Tout est de notre faute. On se vautre dans le luxe du smic, en rêvant d’un logement, d’une vie de famille, de loisir et de culture ! Ce n’est plus possible. Chacun sait que la misère est une fatalité, nous allons devoir l’affronter. A coup de pavés dans les CRS, et je t’incendie la voiture à 50.000 euros d’un innocent, et je me prend des grands coups de matraque dans la tronche alors que je viens juste manifester, dans le cadre de la démocratie, certes j’ai incendié une voiture mais c’était symbolique.
Quoi ? les mecs pour qui on a voté ont emprunté tout ces milliards pour payer des fonctionnaires incompétents et « employés à vie », les retraites des vieux et inutiles, et les feignants de chômeurs qui ont cotisé mais pourraient faire des efforts pour retrouver un travail, et ça fait trente ans que les ministres et députés ont oublié de tout calculer dans le budget ?
C’est pas clair cette histoire. Christine Lagarde quand elle était ministre expliquait aux journalistes que l’on vote et finance un budget en déficit par la croissance. Elle n’a jamais parlé d’emprunt. On nous aurait menti. C’est bien notre faute d’avoir été trop con. Un peu quand même. Mieux vaux tard que jamais.
« Je suis vraiment de gauche, et du coup je pense que l’emploi à vie est effectivement une des choses les plus débiles qui soient. » Je suis vraiment ni gauche ni adroit, mais il faut vivre toute sa vie. C’est con de le dire, mais c’est pour faire le parallèle avec la citation sus-citée.
Avec le recul, c’est la jungle en pire. Un point d’eau (on pisse et chie dans un trou), un arbre pour dormir (je dramatise un peu), trois pommes à glaner, un champs de maïs à cultiver.
Vive la république, vive la France ! Non, Vive la vie, vive la mort !
La modération dans une cadre journalistique c’est comme le « reportage, l’enquête ». On a au départ l’info publiée par l’AFP et /ou autre agence de presse. Donc le journaliste dans son cadre éditorial recoupe et vérifie l’info. Il téléphone aux protagonistes, vérifie que Libé et le Figaro, etc vont en parler. Du coup l’info est devenue une vérité.
Les journalistes ne vont pas plus loin. Ils filment, commentent, et discutent de cette vérité. Au canard enchainé par exemple, ça balance de l’info compromettante quand la source est sûre, et que ça implique pas trop ou du tout les actionnaires majoritaires, en fait non, même s’ils pourraient être impliqués (Au pays de Candie ...).
Imaginons une pure fiction, une conversation téléphonique piratée entre deux personnages immaginaires : torice et amothep , reçue par le redac chef d’Agoravox (on est en pleine SF) :
torice : on l’a bien flingué ce con de sarkosy sur Avox ! amothep : oui, notre plan à bien marché.
t : j’ai pas trop abusé en accusant tous mes contradicteurs de fascistes ? a : non, c’était parfait, ça correspond à ton personnage.
t : mais je passe pour un crétin à moitié con dans l’histoire ! a : pas grave, tant qu’on peut enfumer du crétin, on mérite bien notre salaire.
t : je ne fais pas ça pour le pognon, même si je me gave ! a : ah bon, mais pourquoi alors ? Moi pour défendre Bayrou !
t : tu te fous de moi ou quoi ? a : bien vu l’aveugle !
On imagine que cette « information » ne serait jamais publiée. L’information c’est la vérité, et réciproquement.
Modérer les tentatives de mensonge est donc normal. Oui à la vérité, non au mensonge !
De nombreuses perles dans cet article monty phytonnesque. Je retiendrais : « Il [le candidat idéalisé pour le changement] se heurterait non seulement à la résistance des riches, mais surtout à part considérable des gens ordinaires qui considèrent leur mode de vie comme non-négociable. »
Je suis un gen ordinaire, et je suis prêt à négocier mon mode de vie. (je suis dans le ton ?) Je suis prêt à me battre, pas tuer des gens de sang-froid, mais pendre des salauds après jugement de sang froid, oui. Les pendre symboliquement évidemment, les envoyer aux travaux forcés, par exemple réparer les digues dans les zones innondables ou participer au démentellement des centrales nucléaires, fleurons de la technologie française. Sachant que « Les politiques ont la même idéologie et la même culture que nous », ils comprendront le jour de leur jugement dernier juste avant la mort, qu’ils doivent souffrir autant qu’ils ont fait souffrir. Et cela dans une approche humaniste.
Que dire de plus ? Définition de la politique : « arbitrer entre les besoins et les exigences des différents groupes de pression tout en faisant avancer les objectifs idéologiques de leur base ».
Cet article est nécessaire. C.Fourest se retrouve à la confluence de la stigmatisation des uns et des autres, des trop ceci ou trop cela.
Agoravox permet l’expression de ces derniers et de nous autres. Ce n’est pas l’expression de la démocratie, comme on dit à la télé, c’est la discussion entre gens prêt à confronter leurs idées ou pas, à remettre en question leur valeurs face à des certitudes affirmées.
On dit que machin est un fasciste et l’autre un communiste ; « on » est un con me disait ma mère. Elle avait bien raison.
C. Fourest dénonce les extrémismes religieux, surtout musulmans, et en tant que femme et lesbienne c’est dur à porter. Moi j’aime les femmes, même lesbiennes ou musulmanes, de toutes orientations religieuses ou sexuelles qu’elles soient, comme la plus part des hommes.
Je soutiendrait le discours de C.Fourest quand elle dénoncera tous les extrémistes, de toutes les religions, de toutes idéologies. Je dénonce tous les extrémistes.
Je dénonce les extrémistes qui tuent des familles en Afghanistan, en Irak, et au Pakistan et partout ailleurs. Je dénonce les extrémistes qui ruinent des familles en Grèce.
Je dénonce les extrémistes israélien qui tuent des palestiniens. Je dénonce les extrémistes palestiniens qui tuent des israéliens. Je dénonce l’incompétence des journalistes à dénoncer tout cela, la fuite en avant du système économique mondialisé, la crétinisation des masses. Je dénonce la torture, les prisons illégales, la haine dont le racisme.
Je dénonce la nature humaine manipulée via son vice favoris : l’ignorance.
JF Jacobs, la petite bougie que vous avez prit soin de garder allumée, nous sommes nombreux à vouloir la garder vivace. C’est juste un troupeau d’éléphant dans le couloir qui bloque la lumière.