Il n’y a pas de délit de critiquer une décision de justice, c’est un mythe soigneusement entretenu par les politiques. En revanche, s’en prendre aux juges ad hominem au lieu de critiquer le raisonnement juridique est un délit. Pour l’arrêt de la Cour de cassation, la situation est complexe et concerne la différence de traitement entre le privé et le public mais c’est le fait de lois qui ont été votées par... les politiques. De plus, en cassation, le jugement porte sur la forme et non pas sur le fond, c’est-à-dire est-ce que la loi a été respectée et correctement interprétée lors du jugement précédent.
Donc difficile d’abroger une loi qui n’existe pas...
C’est amusant : la com’ marche bien. On oublie que c’est une décision collégiale de trois juges. Quant à la qualification juridique qui ne tombe pas sous le coup de la prescription elle est en bonne partie justifiée par plusieurs expertises judiciaires et par la mise sous tutelle de la victime. Des juges d’instruction ont fait leur boulot (boulot rendu impossible durant le quinquennat précédent à cause de l’immunité), et ont jugé que les éléments à charge étaient suffisamment sérieux et tangibles pour une mise en examen. C’est une décision lourde mais courageuse, le procès va permettre de rendre les différents éléments du dossier publics et là nous pourrons juger sur pièce. Quant aux propos de M. Guaino ils sont véritablement diffamatoires dans la mesure où celui-ci ne peut connaître la teneur du dossier d’instruction (secret), au moins cette plainte laisse espérer que la séparation des pouvoirs existe réellement.
Sauf que dans les faits cela fonctionne très bien. Exceptée une partie des sujet d’actualités, peoples, politiques et entreprises où des « community managers » passent de la brosse à reluire et dégradent les articles, il y a véritablement transmission de connaissances. Sur la deuxième partie « oxymorique » vous avez quelques siècles de retard : c’est comme ça que fonctionne la recherche scientifique ou le logiciel, accessoirement une colonie de fourmis ou un banc de poissons démontrent le contraire.
L’objectivité n’existe pas sauf à avoir un référentiel absolu et des moyens de mesure. Wikipédia met en avant plutôt la notion de neutralité qui expose les points de vue à un moment donné en fonction du contexte et des informations disponibles et raisonnablement vérifiables, du contradictoire avec des sources. L’objet d’une encyclopédie est de fournir des pistes de départ pour approfondir un sujet, le lecteur ne doit pas être passif d’autant plus qu’il peut être rédacteur et apporter ses connaissances si toutefois il y a consensus sur la qualité et la véracité des informations ajoutées. Eu égard au fonctionnement qui semble anarchique de Wikipédia, ça fonctionne vraiment très bien.
Totale confusion dans cet article. Le problème porte sur l’optimisation fiscale des grosses boîtes qui est légale, pas sur le numérique même si le rapport Collin et Colin voudrait instituer une taxation de certaines données. Quant à l’hégémonie des acteurs américains, qui est une source d’inquiétudes, on peut poser la question autrement : pourquoi en Europe et en particulier en France sommes-nous incapables d’avoir des entreprises numériques capables d’être concurrentielles dans des domaines généralistes ?