En ce qui concerne le comportement au froid de ma VE, je ne fais pas de théorie, c’est ce que j’ai observé, à mon étonnement d’ailleurs. Étonnement partagé, semble-t-il, par l’auteur de l’article à propos de sa moto électrique.
Vous avez raison, une VE consomme plus à la montée qu’au plat, mais cette consommation supplémentaire est restituée à la descente. L’énergie potentielle acquise lors de la montée est utilisée pour freiner le véhicule en rechargeant la batterie. Quel que soit le profil des dénivelés, une VE partant d’une altitude x et s’arrêtant à la même altitude consomme la même chose que si elle avait fait le trajet sur un profil horizontal. Ce qui est très loin d’être le cas d’une VT, je n’ai jamais entendu parler d’une VT qui rempli le réservoir à la descente. . . Le problème de la PAC, c’est tout autre chose. Ma PAC est en géothermie, forage à 200 m. La sonde, même au froid de l’hiver, ne descend jamais en dessous de 12° C. J’ai fait installer des radiateurs basse température, pour avoir 21° C dans les pièces, la température des radiateurs est en général de 35°C. (le pire que j’aie vu, c’est par -15° C dehors, ils étaient à 44° C. La différence entre source froide et source chaude ne dépasse que très rarement 23°, dans ces conditions le COP de la PAC atteint largement 4 (1 kWh électrique consommé pour 4 kWh thermiques fournis). . Effectivement, les installateurs qui proposent des PAC en aérothermie au nord d’une ligne Bordeaux — Valence ou plus de 500 m d’altitude sont, au mieux, des rigolos incompétents, au pire des arnaqueurs, et sans doute les deux options.
De telles installations devraient être totalement proscrites. Mais peut-on attendre des décisions raisonnables de la part d’énarques (ou leurs clones) parisiens, entièrement hors sol et sans aucune culture technique ou scientifique ?
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En tout état de cause, ma PAC, après plus de 10 ans d’expérience, m’a permis d’économiser environ 15.000 € de frais de chauffage, tout en ayant un bien meilleur confort thermique que mes vieux radiateurs électriques à accumulation.
Je n’ai aucune idée du prix de la batterie, mais admettons le tiers de la valeur de la VE neuve, soit 7.000 €. Ce qui me paraît nettement exagéré, mais enfin, il faut bien partir d’un chiffre.
Pour la VE, 8 ans et 100.000 km :
7.000 € de batterie +
électricité pour 1.40 € x 1.000 = 1.400 € +
entretien estimé à 2.000 €
Total 10.400 €
À comparer avec le coût des services d’une thermique Pensez aux vidanges, courroie de distribution, embrayage, huile boîte à vitesse, etc, etc. Il y en a bien pour 3.000 €.
Entretien 3.000 € +
carburant 5 l x 2 € x 1.000 = 10.000 €
Total, 13.000 €
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Au total, une VE, c’est 10.400 €. Une VT c’est 13.000 €, donc 2.600 € de plus qu’une VE. . J’ai pris les cours du jour du carburant et de l’électricité, au cours des prochaines huit années. Ils ne peuvent qu’augmenter l’un et l’autre, ce qui ne fera qu’accroitre le gain procuré par la VE, tout simplement par le fait qu’une VE consomme environ cinq fois mois d’énergie qu’une thermique. . Bien entendu, mon calcul concerne ma petite voiture qui répond parfaitement à mes besoins. Mais pour une Tesla haut de gamme ou une Porsche, les chiffres sont certainement très différents. Mais après tout, si l’on veut jouer le kéké, il est normal de payer plus.
@l’auteur qui dit : « Étonnamment, la température n’a pas l’air d’influer sur la batterie. ».
C’est aussi la constatation que j’ai faite avec ma VE, le froid n’a pratiquement aucune incidence sur l’autonomie.
En revanche, le chauffage ou la clim (mais à moto…) ont une puissance d’un kW. Donc une heure de chauffage (je ne mets jamais la clim) m’enlève environ 10 km d’autonomie.
Je ne vais pas parler de moto électrique, mais de voiture électrique.
Il y a maintenant un peu plus de 2 ans, j’ai acheté une voiture électrique.
Oh, pas une Tesla, une low cost, la Spring de Dacia, prix de revient, aides et prime à la casse comprise : en gros, 15.000 €. Petite, 4 places, mais un coffre assez grand. Look de SUV. Autonomie sur catalogue, 231 km, 300 km en cycle urbain. 120 km/h maximum.
Depuis, et après plus de 12.000 km, que du bonheur.
Mon autonomie réelle est, en moyenne, de 260 km, trajet de campagne montagnarde, un peu de ville, pratiquement pas d’autoroute.
Je consomme en moyenne 10,5 kWh par 100 km, comme je la recharge avec la production de mes photovoltaïques, cela me revient à environ 1,40 € pour 100 km¹. Avec une thermique me rendant les mêmes services, j’en aurais pour plus de 12 €.
En 2 ans, 120 €, pour la visite annuelle, sans doute superflue, mais garantie de trois ans oblige (la batterie est garantie huit ans). La prochaine visite en décembre.
Ah, j’oublie, j’ai dû aussi remplir à 3-4 reprise le lave-glace .
Et c’est tout. Absolument aucun frais. Et comme le dit l’auteur, la régénération fait que l’on n’use quasiment pas les freins. Et pour moi qui habite un endroit montagneux, 10 km avec un dénivelé positif de 300 m, suivi de 10 km avec un dénivelé négatif de 300 m, je consomme exactement la même chose que 20 km à plat.
Jusqu’à preuve du contraire, on n’a jamais vu une thermique qui remplit le réservoir à la descente, en revanche, elle consomme plus à la montée.
Ce n’est pas une voiture de compétition (0-100 km en 19 secondes), mais au feu tricolore, je laisse facilement les thermiques derrière, jusqu’à 50 km/h, l’accélération est forte.
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1) Je compte comme coût du kWh photovoltaïque le prix que je revendrai ce kWh si je ne l’utilisais pas.