"À
Madagascar, comme un peu plus tard en Algérie, les atrocités
commises par des militaires français n’étaient pas le fait de la
« colonisation » en elle-même mais plutôt de gouvernements
(faut-il préciser dirigé par des socialistes ?) qui n’avaient
aucune conscience de l’humanité dans son cadre universel. "
"
« Faut-il considérer tous ces morts comme victimes de "massacres
colonialistes« ? À l’évidence, non. » »
?????
Ah
bon ? Victimes de quels types de massacres, alors ? La colonisation
n’est-elle pas consubstantielle au massacre, pour perdurer ? Et
l’absence de conscience de l’humanité n’est-elle pas elle aussi
constitutive de l’essence même de la colonisation occidentale ?
Les
révoltes étaient constantes durant la colonisation, on l’oublie
souvent. À la même époque, il y en eut en Côte-d’Ivoire, Cameroun
et Congo, il y en avait eu déjà régulièrement dans les décennies
précédant la seconde guerre mondiale, il y avait eu peu avant les
premiers soulèvements d’Algérie, ceux (finaux, car là encore
précédés d’autres) d’Indochine allaient commencer. Les malgaches
s’étaient soulevés, comme tous ces autres peuples, parce qu’ils en
avaient assez d’être soumis au travail forcé et de se voir
exploités sans merci, d’être dépourvus de droits etc...
Loin
d’être un accident, les événements de 1947 faisaient au contraire
partie du parcours normal du processus colonial. La révolte avait
éclaté parce que les immenses frustrations accumulées ne pouvaient
qu’éclater.
@JL En résumé, si j’ai bien compris : s’il ne l’a pas dit il l’a pensé si fort que tout le monde l’a entendu.
Vous
avez mis le doigt sur le mille. Si Fabius a dit que c’était
l’opinion des régimes arabes que le Front Al Nosra faisait du bon
boulot, enfin, littéralement, pour reprendre les mots exacts, qu’il
"menait une action qui était efficace et utile au service des
Syriens et contre Bachar el-Assad« (sic !!!), donc l’expression
»faire du bon boulot" est une bonne condensation du sens
exact de ses paroles, il n’empêche que si ses mots ont été émis
dans le but de paraître neutres, il ressort clairement de l’analyse
de son discours un penchant favorable envers l’opinion de ces pays
arabes. Il dit que la France « réfléchit », donc qu’elle
hésite à suivre l’attitude des états-uniens à ce sujet, elle
trouve donc qu’il peut y avoir du mérite à l’attitude des « arabes »
puisqu’il faut en tenir compte, il mentionne les liens de Al Nosra
avec Al Qaïda, mais manifestement, cela ne lui suffit pas pour
décider de l’attitude à suivre envers Al Nosra, puisque donc, comme
il le dit, on y réfléchit du côté français. Oui, en effet, tout
le monde a clairement entendu ses pensées, quelqu’ait été le soin
tout diplomatique apporté à son discours. C’est qu’un diplomate
français ne va pas admettre comme ça tout de go soutenir Al Qaïda,
évidemment ! Là, Fabius pour faire comprendre ce soutien à ses
alliés « arabes » s’est exprimé en empruntant un langage
chéri des diplomates fait de chemins détournés, usant de maintes
contorsions et circonvolutions.
De
toute façon, pour bien comprendre que c’est effectivement là la
bonne interprétation, il suffit de rappeller quel était le
comportement de la France de Mr Fabius à ce moment crucial. Elle
soutenait en toute connaissance de cause les rebelles, y compris les
pires d’entre eux, toutes les distinctions entre eux que ressortent
piteusement les désinformateurs à la solde de l’État n’étant que
de grossiers trompe-l’œil, qui ne tromperont que les soutiens
aveugles des politiques, incluant les pseudo-vérificateurs et
traqueurs de « fake news » ; se rangeant dans ces tactiques
bêtes les affirmations selon lesquelles seuls le gouvernement
français n’approvisionant que des rebelles « modérés »,
alors que tout le monde qui n’était pas atteint de déficience
mentale savait que les armes livrées atteignaient tous les groupes
rebelles. Ces grotesques affirmations ne pouvant que signifier que
les services secrets français n’étaient composés que de débiles
mentaux. Ensuite, il était déjà largement connu que les rebelles
modérés auxquels ils faisaient référence étaient tout aussi
sanguinaires que Al Nosra, l’ASL ne cédant en rien en cruauté en
matière d’exactions, ainsi à Houla et Qusseir, s’impliquant encore
plus tard lorsqu’un de ses officiers mangeait ses ennemis et lors des
attaques chimiques et à Alep-Est. À l’image de son prédécesseur
Alain Juppé, et à celle de son président François Hollande,
Laurent Fabius est bien un criminel international d’envergure.
Alors, il y
aurait Juppé, parce que ce serait alors lui qui serait propulsé
candidat. Il est bien le suspect idéal (d’autant qu’il risque fort
d’être un adversaire plus redoutable pour Macron).
J’ai
lu depuis que Juppé a fait savoir clairement et nettement qu’en
aucun cas il ne serait un candidat de remplacement (voir entre autres,
le lien donné par Croa). La question semble donc réglée de ce
côté, il faudrait aller chercher l’auteur de la fuite ailleurs (à
moins qu’il ne s’agisse de pure et bête vengeance de sa part).
Mais
attention, comme on l’a dit ailleurs sur ce même sujet, la vérité
politique du,moment n’est pas forcément celle à venir. Il faudra
voir si dans deux ou trois mois, Juppé ne sort pas un mélodrame
larmoyant du genre « face à la gravité de la situation, et suite
aux nouveaux conseils prodigués par mes amis les plus proches, j’ai
décidé de me sacrifier noblement et de donner de ma personne afin
de barrer la route au pire, et ainsi je me présente à l’élection
présidentielle ». Il ne serait pas le premier à faire ce genre de
coup, et il se donnerait ainsi le beau rôle en prime.
Évidemment,
la question est sur toutes les lèvres, qui a ainsi balancé (à tort
ou à raison) Fillon, car il est certain que ce n’est pas par hasard
que cette accusation est sortie à ce moment précis de la
pré-campagne présidentielle.
Mais
question qui peut, plus ou moins consciemment, être manipulatrice
chez certains, en ce qu’elle est révélatrice d’un désir de
détourner l’attention du vrai problème, qui est : Fillon a-t’il ou
non fait rémunérer sa femme pour un emploi fictif ? Controverse qui
s’engage d’ailleurs mal pour le candidat de droite, dans la mesure où
lui et ses soutiens s’enferrent dans des arguments contradictoires et
constamment changeants. Il est donc bien possible qu’il soit obligé
de renoncer, la machination ayant alors atteint son but.
Mais
passons sur la question de fond, pour s’intéresser donc à chercher
qui aurait intérêt à avoir fait le coup. Macron, certes. Mais ceux
qui auraient accès le plus facilement à ce genre d’informations
seraient des membres de l’ex-UMP, plus encore que les employés de
Bercy. Donc il faut chercher de ce côté-là les premiers suspects.
J’ai entendu Copé, mais n’ayant plus rien à gagner après son score
calamiteux à la primaire, il s’agirait alors de pure vengeance
mesquine et immature. Il serait plus indiqué de regarder du côté
de ceux qui ont vraiment un enjeu à récupérer. Sarkozy ? Ces
manières de faire lui ressembleraient autant qu’à Copé, il suffit
de se souvenir de l’affaire de l’appartement Gaymard. Mais s’il a
fait un score autrement conséquent, il reste qu’il n’est plus dans
la course à la présidentielle, et ce serait alors uniquement du
ressentiment. Même si on sait que l’homme n’en est pas avare,
irait-il jusqu’à torpiller son propre camp pour cette seule raison ?
Car en effet, cela consacrerait l’élimination de LR. Alors, il y
aurait Juppé, parce que ce serait alors lui qui serait propulsé
candidat. Il est bien le suspect idéal (d’autant qu’il risque fort
d’être un adversaire plus redoutable pour Macron). À moins que
Sarkozy ait dans ses manches un autre atout du même genre à sortir
contre lui une fois Fillon écarté ?
@LE CHAT c’est bien ce que je pense , sans les russes , les iraniens et le Hezbollah , Bachar ne ferait pas grand chose ..
Sans
le soutien de Nicolas, François, Laurent, Barack, David, Theresa,
Benyamin, Salmane etc... les insurgés(/rebelles/terroristes) ne
feraient rien du tout. Donc un partout, la balle au centre. Le
soutien russe est cependant de loin le plus efficace pour son camp.
Maintenant que la partie ouest est en grande partie sécurisée, et
que l’EI est affaiblie par la bataille de Mossoul, son effondrement
devrait être progressif.