que l’espéranto, en devenant langue officielle européenne, devienne associée à un territoire et perde ainsi sa vocation universelle.



  • Z Z 20 juillet 2007 15:15

    skirlet propose une intéressante théorie de la « traduisibilité » des noms : « Mais sérieusement : ce »couchsurfing« n’est pas une marque déposée, donc traduisible. »

    George W. Bush n’est pas une marque déposée, pourtant on ne l’appelle pas Georges W. Buisson. Et aucun champion de Formule 1 ne s’est fait appeler Michel Cordonnier. smiley

    Comme sous-entendu précédemment, CouchSurfing est quasiment un nom propre, en tant qu’il désigne un projet précis baptisé ainsi. (Il y a des noms propres traduisibles me direz-vous.) L’utilisation du mot CouchSurfing en français ne me paraît donc pas se situer sur le même plan que les utilisations de mots comme brainstorming, hardware et low-cost, tant honnis par miaou et consorts, et quand bien même serait-ce le cas, je ne suis pas sûr que cela vaudrait le coup de focaliser la discussion dessus.



  • Z Z 20 juillet 2007 13:40

    Miaou > « Au passage, bravo aux Québecquois qui résistent et qui font cet effort. »

    Il est vrai que les Québécois (c’est quoi cette orthographe, « Québecquois » ?) font preuve d’une plus grande volonté politique pour défendre le français contre l’usage abusif des anglicismes. Néanmoins il ne faut pas oublier que, même si l’on y utilise des termes comme « arrêt » ou « magasinage » plutôt que « stop » ou « shopping », il y a quand même beaucoup plus d’anglicismes au Québec qu’en France.

    « La véritable ouverture vers le monde passe par le maintien d’une véritable diversité linguistique, diversité qui impose qu’au sein de chaque langue, on fasse l’effort de créer en permanence de nouveaux termes (néologismes). »

    Mais un anglicisme est un néologisme, au même titre que tout autre emprunt. Qui plus est, connaissez-vous une langue qui ait disparu en se transformant petit à petit en anglais, en remplaçant chaque mot par un anglicisme ? Les anglicismes ne menacent pas la diversité linguistique, ils menacent éventuellement la « pureté » d’une langue, qui est de toute façon une vue de l’esprit.

    Sur ce, que pensez-vous du CouchSurfing ?



  • Z Z 20 juillet 2007 13:18

    L’idée d’une langue véhiculaire commune à la planète est quand même séduisante, et l’anglais est le mieux placé à l’heure actuelle pour jouer ce rôle. Et à tout prendre, je préfère que ce soit l’anglais qui se fasse massacrer de la sorte que le français. Voir dans l’imposition de l’anglais comme langue « mondiale » un impérialisme américain ou une destruction des cultures autres qu’anglo-saxonnes est une illusion (sans vouloir être vexant, c’était le genre de choses que je pensais quand j’avais 15 ans, et j’ai changé d’avis depuis). Je discutais en début de semaine, en anglais, avec une canapérégrinatrice finlandaise, et de quoi avons-nous parlé ? D’anti-capitalisme, d’altermondialisme, d’écologie, d’anti-impérialisme américain,... Nous avons aussi parlé du chamanisme et des cultes païens encore pratiqués par les Lapons, dont elle fait partie. Les langues vernaculaires et les cultures survivent à l’hégémonie de l’anglais comme langue d’échange, et celles qui disparaissent le font pour d’autres raisons (démographiques notamment).

    Mais nous pourrons en discuter à l’endroit idoine.

    PS : une grill-party, c’est un barbecue (mot apparu en français en 1938, d’un mot anglais de 1697, de l’espagnol barbacoa, mot haïtien). C’est un repas en plein air où l’on se sert d’un brasero (1784, bracero 1722, mot espagnol) à charbon de bois pour faire des grillades. Evidemment, écrit comme ça (grill-party), ça ne correspond pas à un mot réellement en usage (ni en français, ni en anglais), mais à l’origine je voulais l’écrire en allemand (Grillparty (n.f.)) pour coller avec mon exemple, et puis au final j’ai fait n’importe quoi... le stress sans doute.



  • Z Z 20 juillet 2007 10:21

    Boileau419,

    Vous pouvez déblatérer à loisir sur la fatuité et la vanité des autres, en linguistique il n’y a, au final, de légitimité que celle portée par l’usage. Vous écrivez à juste titre que « la défense de la langue française va de pair avec son enrichissement ». Mais un néologisme ne s’impose pas par décret, en pratique, en dépit de l’existence d’une commission générale de terminologie et de néologie. La vanité se trouve donc peut-être de votre côté.

    Avez-vous la même aigreur à l’encontre de ceux qui emploient à l’envi des locutions latines, parce que ça en jette, alors qu’il en existe des équivalents français à tous les coups ?

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv