J’oubliais encore, le tritium, déchet d’une réaction de fusion, peut très bien être le combustible d’une autre réaction de fusion et dans ce cas, c’est de l’hélium qui est produit, non radioactif. Mais cette réaction demande des températures plus élevées (de l’ordre de 45 millions de K°) que les fusions à base de deutérium. L’idéal serait évidement une fusion d’hydrogène 1, malheureusement, dans l’état actuels de nos connaissances, les conditions voulues de densité ne se rencontrent que dans les étoiles.
J’oubliais, ne me prenez pas pour un baba cool éthéré, je suis parfaitement réaliste. L’un des principaux reproches (en dehors de la promotion d’une solution pouvant être catastrophique pour l’humanité) des pro-nuke de fission, c’est qu’ils se raccrochent désespérément à des solutions qui ont plus de 60 ans d’âge, même si les technologie sont actuel, le concept est vieillot. C’est qu’ils freinent de toute leur forces les solutions de fusion. Je sais, je sais, il y a les investissement autour d’ITER, mais c’est une goutte d’eau dans un océan de dépenses pour la fission (dépenses pas comptabilisées en totalité dans le coût réel de l’électro-nucléaire de fission)
Et pourtant la fusion me semble représenter l’avenir.
Avec de nombreux avantages :
- Combustible en quantité pratiquement illimitée et disponible partout dans le monde (ce qui est loin d’être le cas de l’uranium).
- Absence totale de déchets à long terme, le principal déchet radioactif, le tritium a une période de 12,32 ans (à comparer avec quelques produits de fission, par exemple, les 24.110 ans du plutonium ou les 15,7 millions d’année l’iode,etc). Au surplus, la radioactivité du tritium est de type béta, une fois le confinement fait, des parois en matériaux légers suffisent, alu par exemple.
- La réaction n’est pas auto-entretenue, il est absolument impossible qu’une installation de fusion s’emballe, un accident tel que ceux qui se sont produit dans les centrales à fission ne peut pas arriver dans une installation de fusion. C’est d’ailleurs l’un des points cruciaux qui doit être résolu : comment faire pour entretenir la réaction en obtenant un retour positif d’énergie ?
@JMBerniolles qui dit : « ....Je ne connais pas ce réacteur expérimental suisse. .. »
Cela prouve que vous ne connaissez pas vraiment votre sujet ! La puissance thermique était, si mes souvenirs sont exacts, de 29 MW, 6 MW c’est la puissance des générateurs. Comme je l’ai dit, il s’agissait d’un réacteur expérimental de type pré-industrialisation. Il s’agissait de construire une industrie nucléaire suisse. L’accident a mis fin à ces velléités. La Suisse s’est équipée essentiellement de réacteurs US, mais, comme maintenant ce pays a décidé de sortir du nucléaire, ils vont être mis à l’arrêt définitif d’ici une vingtaine d’années.
Vous trouverez ici une suite de 10 articles concernant cette centrale, je ne donne pas les dix liens, je pense que tous le monde saura cliquer sur « vers la ... partie ».
J’ai passablement d’autre références à vous proposer, mais au moins celles-ci émane du gouvernement suisse et sont donc officielles. J’ai encore des papiers personnels archivés dans mon grenier.
Il semble que vous n’êtes pas très chaud pour aller à Fukushima, comme je vous l’ai dit, je suis prêt à vous accompagner, en tout cas jusqu’à Tokyo, de toute façon, le Japon ne représente pour moi qu’un détour de 2-3 heure dans un voyage d’une quinzaine d’heures que je fais régulièrement.
Sylvain Rakotoarison, vous oubliez un aspect important de la personnalité d’A. Einstein : c’était un homme de gauche. Voici la conclusion d’un article qu’il a écrit en 1949 (https://www.marxists.org/francais/general/einstein/1949/00/einstein.htm) elle est sans ambiguïté : " Je suis convaincu qu’il n’y a qu’un seul moyen d’éliminer ces maux
graves, à savoir, l’établissement d’une économie socialiste,
accompagnée d’un système d’éducation orienté vers des buts sociaux.
Dans une telle économie, les moyens de production appartiendraient à la
société elle-même et seraient utilisés d’une façon planifiée. Une
économie planifiée, qui adapte la production aux besoins de la société,
distribuerait le travail à faire entre tous ceux qui sont capables de
travailler et garantirait les moyens d’existence à chaque homme, à
chaque femme, à chaque enfant. L’éducation de l’individu devrait
favoriser le développement de ses facultés innées et lui inculquer le
sens de la responsabilité envers ses semblables, au lieu de la
glorification du pouvoir et du succès, comme cela se fait dans la
société actuelle.
Il est cependant nécessaire de rappeler qu’une économie planifiée n’est
pas encore le socialisme. Une telle économie pourrait être accompagnée
d’un complet asservissement de l’individu. La réalisation du socialisme
exige la solution de quelques problèmes socio-politiques extrêmement
difficiles : comment serait-il possible, en face d’une
centralisation
extrême du pouvoir politique et économique, d’empêcher la bureaucratie
de devenir toute-puissante et présomptueuse ? Comment pourrait-on
protéger les droits de l’individu et assurer un contrepoids
démocratique au pouvoir de la bureaucratie ?
La clarté au sujet des buts et des problèmes du socialisme est de la
plus grande importance à notre époque de transition. Puisque, dans
les circonstances actuelles, la discussion libre et sans entrave de ces
problèmes a été soumise à un puissant tabou, je considère que la
fondation de cette revue est un important service rendu au public.".