(mode cynique-libéral on) Car il commence par : « le bonheur d’apprendre ». Et c’est choquant, tant cela est intellectuellement suspect de ne pas correspondre aux standards des « valeurs actuelles ». Le bonheur c’est être riche et d’en profiter. Profiter, c’est prendre du plaisir en achetant le travail des autres, en payant ce que je ne sais pas faire. Profiter, c’est acheter le savoir et les compétences des autres. J’ai ce droit car il a été défini que mon statut, mon savoir et mes compétences me le permettent ; hommes, territoires, vies : que du bla-bla. Si je peux prendre plus, je me sert, j’en reprend, j’en joui, j’en suis fier, car je suis un winner.
« Perdre la vie, perdre son humanité, perdre ses droits civiques, perdre son emploi, quel est le plus grave ? Quel est le plus facile à retrouver ? » Aucun tant que tu es en vie tu profites de ton pognon. Philosopher sur des évidences ne rapporte rien, et ne satisfait que les gagne-petit.
La seul bonheur est d’apprendre à jouir. Le reste est de la foutaise. Point barre, à la ligne, circulez rien à voir.
Le parallèle avec les langages de programmation n’est pas vraiment pertinent. Les langages de programmation ont tous des spécificités liés aux évolutions techniques et à leurs cadres d’utilisation. Les langages humains disent tous la même chose, avec des références différentes.
L’apprentissage spécifique de l’anglais dès le plus jeune age est lié, on le devine, au désir de former du travailleur-consommateur performant maitrisant la langue majeure de la « civilisation valeureuse ».
Apprendre le basque ou le breton, c’est comme apprendre à programmer sous Flash ou sous MySql : c’est un besoin spécifique mais utile voire nécessaire.
Aux langues sont liées des cultures, apprendre une langue c’est s’imprégner d’une culture. Ce n’est pas rentable en terme de productivité, mais beaucoup plus en terme de culture.
« Chacun ses croyances. » Je dirais plutôt : pour tous le savoir.
Très bonne analyse Walid, Je propose la mise en place d’un « salaire social » pour employer tous les chômeurs. Payé par les indemnités chômage et à défaut à la valeur RSA, le « chômeur social » serait mis à disposition des entreprises et autres créateurs de richesses. Il en résulterait un baisse des coûts du travail et une hausse de la compétitivité. Aussi, pour dynamiser l’économie je propose la possibilité de créer des « entreprises sociales » financées par une hausse de la TVA de 5 à 10 points, employant uniquement des « salarié sociaux » et gérées de manière collégiales par les entreprises du CAC 40, les vrais moteurs de l’économie. Ensuite, une annulation des tranches supérieures de L’impôt sur le revenu ainsi que de toutes charges sur les salaires supérieurs à 10.000 euros, afin de favoriser la hausse des hauts salaires et la consommation des foyers concernés.
Pour finir, la construction de « camp sociaux » pourrait permettre un plein épanouissement des « populations sociales » dans un cadre culturellement adapté à leur besoin évident de socialisation, par un encadrement rigoureux et valorisant de la culture du travail.
Un referendum me parrait la bonne manière de faire adopter ces idées de bon-sens social.
Annie, c’est du fond que traite cet article. DSC n’est pas un philosophe de comptoir, c’est un philosophe partisan. Donc il écrit sur les sujet qui le concerne, et évidemment pas sur les SDF. Les gens sans aucun domicile tout court ni fixe n’ont pas d’autre parti prit que d’en trouver un. Et comme ces derniers ne mangent pas de truffes avec les leader des réseaux politiques, il est inutile d’en parler. Un non philosophe disait : « misère, misère c’est toujours sur les pauvres gens que tu t’acharnes obstinément ». « misère, misère tu te fais l’ennemi des petits, tu te fais l’allié des pourris ». http://www.youtube.com/watch?v=ackQ47EiK7Q C’est vachement complotiste de dire cela, non ?
Il faut admettre que la misère et la pauvreté sont une fatalité, car c’est mathématiquement impossible que personne ne soit pauvre, tout le monde le sait, c’en est la preuve. Donc aucune raison d’en parler, il y a les pauvres et les autres. Du coup autant tenter sa chance vers la richesse et le bonheur, l’ascenseur social ne marchant plus ou pas, toutes les méthodes sont bonnes pour palper le pognon et parvenir à la gloire et au pouvoir.