Les
« Palestiniens », pour la plupart, et déjà à l’époque de la
déclaration Balfour, tout comme les sionistes arrivés dans ce
diverticule misérable de l’empire Ottomanson, étaient eux aussi
des migrants venus d’Egypte ou de la péninsule arabique, comme le
soulignait il y a quelques mois un ministre l’intérieur du Hamas.
Euh
non, les palestiniens, contrairement aux immigrés sionistes, sont
les descendants directs des indigènes présents là depuis des
milliers d’années, celà quoi qu’ait pu dire un ministre ignare des
Frères Musulmans de Palestine. Les arabes et égyptiens installés
au moment de la conquête musulmane ne représentent qu’une petite
partie du patrimoine génétique de cette population, un peu comme au
Maghreb, et à la différence de l’Égypte ou de la région de
Bagdad.
Quant
au partage de 1948,il était normal pour les arabes comme pour les
indigènes de le rejeter, dans la mesure où il était injuste et
faisait la part belle à une population immigrée amenée qui plus
est par le colonialiste britannique*. De plus, il est très important
de rappeller que les sionistes n’ont pas accepté le plan de partage,
pourtant donc trop bien pour eux, mais ils voulaient déjà avoir
toute la Cisjordanie. La guerre était entièrement de leur faute.
*
Situation similaire avec celle des Rohyingas en Birmanie. La
différence étant quand même que ces derniers sont là souvent
depuis le début du XIXème siècle, et ne menacent pas l’identité
birmane par leur nombre.
À
qui il appartient ? Avant d’essayer de faire la leçon aux « hommes »,
il faudrait peut-être respecter vraiment les femmes, et appliquer le
vrai principe de libre-disposition du corps, et non pas faire
semblant de s’y référer quand ça arrange. Par exemple accepter la
prostitution, ce qui est la moindre des choses en la question ; et
les mères-porteuses, au lieu de leur donner des leçons
condescendantes sur le fait qu’elles ne seraient pas capables de
penser par elles-mêmes, leçons relevant d’une pure pensée
totalitaire. Il est vrai que certaines féministes malades mentales
acceptent les deuxièmes et pas les premières, bien que les
mère-porteuses aillent bien plus loin dans la prostitution, mais bon
il faut bien donner le ’’droit’’ à des femmes déviantes d’être
irresponsables et d’avoir des enfants comme bon leur semble (sans
parler de le donner aux déviances irréductibles comme les
homosexuels). L’idéologie, ça rend débile.
Notons
que cela peut s’appliquer à des femmes qui désirent user de leurs
charmes pour obtenir une faveur quelconque, comme une promotion. Car
oui, cela marche des deux côtés, à Hollywood notamment, certaines
actrices avaient recours à ce qu’on appelle la promotion-canapé,
un terme un peu tombé en désuétude, car il mettait en scène une
situation égalitaire, enfin aussi égalitaire que possible, où la
femme était un agent actif de l’injustice, injustice dont elle
bénéficiait. Le harcèlement sexuel ne désignait au départ que la
pression exercée au travail par un(e) supérieur(e) afin d’obtenir
d’un(e) subordonnée(e) une faveur sexuelle, sous la menace de
représailles. Ce qui permettait commodément d’oublier de préciser
que dans bien des cas de relations sexuelles illicites au travail, il
n’y avait pas de victime, mais une employée consentante qui
profitait de l’occasion offerte par son supérieur pour prendre du
galon.
Dans
le cas Harvey Weinstein, on a certes affaire à un vrai harceleur, et
même agresseur, multi-récidiviste, un vrai cas pathologique comme
on en croise rarement, pire encore que Strauss-Kahn ou que Chirac. Un
cas dont il appartient de ne pas banaliser l’importance et la
gravité. Mais justement, en le confondant avec des situations très
diverses, pouvant relever du vrai harcèlement sexuel mais nettement
plus bénignes, ou dont l’assimilation à du ’’harcèlement’’ est
purement abusive, c’est ce qu’on fait. Le fait que cette affaire
tombe au même moment où est discutée la très discutable loi sur
le harcèlement de rue, est mal à propos. Car quand on voit certains
commentaires de soutiens de cette loi, on a vraiment l’impression
qu’ils considèrent comme tel de simples commentaires au passage
d’une femme, même pas impolis, voire même des sifflements. Quand la
bêtise, le puritanisme et l’intolérance la plus crade se revêtent
du masque du progressisme.
Alors,
la réponse, ce serait ça : selon les ’’penseurs’’ comme les
’’penseuses’’ féministes modernes qui font la pluie et le beau
temps, la nouvelle inquisition si l’on veut, à la pensée souvent
indigente et rabachée*, il n’appartient nullement aux femmes, il
appartient à eux les nouveaux inquisiteurs et à personne d’autre.
*Dans
l’affaire dite de la publicité « Sugar Daddy », une ministre neu-neu
s’est même demandée si elle faisait appel à une relation consentie
ou à de la prostitution. Sotte, la prostitution est une relation
consentie.
Les
effets pervers de la culture dite de la micro-agression sont discutés
ici : des chercheurs s’inquiètent de ce que cette propagande
néo-puritaine génère de l’angoisse voire des pathologies chez de
nombreuses jeunes femmes :
S’indigner
de l’attitude de Michel Onfray pour les motifs que vous citez, en
agitant du Proudhon et son opposition aux États-nations à tout va,
est non pertinent en l’occurrence. Parce que :
- Onfray
ne commet aucune contradiction lorsqu’il s’émeut, à juste titre, de
la situation des régions françaises, tout en restant silencieux sur
la répression de la consultation catalane, tout simplement parce
que, comme il ne vous aura nullement échappé que la situation des
régions en Espagne est complètement à l’opposé à celle qui a
cours en France. Les régions d’Espagne ne sont nullement opprimées,
et la Catalogne encore moins que les autres, elle bénéficie d’une
immense autonomie culturelle et d’une très grande autonomie en
matière économique et de gestion de ses infrastructures, elle
dispose même de sa propre police.
En
fait, chez les autonomistes et régionalistes français, le
comportement de la Catalogne est très peu apprécié, car son
jusqu’au-boutisme risque de leur compliquer la tâche, il constitue
le parfait repoussoir dont vont se servir les jacobins de tout poil.
S’il faut chercher un exemple auquel Onfray pourrait se référer, il
faut regarder du côté de la Lombardie et de la Vénétie en ce
moment, quoique que leur orientation droitière (voire ouvertement
xénophobe dans le cas de la Ligue Lombarde) pourrait le déranger.
- Citer
Proudhon ne mène à rien, car la Catalogne désire devenir un
État-nation comme les autres.
Pour
ce qui s’agit de votre appréciation de Mariano Rajoy, je vous
approuve, par contre. Il est un dirigeant exécrable à tous égards,
chez d’un parti corrompu, et il n’est manifestement pas l’homme de la
situation. Cela fait longtemps qu’il aurait du quitter le pouvoir.