La nourriture est très culturelle. Dans les pays européens,
après la guerre, il est devenu normal de manger plus de viande –
elle, qui avait manqué – mais
il est évident que l’on peut largement réduire notre consommation
(j’ai même lu récemment que la disparition de l’homme de
Cro-Magnon était peut-être due à une trop grande consommation de
viande…) plié de rire !
sinon oui, le truc
bio et le circuit court est juste pour les bourgeois la plupart du
temps.
il est évident que
l’on peut largement réduire notre consommation [de
viande] :
C’est
parfaitement exact. En revanche il ne faut pas
réduire
notre consommation de protéines
!
Car
c’est la mort en cas de privation totale et pour les enfants, une
carence prolongée en protéines, c’est un développement mental
insuffisant qu’ils traîneront tout le reste de leur vie (abrégée).
Les
protéines se trouvent également dans les végétaux (plus ou
moins). C’est d’ailleurs là que les herbivores les récupèrent
après un laborieux travail de leur système digestif : Les vaches ne
se nourrissent pas d’herbe, mais des bactéries qui ont fait
fermenter
l’herbe dans la panse (température et humidité idéale pour elles).
La purée verte ainsi formée doit être remastiquée une seconde
fois avant d’être enfin digérée à la manière d’une viande.
Nous,
humains,
avons repris ce principe en faisant fermenter nombre d’aliments
dont le chou. Nos ancêtres ont mangé de la choucroute tous les
jours pour
survivre, trouvant
d’autres protéines dans le pain (gluten).
Ils étaient cependant, (les pauvres et les modestes) carencés ...
Car
nous n’avons pas le système digestif adapté pour récupérer les
protéines de l’herbe. Il nous faut, en l’absence de viande, de
poisson, d’œufs, consommer des végétaux qui récupèrent l’azote
fixé sur leurs racines par d’autres bactéries. Le végétal le plus
chargé en protéines est la lentille verte ou rouge. Mais comme
décidément notre système digestif d’omnivore est peu adapté, nous
n’en récupérons qu’une fraction minoritaire (30 % environ), il faut
en consommer de grandes quantités pour en avoir autant qu’avec un
aliment d’origine animal.
L’idée
que Neandertal
ait disparu pour avoir mangé trop de viande est complètement
farfelue : en concurrence avec Cro-Magnon
(c’est-à-dire notre ancêtre direct) qui lui aussi chassait, sans
doute plus habilement,
c’est
plutôt la famine qui a amené Neandertal
à décliner doucement pour disparaître enfin
du
côté de Gibraltar.
plié de rire !Ah bon ! Mais pourquoi ?
sinon oui, le truc bio
et le circuit court est juste pour les bourgeois la plupart du temps.
Si
l’on achète des produits de base et de saison en magasin bio et des
produits industriels en hypermarché, les prix de revient sont
comparables. Mais évidemment les premiers, il faut les éplucher et
faire de la cuisine avant de les déguster.
Bien que cela nous
éloigne de la question européenne fort heureusement relancée après
le « Brexit », je vais encore une fois étaler ma science à
propos des cycles solaires dont les variations déterminent une
partie du climat, une partie seulement.
En effet, avec la
même intensité de rayonnement, la Terre serait gelée sans gaz à
effet de serre comme la vapeur d’eau ou le gaz carbonique et elle
serait brûlante comme Vénus si son atmosphère était constituée
essentiellement de gaz carbonique et de méthane.
La présence de la
vie sur notre planète a joué un rôle essentiel sur les
températures. Les premières algues microscopiques ont joué un rôle
primordail pour refroidir les températures en capturant et
immobilisant des quantités énormes de carbone dans leur chimie
organique.
Elles ont ensuite
été secondés par les coquillages et les coraux qui ont utilisés
les CO2 pour fabriquer leurs protection contre les prédateurs.
Protections qui sont tombées au fond des mers à leur mort, sans se
décomposer, constituant ainsi les milliards et les milliards de
tonnes du calcaire qu’on trouve toujours figé aujourd’hui par
exemple dans le Bassin parisien ou qui constitue la Grande Barrière
de corail.
Ce refroidissement
était heureux car le soleil brille de plus en plus avec le temps. Et
dans quelques milliards d’années, bien avant qu’il devienne une
géante rouge il aura complètement asséché les océans et donc tué
toute vie.
Souvent des effets
d’auto-amplification modifient l’albédo de la planète (sa brillance
vue de l’espace) et son atmosphère. Nous connaissons deux de ces
effets actuellement : la glace de la banquise renvoie beaucoup plus
que la mer libre le rayonnement solaire. Plus elle fond, plus
l’albédo de la planète diminue, plus l’arctique se réchauffe et
donc plus la glace fond ...
Le deuxième effet
est la fonte, de nos jours, en été, de la toundra sibérienne,
fonte qui libère du méthane issu de la décomposition autrefois
incomplète de la matière organique, incomplète à cause du gel qui
régnait toute l’année.
Le méthane est un
gaz à puissant effet de serre. Quand le sol dégèle, il est libéré
et retient par effet de serre les infrarouges, ce qui réchauffe le
sol lequel libère davantage de méthane ...
Mais il est évident
que l’intensité du rayonnement solaire joue aussi un rôle
considérable dans le climat des planètes.
Pour visualiser ces
variations on réalise une représentation graphique qui dessine donc
une onde complexe. Si celle-ci est périodique, on peut en utilisant
la transformée de Fourier la décomposer en une addition d’ondes
sinusoïdales de longueurs d’onde chacune différente et d’amplitudes
variées. Cela permet de faire des prédictions sur l’évolution de
l’onde complexe en continuant l’addition des ondes après
aujourd’hui.
Le problème est que
certains tracés sont chaotiques au sens mathématique du
terme. Cela signifie qu’il faut une infinité de courbes
sinusoïdales pour les décomposer par la transformée de
Fourier. Autrement dit nous ne pouvons pas trouver de solution exact.
Certes, nous pouvons
obtenir des solutions approchées, mais les mathématiques du chaos
montrent que la plus petite erreur initiale entre la valeur approchée
et la valeur réelle conduit rapidement à des écarts considérables
entre la prévision et le constaté.
Ce phénomène est
fréquent. Il concerne également la prévision météo : plus on
prévoit longtemps à l’avance, plus on a de risques de se tromper.
C’est pour donner une image parlante de ce phénomène que l’on parle
« d’effet papillon ».
Une petite remarque
à propos du renforcement du vent solaire à haute altitude après un
affaiblissement du champ magnétique terrestre : s’il est probable en
effet que cela entraîne la formation de davantage de cirrus, nuages
de glace à fort albédo et donc diminue la chaleur le jour, ces
nuages renvoient efficacement vers la Terre les infra-rouges la nuit.
Le bilan sur les températures est sans doute nul ou faible.
M. Madjour, comme toujours, voit la paille dans l’œil des pays d’Europe mais pas la poutre dans l’œil des pays musulmans.
Non monsieur, la devise de la République, Libert, Égalité, Fraternité n’est pas « déclassée » par votre « sagesse » (comme si les autres n’étaient pas « sages »). Elle est plus que jamais valable pour le monde entier, y compris les pays comme l’Arabie saoudite où l’on vient de condamner à mille coups de fouets (auxquels il ne survivra pas) un homme dont l’immense crime est de se dire athée.
Il faudrait aussi ajouter à notre fière devise LAÏCITÉ !
Les
universités américaines annoncent toujours monts et merveilles pour
obtenir de l’oseille dans le cadre de l’autonomie et de la
concurrence des établissements d’enseignement supérieur dans un
pays ultralibéral qui ne veut pas éduquer les pauvres.
Toutes
ces idées sont farfelues !
Par
exemple, pour fabriquer le parasol géant satellisé (à quelle
altitude ? Car plus il sera haut plus il devra être grand pour faire
la même ombre sur la planète et s’il est trop bas il défilera
rapidement dans le ciel), il n’existe aucune fusée imaginable
capable d’emmener les tonnes d’éléments dans l’espace. Quant à
monter cette voile immense dans le vide spatial ...
L’iodure
d’argent comme la poussière industrielle, ont pour effet de
faciliter la condensation de la vapeur d’eau en formant un noyau sur
lequel se dépose une rosée initiale, amorce qui grossira en captant
l’eau alentours jusqu’à former une goutte d’eau. En fait cette
condensation libère de la chaleur ! Cependant la température étant
normalement moins élevée en altitude qu’au sol, la pluie en été
rafraîchit la basse atmosphère, surtout si la goutte a été portée
en altitude par le violent flux d’air chaud libéré par la
condensation et y a gelé, tombant alors sous forme de grêlon.
La
pluie ne modifie donc pas globalement les températures de la
planète.
En
revanche un nuage, a l’albédo très élevé renvoie vers l’espace
les rayons solaires susceptibles d’échauffer le sol. Le problème
est qu’il renvoie aussi vers le sol les rayons infra-rouges qui s’y
sont ainsi formés. Pour que les nuages refroidissent la planète ; il
faudrait qu’ils forment un voile épais dans la journée mais
disparaissent le nuit pour laisser les IR filer dans l’espace.
Mais
ce genre de contrôle météorologique restera pour toujours de la
science-fiction car il impose de contrôler des quantités colossales
d’énergie.
Quant
à l’idée de répandre dans l’atmosphère du soufre, elle relève de
la folie furieuse : le soufre se combinerait rapidement avec oxygène
et hydrogène pour former de l’acide sulfurique lequel détruirait
tous les feuillages lors de pluies acides ... aussi bien sinon mieux
que l’agent orange au Vietnam !!!