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Analis

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  • Analis 28 avril 2017 16:37

    @Olivier Perriet

    Ne soyez pas trop naïf. Ce serait bien si les dirigeants internationaux révélaient si facilement les méfaits de leurs semblables, mais la réalité est que les relations internationales se font sous un mode mafieux. Il est très rare qu’un pays mette au jour les turpitudes secrètes même de ses ennemis, ne serait-ce que parce que lui-même en a à cacher, il faut vraiment que quelque chose d’essentiel soit en jeu. De plus, dans le cas présent, Poutine tenait à ne pas traiter les occidentaux et golfiens comme des ennemis, dans l’espoir qu’ils suivraient les règles et reviendraient dans le droit chemin, en leur offrant même des moyens de ne pas perdre la face. Une posture un peu naïve, parce qu’en l’instance les différents agresseurs de la Syrie avaient décidé de rompre les règles en se comportant non plus comme de vrais gangsters, mais bien comme de vulgaires voyoux, et étaient décidés à violer toutes les lois de la diplomatie et même des relations internationales secrètes.

    En l’ocurrence, il aurait été bien mieux que les agents occcidento-turquo-israélo-golfiens soient gardés en prison et jugés, en attendant leur exécution pour terrorisme, sabotage, crime contre l’humanité etc... et que cela serve d’exemple pour ceux qui auraient été tentés de les imiter. La mansuétude envers leurs mentors n’a débouché sur rien d’autre que ceux-ci se croyant intouchables et autorisés à continuer comme avant... Ce n’est que les quelque fois que les russes ont tapé du poing sur la table que des résultats ont été obtenus.



  • Analis 28 avril 2017 16:09

    @Olivier Perriet
    une guerre civile qui, jusqu’à présent, n’a pas entraîné d’invasion militaire massive extérieure (Syrie).

    Quand même si, car d’une part : ce n’est pas une vraie guerre civile, mais une agression télécommandée de l’extérieur, déguisée en guerre civile ; et d’autre part, d’abord les combattants apportés de l’étranger sous le contrôle de puissances ennemies (France, Grande-Bretagne, USA, Turquie, Qatar, Israël etc...) sont très nombreux et essentiels pour maintenir le conflit, et ensuite les rebelles internes, en général peu efficaces, sont néanmoins eux aussi armés par ces puissances hostiles.

    Il existe donc bien une agression étrangère généralisée contre la Syrie, la seule différence avec l’Irak étant la méthode (qui a cependant été reprise contre lui en 2014, le précédent étant bien sûr la Libye). Obama, Sarkozy, Cameron et les néo-conservateurs de tous les pays se sont rendus compte qu’il était beaucoup moins cher et efficace de téléguider des guerres internes, mélangeant guerre civile et envoi de mercenaires et djihadistes, sur le modèle de l’agression contre le Nicaragua dans les années 80. Au final, le résultat en matière de destruction du paus visé qui ne veut pas se rendre est presque aussi efficace.



  • Analis 27 avril 2017 15:17

    @jaja
    Si c’est le régime syrien que vous qualifiez « de gauche » c’est tout simplement risible ou à pleurer c’est selon...

    Je ne suis pas là pour défendre le socialisme, mais qu’est le « régime » syrien à vos yeux ? De droite ? Capitaliste ou ultra-libéral ? En toute objectivité, il ne l’était certainement pas. La « libéralisation économique » dont l’ont accusé certains commentateurs de gauche était vraiment très timorée, et bien insuffisante aux yeux de ceux qui ont décidé de lancer l’agression contre la Syrie. Le lien que vous donnez (nettement plus objectif que la moyenne, mais demeurant sous l’influence de la doxa officielle) mentionne que la contestation syrienne avait pris parmi les masses appauvries par les « réformes libérales » d’Assad, il est vrai que c’est parmi les classes les plus pauvres que les rebelles ont pu recruter leurs suppôts locaux, mais l’augmentation de la pauvreté est au moins autant due à la faiblesse de l’économie socialiste syrienne, et à un cocktail composé de l’isolement de la Syrie, des sanctions états-uniennes, de l’effet dévastateur de la déstabilisation induite par l’agression des USA en Irak, et de mauvaises récoltes liée à de mauvaises conditions météorologiques.

    Un article de Stephen Gowan avait mis les choses au point, au sujet de l’adhésion supposée de la Syrie de Assad dans les années précédent 2011 au « capitalisme sauvage », montrant que celle-ci demeurait pour l’essentiel une économie socialiste administrée et que els réformes demeurées timides :

    Reprise Agoravox : http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-revolution-syrienne-qui-n-190594

    Article original : https://gowans.wordpress.com/2016/10/22/the-revolutionary-distemper-in-syria-that-wasnt/

    Traduction du saker francophone : http://lesakerfrancophone.fr/la-fievre-revolutionnaire-en-syrie-qui-nexistait-pas-13

    http://lesakerfrancophone.fr/la-fievre-revolutionnaire-en-syrie-qui-nexistait-pas-23

    http://lesakerfrancophone.fr/la-fievre-revolutionnaire-en-syrie-qui-nexistait-pas-33



  • Analis 27 avril 2017 10:56

    C’est certain, les services secrets français se sont tirés là une belle balle dans le pied en utilisant comme « preuve » de l’implication syrienne une grenade utilisée dans des attaques commises en 2013 par des rebelles. Ils font comme s’il n’était pas désormais largement connu que les rebelles étaient les coupables. Et dans le reste de leur texte, ils se ridiculisent un peu plus en affirmant que les terroristes syriens n’ont à leur connaissance jamais possédé ni utilisé de sarin ! Eh bien si : en août 2013 !

    Tout le reste du texte est à l’avenant : aucune source, aucune indication sur la manière dont ils se seraient procurés les échantillons, en bref, c’est d’une nullité totale, comme leurs précédents « rapports ». Du travail de faussaire.

    Les rapports de la CIA sont eux aussi imprégnés de fabrications grossières :

    http://www.voltairenet.org/article196015.html

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    Le rapport de la CIA sur l’incident de Khan Shaykhun est grossièrement faux

    Réseau Voltaire | 15 avril 2017

    Dans un rapport diffusé le 13 avril 2017, le professeur Theodore Postol, expert du Massachusetts Institute of Technology (MIT), observe que le rapport des agences de Renseignement diffusé par la Maison-Blanche comporte de grossières erreurs.

    Par exemple :

    Selon la CIA, l’incident chimique de Khan Shaykhun serait une dispersion de gaz sarin. Or, les photographies diffusées par la source unique de la CIA, les Casques blancs, montrent des personnes relevant des dépôts dans un cratère créé par une bombe syrienne. Mais la contamination au gaz sarin ne s’effectue pas par voie respiratoire. Ce gaz traverse la peau. Il met plusieurs semaines à se dégrader au contact de l’air et de la lumière. Si la photo est authentique comme le prétend la CIA, il ne peut s’agir de gaz sarin, car les personnes prélevant les échantillons et les badauds les regardant seraient immédiatement gravement contaminés.

    * *

    Khan Shaykhun est une localité située dans le gouvernorat d’Idlib, occupé par divers groupes jihadistes et administré de facto par l’Otan. L’unique source sur l’incident chimique du 4 avril 2017 est Les Casques blancs, une organisation composée de membres d’Al-Qaïda et encadrée par des officiers du MI6 britannique, sous le commandement de James Le Mesurier.

    Le 21 août 2013, un incident chimique avait provoqué entre 322 et 1 729 morts dans la ghouta de Damas. À l’époque, les Occidentaux en avaient tenu pour responsable la République arabe syrienne. Cependant, quatre mois plus tard, un député turc du CHP, Eren Erdem, rendait publics des documents attestant que le gaz utilisé provenait de Turquie et avait été acheminé à Damas sous le commandement d’Ilhami Bali (actuel leader de Daesh en Turquie), avec la complicité d’autorité turques. Accusé de haute trahison par le Premier ministre de l’époque, Recep Tayyip Erdoğan, pour avoir révélé ces documents (et non parce qu’il aurait falsifié les faits), Eren Erdem vit son immunité parlementaire levée. Il fut arrêté et condamné à 350 jours de prison.

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    J’ajouterai un point crucial qui a été très largement mis en évidence sur le site Agoravox, que de nombreux témoignages ont été relayés faisant état de la dispersion de gaz par avion. Or le sarin et le tabun sont très volatiles, et ne peuvent absolument pas être aspergés à partir d’un aéronef (mais bon, les documents scientifiques qui le montrent sont probablement des faux répandus par les russes et les syriens !).



  • Analis 26 avril 2017 10:30

    Très étrangement, les USA font de l’obstruction au sujet de l’enquête sur le drame de Khan Cheikhoun. Enfin, l’emploi du terme étrangement se justifie uniquement pour ceux qui continuent de croire à leur version :

    https://francais.rt.com/international/37240-lavrov-oiac-refuse-enqueter-chimique-bus-renverser-assad

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    Lavrov  : l’OIAC refuse d’enquêter sur l’attaque chimique dans le but de « renverser el-Assad »

    21 avr. 2017, 13:45

    Moscou a fustigé la décision de l’OIAC de ne pas envoyer d’experts à Khan Cheikhoun pour y enquêter sur l’attaque chimique présumée. Ce refus pourrait « discréditer » l’organisation à cause du manque des preuves de la culpabilité de Damas.

    « Je considère que c’est une situation très sérieuse, parce qu’il est désormais évident que l’information mensongère selon laquelle l’arme chimique aurait été employée par le gouvernement syrien est utilisée pour contourner la résolution 2254 qui prévoit un règlement politique du conflit avec la participation de toutes les parties syriennes pour se rabattre sur l’idée d’un changement de régime, si longtemps prônée », a déclaré le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov.

    Il intervenait après le blocage par les pays occidentaux de la proposition de Moscou d’envoyer des experts de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) dans la province d’Idlib pour y enquêter sur la soi-disant « attaque chimique » perpétrée par Damas.

    « Nos homologues occidentaux ont ainsi montré la fragilité de leur position », a estimé le chef de la diplomatie russe. Il a notamment rappelé que les demandes de la Russie de révéler les sources que la France et l’Angleterre avaient utilisées pour tirer leurs conclusions de l’utilisation du gaz sarin à Khan Cheikhoun restaient sans réponse. Moscou leur a aussi demandé d’expliquer quand ils avaient reçu ces échantillons. « Nous sommes proches d’une situation dans laquelle cette organisation [l’OIAC] pourrait se discréditer », a conclu Sergueï Lavrov.

    Plutôt, Jean-Marc Ayrault avait assuré que les services de renseignement français diffuseraient dans quelques jours la « preuve » démontrant que l’armée syrienne était à l’origine de l’attaque chimique présumée de Khan Cheikoun.

    Un porte-parole du ministère de la Défense britannique avait aussi déclaré sur CNN que des analyses portant sur des échantillons de cheveux et de sang des victimes avaient été menées dans des laboratoires britanniques. Les résultats révèlent la présence de « sarin ou [d’]une substance proche du sarin ».

    cidentaux

    Le 20 avril, la Russie et l’Iran ont soumis au vote de l’OIAC de nouvelles propositions concernant l’attaque chimique présumée perpétrée le 4 avril dans la ville syrienne de Khan Cheikhoun. Moscou et Téhéran ont demandé aux enquêteurs de se rendre non seulement à Khan Cheikhoun, pour vérifier l’utilisation présumée d’armes chimiques, mais aussi de visiter la base aérienne d’Al-Chaayrate d’où, selon Washington, auraient décollé des avions syriens chargés de bombes chimiques. Pourtant, 21 pays occidentaux, notamment la France et l’Angleterre, se sont exprimés contre cette proposition.

    Le président syrien a également écrit une lettre à l’ONU avec une demande d’envoyer une délégation d’experts à Khan Cheikhoun.

    « Personne n’a été envoyé parce que les pays occidentaux et les Etats-Unis s’y opposent. Car s’ils viennent, ils verront que toute leur rhétorique sur ce qu’il s’est passé à Khan Cheikhoun, et ensuite à la base aérienne d’Al-Chaayrate, n’est basée que sur des mensonges », a-t-il précisé.

    La communauté internationale accuse Damas d’avoir utilisé des armes chimiques pour frapper le village de Khan Cheikhoun, tuant 72 personnes, sans présenter de preuves. D’après Moscou et Damas, la contamination chimique aurait eu lieu à la suite d’un bombardement par l’aviation syrienne d’un dépôt d’armes contenant des gaz de combat appartenant aux djihadistes qui contrôlent la zone.

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    En fait, il paraît cette fois que l’OIAC a définitivement perdu toute crédibilité, pour le peu qui lui restait après la gestion malhonnête des attaques au chlore depuis fin 2014, qu’elle avait essayé d’attribuer aux syriens malgré son invraisemblance et quantité d’éléments contraires à sa thèse :

    https://francais.rt.com/international/37272-khan-cheikhoun-moscou-envoyer-inspecteurs-washington-reticent

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    Khan Cheikhoun : Moscou veut envoyer des inspecteurs en Syrie, Washington réticent

    22 avr. 2017, 08:11

    Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov s’est entretenu le 21 avril avec son homologue américain Rex Tillerson, regrettant l’opposition de Washington à la proposition russo-iranienne d’enquêter sur l’attaque chimique présumée en Syrie.

    « Une conversation téléphonique entre le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson a eu lieu à l’initiative des Etats-Unis », a indiqué la diplomatie russe dans un communiqué.

    Lors de cet entretien, Sergueï Lavrov a notamment « exprimé ses regrets face à l’opposition des Etats-Unis au sein de l’Organisation internationale pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) à l’initiative [...] d’envoyer en Syrie des inspecteurs pour vérifier les informations sur le recours au gaz sarin à Khan Cheikhoun », précise le communiqué.

    Sergueï Lavrov et Rex Tillerson « se sont mis d’accord pour [...] examiner de nouveau une possibilité d’ouvrir une enquête objective sur cet incident sous l’égide de l’OIAC », selon la même source. Ils ont également convenu de lancer « le plus vite possible un groupe de travail [...] chargé de chercher des solutions pour lever les points de friction des relations bilatérales », au plus bas depuis la fin de la guerre froide en raison notamment de la crise ukrainienne et du conflit en Syrie, ajoute le communiqué.

    Le département d’Etat a publié un communiqué en début de soirée du 21 avril, précisant que les deux hommes avaient évoqué « la poursuite [de discussions] sur des problèmes bilatéraux » et des sujets « incluant l’enquête de l’OIAC sur l’utilisation par la Syrie d’armes chimiques le 4 avril ». Rex Tillerson a d’après le communiqué réitéré son soutien au mécanisme d’enquête existant de l’OIAC, sans fournir d’autres précisions.

    L’Organisation internationale pour l’interdiction des armes chimiques a rejeté le 20 avril lors d’un vote la proposition de Moscou et de Téhéran de mettre en place une nouvelle équipe chargée d’enquêter sur l’attaque chimique présumée en Syrie début avril. Le projet de texte russo-iranien, dont l’AFP a pris connaissance, appelait à la mise sur pied d’une investigation pour établir si des armes chimiques avaient été utilisées à Khan Cheikhoun et comment elles avaient été livrées sur le site de l’incident présumé.

    Moscou et Téhéran demandaient également aux enquêteurs de se rendre sur la base aérienne d’Al-Chaayrate, frappée par les Etats-Unis dans la foulée du drame, pour « vérifier les allégations concernant le stockage d’armes chimiques [à cet endroit] ».

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