Aucune école n’est persuadée de détenir la vérité, sauf peut-être quelques sectes qui n’ont rien à voir avec le bouddhisme.
Si vous pensez que le bouddhisme est une philosophie de vie, sans règles, qui peut-être suivie sans guide, libre à vous. Seulement, cela ne vous permet pas de parler en tant que bouddhiste, car vos paroles expriment une appartenance de coeur, pas un réel engagement.
Je n’appelle pas tous les libre-penseurs des « gogos new-age » mais j’ai pu constater un pourcentage assez important de ces gens dans les assemblées ou les retraites bouddhistes. Ces gens jettent souvent le discrédit sur le bouddhisme par leur manque d’engagement, le non-respect des préceptes et les jugements à l’emporte-pièce sur les maîtres ou enseignements.
J’espère me tromper, mais j’ai la forte impression que vous appartenez à cette catégorie.
Catherine, la tolérance et la non-violence imposent de passer toujours par le dialogue, et surtout jamais par la critique frontale d’un religion ou d’un courant religieux.
Je suis plutôt d’accord avec vous concernant l’attitude parfois trop réservée de la communauté bouddhiste, qui est d’ailleurs peut-être contraire à l’attitude révolutionnaire du Bouddha en son temps (remise en question de l’hindouisme, abolition des castes, etc.)
Je ne mets pas en doute vos qualités de bouddhistes mais vous pose quelques questions fondamentales. Quasiment aucune personne, à moins d’être un ermite méditant toute la journée dans une forêt ou une grotte, n’est capable d’atteindre l’éveil seul, sans guide. De plus, il est absolument contraire au bouddhisme de se réclamer de son enseignement sans suivre ses préceptes. Je pense donc que vous comprendrez ma démarche.
Pour les maîtres, il y en a des bons, des moins bons et, évidemment, des usurpateurs. C’est le propre de n’importe quelle idéologie.
@Vero87 et Catherine : vous prônez vous-même l’intolérance si contraire aux enseignements bouddhistes. Comment pouvez-vous vous réclamer d’un quelconque enseignement du Bouddha ?
Avez-vous pris refuge ? Avez-vous un maître ? Je crains que votre bouddhisme ne soit qu’une religion amuse-bouche, dans laquelle vous puisez ce qui fait plaisir à votre intellect mais oubliez les règles strictes nécessaires à une pratique digne de ce nom.
Le noble sentier octuple
La compréhension juste (Sammā ditthi)
La pensée juste (Samnā saṅkappa)
La parole juste (Sammā vecā)
L’action juste (Sammā kammanta)
Le mode de vie juste (Sammā ājiva)
L’effort juste (Sammā vāyāma)
L’attention juste (Sanmā sati)
La concentration juste (Sammā samādi)
Les 4 incommensurables peuvent également vous donner une idée de la difficulté de la tâche :
La compassion (Karunā),
née de la rencontre de la bienveillance et de la souffrance d’autrui,
développée par la méditation appelée karunā bhāvanā ;
La joie sympathique (Muditā), qui consiste à se réjouir du
bonheur d’autrui (muditā bhāvanā) ;
L’équanimité (uppekkā, upeksā) ou tranquillité,
qui va au-delà de la compassion et de la joie sympathique, est un état
de paix face à toute circonstance, heureuse, triste ou indifférente (uppekkā bhāvanā).
Votre remarque est pertinente, Samir, mais sachez que nombre d’occidentaux commencent à comprendre combien les passions et désirs sont souvent autant de chaînes qui les entravent.
Il y a évidemment dans le bouddhisme occidental une grande partie de gogos new-age, et bon nombres de personnes en recherche de repères, mais le bilan global me semble largement positif, même si l’on aimerait effectivement que les lois du bouddhisme soient un peu plus appliquées autour de nous (Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’il te fasse, l’acte juste, la pensée juste, la parole juste, etc.)
Concernant l’Islam, nous entendons bien plus parler de kamikaze, de fondamentalisme et de fatwa, pourtant à l’opposé complet du message d’amour du Coran, à mon humble avis. La plus grande jihâd n’est-elle pourtant pas celle contre l’ego ?
Les rencontres inter-religions instaurées par Jean-Paul II, et prônées par le Dalaï Lama, pourraient permettre de dépasser les clivages pourtant souvent ténus entre les différents cultes, dommage que l’actuel pape ne poursuive pas dans cette direction.