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Taverne

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Simple citoyen, je ne n'adhère à aucun parti. 
Je suis juriste et, par passion : poète, philosophe et auteur de textes de chansons.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 26/08/2010
  • Modérateur depuis le 28/10/2010
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Derniers commentaires



  • Taverne Taverne 16 juin 2021 16:47

    Cet excellent exposé se limite par son sujet : le savoir est décrit comme une accumulation. Si bien qu’il y est question quasi exclusivement d’effet cumulatif : du savoir, des techniques et même du nombre de morts plus nombreux que les vivants.

    Il me semble que le mot « jugement » n’y apparaît qu’une fois. Au contraire, les mots ayant trait à l’accumulation, à la quantité, sont légion. Or, à côté du principe de connaissance(1) (qui doit son essor surtout à l’invention de l’écriture : verbale et mathématique), il y a le principe du jugement.

    (1) J’ai apporté ma contribution sur le principe de connaissance(voir le tableau).

    Ce n’est pas véritablement une critique de ma part car je comprends que ce n’est pas l’objet de cet article sur Pascal.

    Mais si l’homme veut progresser et maintenir une société, il doit aussi parfaire son jugement. Or, j’ai le sentiment qu’il a mis cette tâche sur « pause ». L’émotion a remplacé le jugement qui, négligé, n’évolue plus. Si bien que, même vivant en société, l’homme revient peu à peu à l’état animal. Je ne parlerai pas d’ensauvagement car c’est un problème bien plus étendu que cela.

    La conversation des contemporains avec les Anciens à travers les livres, qui renforçait notre esprit critique et notre jugement,est écarté au profit de discussions de surface entre contemporains de plus en plus incultes. La polémique du fait divers a remplacé la grande cause, le débat d’idées. Travailler sur soi-même pour avoir un meilleur jugement ? A quoi bon puisque mon instinct, mon émotion et mon fameux « bon sens » font de moi un individu pétri de certitudes. Principe d’immédiateté, de réactivité et de visibilité de mon Moi. Donald Trump est un archétype assez parlant sur ce point. Le jugement écarte la vérité et assène son opinion en érigeant en vérité autre. Les bibliothèques regorgent pourtant de livres. Mais cette accumulation ne vaut plus rien. Il faut reprendre le jugement en main avant que cela ne dégénère vers le pire...

    L’être humain redevient animal bien que vivant en société. La société ne suffit plus à garantir son évolution positive. L’effort cumulatif ne compte plus. L’individu contemporain ne croit qu’en lui-même. Science sans conscience...

    Ce qui a fait passer l’homme de la superstition à la foi, ce n’est pas l’effet cumulatif des savoirs mais son besoin d’élévation. C’est le langage écrit qui a permis cela (les textes sacrés, les textes philosophiques, les ouvres littéraires : Odyssée, Enéide, etc.). C’est l’élévation de fa faculté de jugement qui a rendu cela possible et non pas l’accumulation et la transmission quantitative. S’il n’était pas passé de superstition à la foi, l’homme en serait encore à voir des esprits partout dans la nature.

    L’être humain doit donc reprendre son ouvrage où il l’a laissé. Je veux parler de perfectionner son jugement. Le jugement n’est pas cumulatif. Sa nature est autre.



  • Taverne Taverne 16 juin 2021 14:56

    Mais j’oubliais (quelle ingratitude de ma part). Je crois que je dois à Paul Villach la chance d’avoir aussi interviewé par une radio suisse qui faisait souvent appel à lui pour critiquer la presse officielle. J’avais rédigé un papier qui ne méritait pas tant d’honneur et qui portait un regard critique sur le journal Le Monde.



  • Taverne Taverne 16 juin 2021 14:52

    @Réflexions du Miroir

    Bonjour Foufouille, bonjour Guy,

    Paul Villach habitait le département voisin du mien mais la Bretagne est grande et on ne s’est jamais rencontrés. Il suivait toujours le même créneau et portait ses critiques surtout sur la forme des choses. C’était un analyste que l’on aimait lire. Qu’il ait bredouillé devant Fogiel se comprend.

    J’ai moi-même à l’époque été interviewé par un journaliste du JT du servie public (Hervé Claude). Je ne sais plus quelle année c’était. Mais Hervé Claude travaillait alors pour une télé privée. Il est très sympa. J’y suis à la demande d’Agoravox (à Quimperlé, près de chez moi). Je n’ai pas bredouillé mais je reconnais qu’il n’est pas facile de défendre un point de vue de journalisme citoyen devant des gens très sceptiques. Je n’ai pas trouvé ma prestation exceptionnelle mais le député Erwan Balanant m’avait chaudement remercié. Très sympa aussi.

    Je n’avais pas l’expérience que j’ai acquise depuis…

    Je n’ai jamais rencontré Carlo et je le regrette.

    Je lirai ton article. 



  • Taverne Taverne 15 juin 2021 17:14

    @babelouest et ZenZoe curieux 

    Les philosophes se sont trompés quand il sont allés au-delà du précepte. Quand ils se sont posé la question : qui suis-je ? ou qui est « je » ? Sauf Montaigne, ce sage homme, qui s’en tint à son prudent « que sais-je ? »

    Descartes affirma que je suis une « chose qui pense » (res cogita).
    Quoi ? s’insurgea Pascal une « chose » ! Non, je ne suis pas une chose mais un Etre qui est lié à Dieu et par l’amour divin.

    Descartes a affirmé que l’esprit était distinct du corps (et bien oui , c’est plus pratique pour l’envol de l’esprit vers l’Au-Delà…). Quoi ? s’insurgea Spinoza : je suis Un, corps et esprit tout ensemble.

    Par la suite, c’est parti encore plus en quenouille…« Je » est un autre« (Rimbaud) et allez donc ! Nietzsche »deviens ce que tu es« et il est devenu fou.

    C’est pourquoi, je dis qu’il faut s’en tenir au précepte grec :

     »connais-toi« , le verbe connaître étant à prendre au sens actif. Actif : un travail sur soi-même. Mais point trop n’en faut je dis et, disant cela, je ne fais que me référer au second précepte de Delphes »Rien de trop". Si les philosophes avaient pris en compte cette seconde partie, ils n’auraient pas fait une fixette sur la première (plus fascinante, il est vrai. Mais ne vous laissez jamais fasciner). On n’a déjà pas assez d’une vie pour appliquer le précepte dans sa conception élémentaire selon ma méthode une autre méthode pertinente.



  • Taverne Taverne 15 juin 2021 14:40

    Correction à propos de Shakespeare.

    La citation n’est pas tirée du Conte d’hiver mais de la comédie « Comme il vous plaira ». Toutes mes excuses aux lecteurs, je suis devenu un expert en erreur de référencement : voir mon dernier article dans lequel je m’étais trompé de cinéaste) :

    Jacques : Le monde entier est un théâtre, et tous, hommes et femmes, n’en sont que les acteurs. Tous ont leurs entrées et leurs sorties, et chacun y joue successivement les différents rôles d’un drame en sept âges. »

    (All the world’s a stage, and all the men and women, meerely Players : They have their exits and their entrances. (…)

    J’en profite pour réparer une erreur de frappe : mot manquant au 2° du II  : je le place ci-dessous entre accolades : 

    « L’homme (le genre humain) est né pour travailler : pour travailler oui mais pour [ travailler ] sur lui-même  ! »

    La « faculté de se tromper » que je disais...

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