Il est clair que si le phénomène touche la France, il concerne également tous les pays développés et notamment les Anglais (Et peut-être plus encore les États-uniens qui vivent dans un pays à la dérive où l’éducation des masses est une catastrophe). Mais il est préférable pour un journaliste british de mettre en cause le voisin français secrètement jalousé, plutôt que les ultra-chauvins de son propre peuple.
Petite anecdote révélatrice : des journalistes britanniques avaient écrit que le QI moyen anglais était largement supérieur à celui des Français parce qu’ils ne savaient pas que la note 100 du test français correspondait à 120 du test anglais. Après correction d’échelle il apparaissait que le QI moyen français (dont on peut discuter la valeur pour mesurer l’intelligence, soyons clairs) surpassait celui des Brits. Naturellement, les journalistes anglais n’ont pas publié de mises au point !
Quand le
lien entre prémisses et conclusion est systématiquement brisé
La
publicité a un rôle extrêmement marginal dans la performance
intellectuelle des enfants. Je pense qu’il n’y a pas lieu d’épiloguer
dessus longtemps.
Néanmoins
je ne comprends pas la brisure entre prémisses et conclusion
attribuées aux publicités télévisées.
Au
contraire beaucoup commencent par rappeler un problème à résoudre,
linge sale, lavabo bouché, mauvaises odeurs etc. et se terminent en
proposant LA solution, l’utilisation du produit qui fait l’objet de
la séquence publicitaire. C’est au contraire une démarche
intellectuelle très logique !
La grosse différence
entre Nicolas Batum et Carlos Ghosn, c’est que le public paie,
volontairement, pour avoir le plaisir d’admirer le basketteur
déployer son adresse, son talent, et faire gagner leur équipe
préférée.
Alors que Ghosn « se sert dans la caisse » avec
l’appui du conseil d’Administration et comme les autre parasites qui,
parce qu’ils s’enrichissent en dormant, sont justement appelés
« actionnaires », « caisse » qui est constituée par
la vente de véhicules fabriqués par une armée de travailleurs
exploités.
Et que l’on ne dise
pas que ce salaire proprement dément récompense un talent
exceptionnel pour « redresser » l’entreprise : il existe des
milliers de cadres issus d’écoles de commerce ou de gestion qui
pourraient en faire autant pour un salaire d’ingénieur.
Nicolas Batum comme
Jean-Jacques Goldmann dont on a également dénoncé les revenus, sont
irremplaçables eux.
Étonnant que les
ordolibéraux de BerBrux (Berlin-Bruxelles) n’aient pas encore mis le
nez dans ces affaires intérieures françaises en rappelant
l’exigence de « concurrence libre et non faussée ».
Ah ! mais c’est
vrai : c’est quand il s’agit débattre le service public et de
favorisé le privé et ses actionnaires que ce principe sacré
s’applique.
Et la défense des
« privilèges acquis » et le « corporatisme » ne
concerne que les fonctionnaires !
Merci à Saltz pour
son historique précis.
Je me permets
d’ajouter ce fait d’histoire : après la guerre de 14-18, le nombre
d’hommes ayant le permis de conduire les automobilistes avait
fortement baissé.
Justement des nobles
russes, chassé par la Révolution d’Octobre affluaient en France
dont ils avaient appris la prestigieuse langue et que beaucoup
parlaient de préférence au russe à la maison ne serait-ce que pour
ne pas être compris des domestiques.
La plupart ayant fui
en catastrophe, arrivaient ruinés dans notre pays et ne
connaissaient aucun travail susceptible de les nourrir.
Mais les jeunes
avaient le permis de conduire, un luxe en Russie. Pour survivre,
beaucoup devinrent ainsi chauffeurs de taxis.
Ils transportaient
les riches Français(es) seul(e)s capables de s’offrir ce moyen de
transport de luxe. Les belles manières des aristocrates russes et
même leur accent plaisait beaucoup.
Mais le nombre de
prolétaires français conquérant ce diplôme professionnel qu’était
le permis de conduire augmentant régulièrement au fil des années,
existait le risque que le revenu des nobles russes s’effondrât.
L’augmentation
excessive des taxis en 1936, toujours réservés aux gens aisés,
pouvait provoquer paradoxalement une pénurie dramatique. C’est
peut-être pourquoi le Front populaire a créé un numerus clausus.
Je vous trouve bien
venimeuse Vipère ! (facile, j’en conviens).
Qu’entendez-vous par
des actions concrètes dans les cités (pourquoi dans les cités
plutôt qu’ailleurs, d’ailleurs ? ) ?
Pas trouver un
travail aux chômeurs car cela relève d’une politique ministérielle,
d’une politique économique. Or c’est ce que demande en premier les
gens humiliés par le sentiment qu’on n’a pas besoin d’eux.
Concrètement, dans
les cités, que peut-on faire ?
On pourra aider les
gens à s’opposer à une loi inhumaine (loi votée par les députés
élus) comme une expulsion. Mais ces protestations n’empêchent
jamais les décisions judiciaires d’être exécutées par des
huissiers et des « forces de l’ordre ».
Après un incendie
dans un immeuble dangereux, on verra des hommes politiques exprimer
leur vertueuse indignation. Cela change-t-il quelque chose pour
l’avenir ? Non. Ça c’est du vent !
Pour changer la vie
des gens, il faut avoir le pouvoir politique. Tant que vous ne l’avez
pas, vous ennemis rigolent. Et pour avoir le pouvoir, il faut
convaincre ceux qui ne sont pas assez conscients qu’ils le détiennent
en fait, quoi qu’on dise, à savoir les électeurs.