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Développeur spécialisé dans les réseaux.

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  • fb 16 avril 2010 17:30

    « Le principe de neutralité est simple : il s’agit de garantir une liberté d’accès à l’information en dépit du contenu. Idéalement les acteurs du réseau doivent rester neutre face au contenu, c’est le principe de base de ce concept. »

    Non. La neutralité d’un réseau est caractérisée par la non discrimination en fonction de la source, de la destination et de la nature potentielle(*) du contenu. Pour Internet cela se traduit par le principe de « Best effort ».

    Ensuite vous évoquez la saturation du réseau, c’est un peu risible. En 40 ans Internet (pas le Web) est passé de 2 nœuds à environ 1,5 milliards de nœuds, démontrant par là que saturer un réseau mondial et maillé est quelque peu difficile.
    Cette fameuse saturation du réseau est simplement l’argument fragile des opérateurs mobiles qui veulent jouer sur l’économie de la rareté en arguant que le spectre radio est limité mais qui dans le même temps n’hésitent pas à pousser des stupidités techniques comme la télévision mobile personnelle (TMP) qui consomment une largeur de bande hallucinante.

    Comme le résume fort pertinemment et avec concision Frida, il s’agit plus de neutraliser le Net en usant d’arguments techniques fallacieux pour revenir à un modèle de type Minitel ou client / serveur via des réseaux privés s’appuyant sur Internet et... des accords commerciaux de « neutralité » ou plutôt de non agression.

    Dommage d’avoir passé sous silence le fameux « Internet doit être neutre vis-à-vis des contenus licites » qui est un monument d’atteinte aux droits fondamentaux et aux libertés essentielles...

    (*) Sous réserve que cela puisse avoir un sens.



  • fb 18 mars 2010 15:43

    @ProPeace,

    La quantité de données n’entre pas directement en ligne de compte dans la consommation, il y a toutefois un vrai problème de rendement des serveurs web actuels mais c’est un autre sujet.
    Le véritable problème posé par Philippe est que le progrès technique actuel ne conduit plus à une substitution mais à une juxtaposition d’outils énergivores.
    En matière d’informatique c’est un véritable problème dans la mesure où la vitesse d’adoption a été fulgurante et bien qu’il y ait eu des progrès spectaculaires et des innovations réelles en matière d’économie d’énergie il n’empêche que par la diffusion au plus grand nombre les projections sont catastrophiques et mériteraient notre attention.



  • fb 18 mars 2010 12:49

    Bonjour, vous citez le nombre de 41 millions de serveurs, pourriez-vous indiquer une source ?

    Sinon pour compléter votre article les seuls 30000 serveurs de Facebook consomment l’équivalent de la production électrique du Tchad (100 MkW.h) ce qui équivaut à 5320 tonnes de rejet de CO2 par an...

    En France l’alimentation des data centers (lieux hébergeant des serveurs informatiques) hors data centers télécom correspond à environ 11 GkW.h (à comparer aux 480 GkW.h de consommation de l’ensemble des équipements en France).

    Il manque en conclusion la phrase de Kenneth Boulding  :

    « Celui qui croit que la croissance peut être infinie dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste. »

    Sources : CIA World Fact Book, Facebook, EDF, étude IDATE : Impact environnemental de la filière TIC en France, 2010.



  • fb 17 mars 2010 10:58

    Donc en gros élaborons un nouveau texte qui ne servira à rien sauf à ce que des politiciens l’évoquent devant des journalistes serviles la main sur le cœur...
    Il serait bien plus intéressant d’essayer de faire entrer la Déclaration des droits de l’homme actuelle comme préambule de la Constitution en lieu et place de la Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen (déclaration qui concerne un périmètre limité : essentiellement le pénal).
    Ce serait déjà une (r)évolution d’une ampleur phénoménale qui mettrait à mal une quantité astronomique de lois, décrets et autres.

    Sur un seul exemple de votre texte : l’article 27, il y a, me semble-t-il, une régression gigantesque, à la fois juridique et sociale, par rapport au texte d’origine qui est très loin de s’appuyer sur des idées périmées puisque le fondement de l’économie des immatériels repose en bonne partie dessus !

    Bref, votre texte ne soulève pas mon enthousiasme, tout le contraire de la Déclaration universelle des droits de l’homme qui est à la fois un texte superbe et accessible mais surtout d’une précision juridique ciselée (c’est peut être d’ailleurs pourquoi aucun pays, à ma connaissance, n’en a fait le socle de son Droit).



  • fb 17 mars 2010 10:04

    « « La Déclaration universelle des droits de l’homme », texte offciel au niveau des Institututions internationales [...] »

    C’est un mythe soigneusement entretenu ; la Déclaration universelle des droits de l’homme est au plus au niveau d’une résolution des Nations unis, c’est-à-dire non contraignante juridiquement.
    Bref, c’est une déclaration mais d’intention !

    Appliquons peut être d’abord cette déclaration - qui est bien plus subtile et intemporelle qu’il n’y parait - plutôt que de céder à la mode actuelle de la logorrhée législative non applicable juridiquement.

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