Attention,
avant de vous montrer si enthousiastes sur les leçons du Brexit qui
montreraient qu’il n’y avait finalement aucune conséquence à sortir
de l’Union Européenne, il faudrait quand même prendre en compte une
vérité basique : pour le moment, il n’y a aucune leçon qui puisse
en être tirée, pour la ;simple bonne raison que cette sortie de
l’UE n’est toujours pas appliquée ! Le Royaume-Uni de
Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord est toujours membre de l’UE, y
compris de ses institutions et du marché commun (bien
qu’il n’ait pas participé au sommet de Bratislava, mais en restait
membre de droit), les lois et
avantages de l’UE continuent de s’y appliquer pleinement. Les seules
conséquences en sont pour le moment que face à la perspective de
sortie, la livre sterling a baissé, et qu’un certain nombre
d’entreprises envisagent de s’en retirer. Mais pour en tirer les
enseignements sur les conséquences d’une sortie du marché unique, il
faudra encore attendre que la sortie soit effectuée. Ce qui va
prendre encore un peu de temps, vu que la cour suprême vient de
décider que le gouvernement devait auparavant obtenir l’approbation
du parlement avant de mettre en application l’article 50.
On
peut se souvenir du cas du millionaire Roger-Patrice Pelat, retrouvé
mort d’une crise cardiaque alors qu’il était impliqué dans de
graves scandales financiers au début des années 90 ; ce qui
paraissait étrange, c’est que d’autres personnes gravitant autour
de ces affaires avaient aussi été retrouvées morts d’attaques
cardiaques.
Bien
sûr, dans son cas comme dans celui d’Ulfkotte, ils étaient atteints
de fragilité cardiaque préexistante à leur décès. Mais il est
certain qu’on peut justement faciliter la survenue d’une crise
cardiaque chez une personne prédisposée. Cela ne veut pas dire
qu’Ulfkotte ait été assassiné, sa mort pourrait très bien n’être
que naturelle et rien d’autre. Mais la possibilité existe.
Ainsi il est juste d’exiger le retrait de toutes les troupes étrangères
de Syrie où elles n’ont rien à faire sinon de s’ingérer dans les
affaires intérieures de la Syrie ! Sans ces interventions militaires extérieures il y a longtemps que la dictature aurait été renversée.
D’abord,
les forces russes et iraniennes sont là à la demande des syriens ;
il n’y a donc d’ingérence de leur part que consentie. Ensuite, sans
l’ingérence des occidentaux, elle illégale et illégitime, la « révolution »
syrienne n’aurait elle même pas existé, ou alors à un état si
embryonnaire qu’elle n’aurait duré que quelques semaines. Ce n’est
que l’intervention extérieure, à coups de snipers embusqués tirant
sur les policiers et soldats syriens afin de provoquer à
l’affrontement, puis de livraisons d’armes, en général aux éléments
les plus radicaux car les plus efficaces, d’ingérence médiatique à
coup de propagande grossière et éhontée, que la rebellion a pris
une quelconque importance. Les quelques éléments sincères, qui
pensaient avoir été l’objet d’abus de pouvoir, se sont pour la
plupart rendus depuis belle lurette contre une amnistie, dès qu’ils
se sont rendus compte qu’ils avaient été manipulés par des ennemis
de la Syrie. Que ça plaise ou pas, l’intervention russo-irano-libanaise était justifiée pour contrer celle illégitime des occidentalo-turco-golfiens.
En
fait, l’agression occidentalo-golfienne a abouti à rendre Assad
beaucoup plus populaire qu’il n’était avant 2011.
Jaja,
vous êtes le type même du gauchiste qui croit tout savoir, qui
n’hésite pas à sortir la réthorique anti-complotiste indigente
des impérialistes, montrant bien combien votre pensée est formatée,
sclérosée et faussement anti-système, n’hésitant pas à plonger à
fond dans une pensée elle-même conspirationiste de façon
grossière. De toute façon, les gauchistes à pensée pré-digérée
comme vous, au NPA et apparentés, sont les idiots utiles du système
capitaliste et impérialiste. 11-9, AZF, Libye, Syrie, vous gobez
tout ce que sa propagande sort, aussi grotesque soit-il.
Et
cessez de vous référer à la manifestation de Toulouse, les
réfugiés syriens en France, très peu nombreux par rapport au
total, comme ceux de l’Union européenne en général, ne sont pas du
tout représentatifs. N’ont été acceptés que ceux qui déclaraient
être contre Assad, les autres étaient de toute façon découragés
d’avance par le fait que l’État français avait fait savoir qu’il
n’accepterait pas les supporteurs d’Assad. De tout façon, la plupart
des réfugiés syriens détestant la France et sa politique, ils
n’allaient pas se rendre dans un pays qu’ils rendaient responsable de
leur malheur. Même si une minorité pouvait à contrario penser
qu’il était moral de venir dans un pays qui leur devait des
réparations. Mais la plupart de ceux qui se sont rendus en Europe (à
la différence de ceux qui restent dans les pays voisins) sont
atteints de la haine de soi, j’ai vu sur d’autres sites des
descriptions de syriens qui détestent leur pays, l’identité et la
culture arabe en général, il souhaite que leur pays soit vassalisé
par les occidentaux et Israël. En bref, les rebelles recrutaient
parmi deux catégories à l’opposé du spectre des opinions, des
islamistes et des arabes haineux d’eux-mêmes. Les deuxièmes, lâches
comme il se doit, ont en majorité fui quand les choses tournaient
mal, et les syriens ne veulent de toute façon plus d’eux. Ne
restaient guère que les islamistes, souvent sanguinaires.
Et
oui, à Alep Est, il n’y avait plus que ça, les « civils »
étaient en fait des activistes, les quelques vrais civils qui
restaient (en tout 300 000 personnes sur plus d’1,2 million, mêlant
supporteurs intégristes des rebelles et vrais civils) étaient
gardés en otage, désireux de fuir et empêchés par les rebelles
qui n’hésitaient pas à les tuer quand ils empruntaient les
couloirs ouverts à leur disposition pour fuir les combats. Ceux qui
ont quand même réussi à partir étaient heureux de chercher
protection auprès des forces gouvernementales.