Je me méfie de la
« psychanalisation » systématique des comportements car
au-dessus des pulsions, il y a un cortex qui donne du sens et peut
modifier celles-ci et même les déclencher.
Cependant, ici, je
partage exceptionnellement cette vision orgasmique d’un ballon-sperme
pénétrant dans un filet-utérus.
En n’oubliant pas
que d’autres succès provoquent aussi des explosions de joie sans
qu’on puisse y déceler un inconscient de sexualité satisfaite.
Mais ce regard
freudien sur le foot pourrait expliquer pourquoi ce sport intéresse
davantage les hommes que les femmes.
Posséder sur soi
les paroles de la chanson de Craonne en 1917, (certains soldats ont
été fouillés à corps) ou en chantonner l’air, vous conduisait
systématiquement au « tourniquet », au conseil de guerre qui
était une caricature de justice d’Ancien Régime : les
seigneurs-officiers, sous la domination absolue du plus gradé,
condamnaient le manant-soldat en le faisant taire éventuellement.
Ceux qui partaient à Biribi, le bagne militaire dans le Sahara
avaient de la chance s’ils en revenaient vivants.
Que la chanson de
Craonne soit encore censurée en 2016 montre que les zélites ne
veulent pas que les « chefs » qui envoyaient des milliers
d’hommes à la mort par carriérisme et pour figurer dans le
communiqué, soient critiqués par les manants d’aujourd’hui.
Il y a continuité
dans le déni de justice et de démocratie.
le loup ne
tolère pas la concurrence sur son territoire
Ceci est un argument
fondamental !!!
Dans le Grand Nord
canadien au XIXe siècle, les loups ne s’attaquaient pas
aux hommes : les meneurs de meutes avaient appris par imitation de
leurs parents à ne pas le faire, car les hommes pouvaient tuer à
distance avec un grand bruit.
En revanche, ils
s’attaquaient aux chiens de traîneau attachés chacun à un piquet
la nuit, quand l’homme dormait et de ce fait incapables de se
défendre en meute.
On a rapporté aussi
dans le passé, beaucoup d’histoires de chiens de garde des fermes
retrouvés morts les nuits d’hiver, dans les régions à climat rude.
Il est clair que les
chiens errants ont appris à éviter les zones où ils flairaient des
odeurs de loup et qu’on ne peut leur attribuer une part majeure dans
le massacre des troupeaux.
Bon, entrons dans le
détail : si on remplace Batum par un joueur ordinaire, il ne marquera
pas autant de points et son équipe perdra le match qu’elle aurait
gagné avec Batum. C’est ça la différence.
Si on remplace Ghosn
par un gestionnaire qualifié (école supérieure de gestion) et non
bien sûr par un ingénieur de production (encore que !) Renault fera
autant de bénéfices. Il n’y aura pas de différence. Sauf que
Renault économisera les millions d’euros qui vont tous les ans dans
la poche de Ghosn.
On peut constater
qu’après le décès ou le retrait de patrons « charismatiques »
ou présentés comme tels par les médias de droite, la grosse
entreprise fonctionnait aussi bien.
On a longtemps fait
croire au bon peuple que sans Marcel Dassault il n’y aurait pas eu le
Mirage III, mais après son décès, on a vu apparaître le Rafale
qui est à ce jour inégalé. C’est en effet le seul à ce jour à
disposer d’un empennage canard mobile piloté par ordinateur pour
maximiser la portance et la manœuvrabilité qui en font le seul
avion de combat réellement multi-missions à l’heure actuelle.
On pourrait citer
également la famille Michelin et le pneu à carcasse radiale et
câblage d’acier mis au point par des ingénieurs salariés. Les
Michelin se sont surtout illustrés par leur luttes anti-syndicales
qui sont au final contre-productives : les meilleurs, les plus
intelligents s’en vont. Sans leur ingénieurs, leur entreprise aurait
stagné.
Par charité, je ne
parlerai pas de Mme Bettencourt, première fortune de
France : vous ne direz pas que sans elle, L’Oréal coulerait ?
Vous devriez lire
les ouvrages des Pinson-Charlot.
Pour de nombreuses personnes comme moi Goldmann est juste un bon
auteur-compositeur comme d’autres, que j’écoute gentiment à la radio
mais dont je n’ai pas acheté un seul disque.
Il y en a d’autres, des millions d’autres qui ne sont pas de votre avis et qui acceptent de payer pour ses chansons. Libres à eux. Non ?
Demandez à un joueur de basket pris au hasard dans un club de jouer à la place de Batum ! Vous constaterez rapidement une différence ! Les gens aiment plus les chansons de Jaen-Jacques Goldmann que celles des autres auteurs-compositeurs. Ils sont prêts à payer pour l’entendre ou ses compositions, lui et pas un autre.