Sylvain Rakotoarison, vous oubliez un aspect important de la personnalité d’A. Einstein : c’était un homme de gauche. Voici la conclusion d’un article qu’il a écrit en 1949 (https://www.marxists.org/francais/general/einstein/1949/00/einstein.htm) elle est sans ambiguïté : " Je suis convaincu qu’il n’y a qu’un seul moyen d’éliminer ces maux
graves, à savoir, l’établissement d’une économie socialiste,
accompagnée d’un système d’éducation orienté vers des buts sociaux.
Dans une telle économie, les moyens de production appartiendraient à la
société elle-même et seraient utilisés d’une façon planifiée. Une
économie planifiée, qui adapte la production aux besoins de la société,
distribuerait le travail à faire entre tous ceux qui sont capables de
travailler et garantirait les moyens d’existence à chaque homme, à
chaque femme, à chaque enfant. L’éducation de l’individu devrait
favoriser le développement de ses facultés innées et lui inculquer le
sens de la responsabilité envers ses semblables, au lieu de la
glorification du pouvoir et du succès, comme cela se fait dans la
société actuelle.
Il est cependant nécessaire de rappeler qu’une économie planifiée n’est
pas encore le socialisme. Une telle économie pourrait être accompagnée
d’un complet asservissement de l’individu. La réalisation du socialisme
exige la solution de quelques problèmes socio-politiques extrêmement
difficiles : comment serait-il possible, en face d’une
centralisation
extrême du pouvoir politique et économique, d’empêcher la bureaucratie
de devenir toute-puissante et présomptueuse ? Comment pourrait-on
protéger les droits de l’individu et assurer un contrepoids
démocratique au pouvoir de la bureaucratie ?
La clarté au sujet des buts et des problèmes du socialisme est de la
plus grande importance à notre époque de transition. Puisque, dans
les circonstances actuelles, la discussion libre et sans entrave de ces
problèmes a été soumise à un puissant tabou, je considère que la
fondation de cette revue est un important service rendu au public.".
Vous pouvez tordre la réalité, manipuler les chiffres comme vous voulez, il n’en reste pas moins qu’aucun réacteur n’est en fonctionnement au Japon et que cette situation va certainement durer passablement de temps, si ce n’est définitivement.
Le gouvernement qui a été réélu ne l’a pas été à cause de ses positions pro-nucléaires, mais MALGRÉ ses positions. La participation a été très faible, l’opposition, prise au dépourvu, était totalement divisée. Ce qui a largement contribué au succès d’Abe, c’est la politique économique : baisse du yen, retour d’une inflation modérée, croissance, report d’une hausse du taux
de TVA (actuellement à 8 %), le nucléaire a joué un rôle totalement négligeable, nul même, dans ces élections, alors, ne manipulez pas la réalité ou informez-vous sur le Japon.
JMBerniolles, mes fantasmes, comme vous dites, date du temps où, jeune ingénieur, j’ai participé au démantèlement d’une centrale après un accident majeur, je me suis alors rendu compte de l’invraisemblable danger lié au nucléaire. . Parce que, il n’y a pas eu que 2 accidents importants dans le nucléaire (Tchernobyl et Fukushima), mais, à ma connaissance, au moins 4 accidents (sans compter ceux soupçonnés (à cause de l’augmentation inexpliquée de la radioactivité dans le monde) mais non vérifiés dans la Sibérie de l’URSS) : les 2 précédemment cités plus Three mile Island (accident de niveau 5/7), là, on a échappé au pire, la fusion du coeur n’a été que partielle et la radioactivité a pu être contenue.
Venons-en à la centrale de Lucens en Suisse, celle dont j’ai participé au démantèlement. Il s’agissait d’un réacteur expérimental en pré-industrialisation, d’une puissance de 6 MW (267 fois moins puissant qu’un EPR). Il était placé dans une caverne atteinte par une galerie de plus de 100 m. de long, avec près de 400 m. de roches au-dessus (il y avait deux autre cavernes, l’une pour la piscine de stockage, l’autre pour les générateurs électriques). Bref, des conditions de conditionnement que l’on ne retrouve actuellement dans aucune des centrales existant dans le monde (il faudrait mettre ces centrales, compte tenu de la puissance, certainement à plus de 2000-3000 m. sous terre). Le réacteur a commencé à diverger en décembre 1966, il était prévu qu’il fonctionne jusqu’à fin 1969. En janvier 1969, il y a eu un problème de refroidissement et une fusion partielle du cœur du réacteur, entraînant un rejet massif dans la caverne de confinement, heureusement, aucune présence humaine dans la caverne. L’entreprise qui m’employait à l’époque est intervenue fin 1969, j’ai participé au démantèlement à partir de début 1970. C’est en voyant les dégâts fait par l’accident d’un petit réacteur expérimental que je suis devenu un adversaire de l’énergie nucléaire. Et encore heureux qu’il ait été confiné dans une caverne profonde. À l’heure actuelle, 45 ans après, la caverne contenant le réacteur est noyée dans du béton au plomb. Les deux autres cavernes, peu atteintes par la radioactivité ont été autorisées, depuis deux ou trois ans, comme lieu de stockage d’archives, sans présence humaine continue. Voilà le résultat d’une accident sur un tout petit réacteur, parfaitement confiné. Imaginez maintenant les résultats sur un réacteur de la puissance et du confinement de Flamanville arrivant à Lucens. Pour les grandes villes, Lausanne, Évian, Thonon, Genève et, selon la direction des vents, Annecy, une partie de la région Lyonnaise seraient encore maintenant en large partie inhabitables.
Maintenant, JMBerniolles, j’attends le compte rendu de vos expériences PRATIQUES ET PERSONNELLES du démantèlement d’un réacteur après accident.
J’ai une proposition à vous faire. J’ai fais une bonne carrière après Lucens (pas dans le nuke, mais dans un domaine bien plus porteur). J’ai donc un bon niveau de vie, même en retraite. Je suis près à vous offrir un voyage au Japon, à condition que vous acceptiez d’aller travailler à Fukushima durant, mettons 6 mois. Il vous suffit d’avoir une bonne expérience technique (ce dont je ne doute pas puisque vous vous prononcez de façon péremptoire sur ce forum) et des connaissance basiques de l’anglais ; les Japonais seront ravis d’avoir de l’aide. Comme je vais deux à trois fois par année en Extrême-Orient, je peux même faire une grande partie du voyage avec vous. Mais évidement, je n’irai pas à Fukushima, parce que cela fait bien des années que je milite pour que des Fukushima n’existent pas. C’est une offre absolument sérieuse.
@JMBerniolles qui écrit : « ...Sans demander l’avis de nos anti nucléaires professionnels, le Japon va redémarrer une bonne partie de ses réacteurs... »
Et, il ne s’agissait pas d’une bonne partie de ses réacteurs, mais de 2 sur 54, soit moins de 4 % et 62 % de la population japonaise est totalement opposée au nuke. Mais, comme d’habitude, les pro-nuke se foutent totalement de l’avis des populations. Heureusement qu’au Japon il y a des juges indépendants.
Avec le flots de nouvelles tendant à confirmer la fin du nuke, les pro-nuke s’agitent comme des diables dans des bénitiers, normal, ils ont leurs prébendes à défendre. Pourtant, ils ne devraient pas trop se faire de soucis : le démantèlement (et même sans parler de démantèlement, la simple mise au repos) va procurer passablement d’emplois, Et ce sera toujours le peuple qui paiera, par l’intermédiaire du prix de l’électricité ou des prélèvements publics (ceux-ci, les pro-nuke oublient toujours de les prendre en compte dans leur calcul de coût).
Bonjour Olivier, Vous êtes un peu en retard dans vos information lorsque vous dites « ...Flamanville devait être opérationnel en 2012…on envisage aujourd’hui 2017…et la facture est passé de 3 milliards d’euros à 9 milliards.... ».
Parce que les choses vont vites à Flamanville, beaucoup plus vite que la construction elle-même. Mercredi dernier, le « Canard enchaîné » nous apprenait que la cuve d’acier du réacteur (425 tonnes), déjà en place, avait une capacité de résistance de 40 % inférieure aux normes et qu’il faudrait sans doute la retirer et en fabriquer une nouvelle, d’où 3-4 ans de nouveaux retards et de frais supplémentaires.
La plus grande partie de la cuve a été sous-traitée à Japan Steel, mais le couvercle et le fond sont de fabrication française. Les parties fabriquées au Japon sont irréprochables, les défauts ne touchent que les parties fabriquées en France. Heureusement, si j’ose dire. la cuve de la centrale finlandaise a été entièrement fabriquée au Japon et semble sans défaut, cela ne va donc pas augmenter le montant des indemnités que doit payer Areva (c’est à dire l’ensemble des Français) à la Finlande pour non respect des délais. Malheureusement, la cuve de la centrale chinoise de Taishan, fabriquée également en partie en France, semble souffrir des mêmes défauts. Les Chinois vont-ils exiger, en plus du remplacement de la cuve (parfaitement normal), des indemnités de retard ? Les Français n’ont pas fini de payer pour le nucléaire « bon marché ».
@Isga, lorsque vous écrivez : " ...les jeunes actuels savent se servir d’un très grand nombre de
programmes informatiques, c’est à dire qu’ils connaissent un grand
nombre d’algorithmes,... « , vous démontrez votre incompétence absolue. Parce que vous vous, utiliser un programme c’est faire connaître des algorithmes ? Bref, c’est un peu comme si vous disiez »les jeunes actuels savent parfaitement conduire un grand nombre de véhicules, c’est-à-dire qu’ils connaissent comment concevoir un moteur à explosion.". Votre remarque est du même niveau de stupidité.