Le TAFTA est un « traité inégal » comme l’Europe en a fait signer aux Chinois au XIXe siècle, tout à l’avantage des firmes états-uniennes et au détriment des firmes et des peuples d’Europe. Il va nécessairement susciter de puissantes révoltes quand il sera mis en œuvre et que ces peuples mesureront à quel point ils ont été trahis par leurs gouvernants. Ces révoltes pourraient prendre une ampleur imprévisible comme le rejet de la loi El Khomri. Si j’étais un conservateur britannique désireux de calme social dans mon pays, je ne serais pas pressé de le signer. Donc la menace d’Obama d’en exclure la GB en cas de Brexit était plutôt ridicule.
Les Britanniques
possesseurs de titres résidant sur le Continent comme en
Espagne et en France, savent calculer leurs pertes réelles.
Ils
perdent s’ils vendent aujourd’hui.
Mais
comme cette baisse des cours est uniquement spéculative, elle va
être suivie avant moins d’un mois d’une remontée et peut-être, du
fait que, comme en Islande, l’économie britannique se portera mieux
après le Brexit, ces actions de sociétés anglaises
deviendront-elles au contraire très recherchées et leurs
propriétaires pourraient faire un joli bénéfice s’ils vendaient
avec une monnaie revenue à son cours habituel !
Pour parvenir à une
société « acceptable » (pour ne pas la définir davantage),
il faut abattre deux « murs de prison », l’UE et les
gouvernements nationaux conservateurs (De Hollande à Sarkozy pour
nous).
Les Britanniques ont
percé le mur de l’UE.
Maintenant, il leur
faut créer un mouvement de gauche, une sorte de Podemos, ou de
Syriza (qui sans le pistolet sur la tête de l’UE aurait réellement
changé la donne en Grèce) pour abattre le second mur, l’alliance de
la droite avec la fausse gauche.
L’avenir nous
montrera s’ils en sont capables. Mais leur passé ne plaide pas pour
l’optimisme.
En effet, ils ont
longtemps combattu soit des peuples progressistes, Indépendantistes
américains de Washington, Révolutionnaires républicains de l’an
II, soient des peuples qu’ils ont colonisés et méprisés longtemps
et tout d’abord des Africains et des Indiens. Et ils vivent dans la
nostalgie de ce passé-là.
D’autre part, les
revenus artificiels de la City, diffusent quand même peu ou prou
dans la ville énorme de Londres et donne à ses habitants le
sentiment qu’il ne faut pas « renverser la table ».
Mais après des
années de dictature catholico-franquiste et la disparition du pays,
soit par l’exil, soit par la répression, des progressistes et des
révolutionnaires, on constate cependant que c’est en Espagne que la
gauche alternative est la plus proche du pouvoir et qu’il sera
impossible à l’UE, à la différence de Syriza, de la neutraliser.
Alors, pourquoi pas
un mouvement populaire en GB ?
La Grèce n’était pas représentée à Yalta ! Ceci explique cela.
Et puis les Britanniques durent aider après 1945 les royalistes et réactionnaires grecs minoritaires à vaincre la majorité résistante dans laquelle les communistes dominaient. Dans certains endroits ce fut une véritable extermination des maquisards qui n’avait rien à envier aux massacres nazis. On n’allait pas obliger un allié objectif dans la Guerre froide à payer pour un pays qui pouvait basculer dans l’horreur rouge !