Kerjean, Ce que veut dire rocla, c’est que les cotisations sociales du fonctionnaire sont payées par son employeur public (l’état, donc nos impôts), alors que les cotisations sociales du salarié du privé sont payées par son employeur privé (l’entreprise, l’artisan).
Et là où ça part en couille, c’est que ce con de fonctionnaire n’achète pas assez à l’artisan pour lui permettre de cotiser à sa caisse de retraite. C’est donc bien de la faute des fonctionnaires (pompiers, policiers, prof, assistantes sociales, techniciens, balayeurs et autres feignants cachés derrière leurs bureaux) si les artisans ne s’en sortent pas, et de manière générale, que l’économie ne marche pas.
C’est juste ce qu’on aurait pu croire qu’il voulait dire.
C’est le nombre députés pour faire la « majorité » qui compte pour déterminer qui gouverne et dans quel sens. Et au delà des 5% necessaires au remboursement de la campagne, et du temps de parole médiatique délivré par le CSA, il va falloir trouver des accords pour les législatives. C’est la compromission démocratique : on s’arrange pour avoir le plus de députés possible.
Donc Bayrou et Le Pen vont se compromettre avec L’UMP et Mélenchon avec le PS.
J’ai rencontré les deux petits garçons de la dernière photo. Sur la route qui mène à Ouakam en attendant un taxi. Ils m’ont chanté des chansons que je ne comprenait pas. Juste pour faire l’aumône, le zakat. Je leur ai donné 100 CFA, 1 franc, zéro virgule quinze euros. Ils étaient super content et m’ont chanté des chansons jusqu’à l’arrivée du taxi. Faire l’aumône à des enfants de 6 ou 7 ans habillés de haillons, c’est le constat de la misère humaine.
La misère c’est la honte de notre civilisation (Guéant y compris), c’est la honte des incapables et des voleurs qui sont censés nous représenter, les élus cumulards et récidivistes qui se vautrent dans la futilité du luxe mégalomaniaque, incapables de s’occuper des enfants en haillons, ni de leur famille qui logent de manière fixe dans la rue.
Un jour, il sera évident pour tout le monde, cela sera même appris à l’école, que le sens et le but de la nature humain sont que personne ne soit dans la misère.
Tout contradicteur qui dispose des 500 signatures est de fait légitime face à un autre candidat plébiscité par les sondages, ou qui dispose des 500 signatures.
J’ai bien aimé plusieurs passages dans cette émission : - Guaino, mercenaire de la politique jamais élu par personne, qui sentant le coup venir (du clash possible avec Mélenchon) se la joue super mielleux avec MLP. Presque à la fin ils se font la bise. En résumé, il comprend et valide ses valeurs mais réfute ses solutions. - Les divers journalistes intervenants, qui chacun à leur tour, posent des questions qui fâchent mais pas trop. Bachar tu le condamnes ou pas ? on s’en fout des tes explications, réponds oui ou non. Le questionnaire du « pour ou contre » est idéal dans cette démarche. c’est ludique et populaire : lumière rouge pour non, lumière verte pour oui, sur le grand tableau récapitulatif. A chaque fois le journaliste élude les explications par une « synthèse » comme dit Poujadas qui réduit les nuances, les idées, les pistes de réflexion à pour ou contre, oui ou non. (Nous citoyens on se dit : mais des arguments s’opposent et sont valables, on réduit à oui ou non, ou nous essayons d’en savoir plus, de développer le raisonnement ?) - Le faux laisser aller dans le début du débat avec Mélenchon, j’ai cru voir « duel » écrit sur le panneau didactique et populaire. La méthode visiblement employée : on laisse partir en vrille le début du débat/duel et on recadre, oreillette en main. Sauf que ça part sur un scénario qui n’est pas prévu, Mélenchon (égal à lui même) rentre dans le tas, directement , et Marine répond par un plaidoyer qui explique qu’elle refuse de répondre à Mélenchon car imposé par France 2 et second couteau, rabatteur pour Hollande. Stupeur de la production non visible au montage. On imagine Poujadas qui écoute les consignes à l’oreillette. Du coup, c’est Mélenchon qui fait le forcing auprès de Poujadas pour reprendre la parole. (la suite sur les vidéos)
Cette émission montre la pauvreté du débat politique, économique et idéologique. J’avais imaginé que MLP aurait démonté Guaino en montrant qu’il avait soutenu et vendu les mensonges de Sarkosy et sa politique mondialiste qui ont, au moins en partie, participé à la crise actuelle, et qu’elle aurait trouvé des points d’accord avec Mélenchon sur cette critique du mondialisme libéral, qui leur est commune, tout en assumant son nationalisme, et soyons fous une « auto-critique » sur les derniers discours de son père.
Une occassion ratée de faire réfléchir le citoyen au delà du journalisme.
Le FN n’est pas une secte. Juste un parti politique nationaliste et libéral qui prône la préférence nationale. Il y a des électeurs, des citoyens auxquels ces valeurs parlent, soyons démocrate et acceptons le. A eux d’assumer d’assumer ce genre de valeurs.