Ne
vous en faîtes, je ne le sous-estimais en rien, je parlais seulement
d’un manque d’enthousiasme général, apparent chez de nombreuses
électrices démocrates qui n’ont voté pour elle que par ce qu’elle
représentait le moindre mal. Même les féministes critiques envers
elle reconnaissaient que la situation des femmes serait meilleure
sous elle que sous Trump ; bien que certaines d’entre elles disaient
qu’elle ne voteraient pas pour elle, même si la situation électorale
était incertaine dans leur état ; le moindre mal était quand même
trop mauvais pour elle. En fait, la vraie candidate féministe était
Jill Stein, ignorée en raison des préjugés auto-perpétuateurs qui
veulent qu’il n’y ait rien en dehors des candidats des deux gros
partis.
De
toute façon, maintenant, tout ça est trop tard, puisque Trump est
élu. Ma première réaction a été que beaucoup d’électeurs
démocrates doivent regretter de ne pas avoir voté pour Sanders lors
des primaires.
Tiens,
puisqu’on nous rabat les oreilles avec la perspective de la première
femme présidente des USA ce qui constituerait un événement
historique, qu’en pensent les féministes ? Beaucoup d’entre elles
manquent clairement d’enthousiasme à l’idée de voir une criminelle
de guerre hyper-faucon et élitiste en diable arriver au pouvoir,
dont les seuls faits d’arme en matière de défense de droits des
femmes sont des actions en faveur de l’avortement et de ses propres
possibilités de faire carrière ; et lui nient le droit de se
présenter comme le porte-parole des femmes ou de faire état de sa
condition de femme pour demander qu’on la soutienne :
@Pomme de Reinette Ce n’est pas un argumentaire, et ce n’est pas le mien, ce sont les
propos du Ministre de la Défense Jean-Yves le Drian, et c’est le droit
de tout état dont les citoyens sont massacrés par une organisation
terroriste qui le revendique.
Toujours
aussi mal inspirée, Pomme de Reinette. L’ « intervention »
française en Syrie n’a en effet aucune base légale, le droit de
défense invoquée par le criminel de guerre Le Drian étant du pur
charabia juridique (qui il est vrai pourrait être avalisé par un
juge servile, parce que servile, veul et colonialiste). Une
organisation terroriste n’étant pas un État mais une sorte de gang,
la lutte contre elle relève de l’opération de police, le droit de
la guerre, avec les privilèges indus des États associés, ne
s’applique pas. D’autant plus que dans le cas présent, la présence
militaire française en Syrie, pays agressé par la France depuis des
années, est parfaitement illégale. Si on veut à tout prix
s’obstiner à parler de guerre (ce qui implique de reconnaître la
nature étatique de l’EIIL), on devrait reconnaître qu’il s’agit
d’une guerre d’agression, qui depuis 2010 est prise en compte dans la
liste des infractions relevant de la CPI. Dans tous les cas, les
décisions de Hollande d’ordonner l’exécution de chefs djihadistes
relève de la Cour Pénale Internationale, pour ne prendre qu’un
exemple parmi d’autres.
Très
important ! Sur la chaîne de l’homme politique US libertarien Ron
Paul, une journaliste britannique présente à Alep démonte la
mystification des me(r)dias et politiciens occidentaux : Alep-Est
n’est plus habitée que par des rebelles-terroristes et quelques
civils retenus en otages et utilisés en tant que boucliers humains :
Dans
le même genre, un texte remet les choses au point sur l’état réel
des choses à Alep, ainsi que sur un groupe d’activistes
manipulateurs dont la propagande nous rebat les oreilles (traduit de
l’anglais) :
Les
médias et politiciens occidentaux ont été sur le pied de guerre
ces deux dernières semaines pour promouvoir et porter aux nues ceux
qu’ils qualifient d’ « ONG de première intervention » et
sont appelés les Casques Blancs, qui affirment entre autres choses
avoir « sauvé 60 000 vies » en seulement 3 ans de conflit
syrien. Vrai ou bidon ?
Ainsi
que nombre des qualités attribuées aux si acclamés Casques Blancs,
le nombre de sauvetages est clairement exagéré. Les territoires
soit-disant « tenus par les rebelles » (en réalité, des
territoires tenus par les terroristes) où opèrent exclusivement les
Casques Blancs comprennent peu de civils à être demeurés dans leur
enceinte. La majorité des civils syriens ont fui les enclaves
contrôlées par les terroristes, comme Alep-Est, vers des zones
protégées par le gouvernement – un fait qui est constamment caché
par les officines médiatiques occidentales car il s’oppose au récit
soutenue par les gouvernements US et britanniques, qui tous deux
financent les Casques Blancs. Néanmoins, l’Ouest veut que son public
croie que ces zones sont des poches grouillantes et vivantes de la
société syrienne en train d’être ravagées par le méchant
dictateur et réincarnation d’Hitler, Bachar el Assad. Sauvegarder
cette fiction est essentiel pour les USA, Royaume-Uni et aux
relations publiques des Casques Blancs financé par la Fondation
George Soros – et essentiel pour toutes leurs histoires au sujet de
la Syrie, qu’on a décrites comme une sorte de canular destiné à
donner bonne conscience [aux masses].