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Annie

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Tableau de bord

  • Premier article le 07/02/2009
  • Modérateur depuis le 19/11/2011
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Derniers commentaires



  • Annie 14 février 2009 21:47

    Je reviens sur ce que j’ai dit plus tôt. Les grossesses précoces (et non pas prématurées comme j’ai dit auparavant) ont toujours été un fléau en Angleterre. Il ne s’agit pas uniquement de précocité sexuelle, mais aussi d’un problème d’échecs scolaires, et malheureusement de déterminisme social. Je lisais dans les journaux que le père du petit garçon, il n’y a pas d’autres mots, avait neuf enfants, mais ne vivait pas avec lui ou sa mère. Les adolescentes en échec scolaire se retrouvent dans une situation où elles n’ont aucun avenir auquel elles peuvent aspirer. Il est simpliste de parler des allocations, ou du logement auquel elles auront droit parce qu’elles ont un enfant. C’est une incitation mais pour beaucoup d’entre elles, l’objectif est de se créer un but dans la vie. Sans se rendre compte qu’elles recréent les conditions qui les ont conduites à l’échec scolaire, et ont piégé leurs parents dans la pauvreté.
     




  • Annie 14 février 2009 13:06

    @Fergus,
    Ce qui semble tout aussi pertinent est que ce phénomène se retrouve au travers des générations. C’est-à-dire qu’il y a des générations de filles-mères, qui touchent particulièrement les couches de la population les moins éduquées. Les aides à l’éducation ne sont venues qu’après la prise de conscience de ce problème, pour sortir effectivement ces jeunes de cet état de dépendance de l’état.
    Je suis en train de travailler sur un document, et je vous livre tout frais un chiffre intéressant : en Afrique une femme qui a fait des études a 50% plus de chances de faire immuniser ses enfants.
    Les grossesses prématurées en Grande Bretagne sont aussi un signe de pauvreté financière et éducative.



  • Annie 14 février 2009 11:07

    C’est d’autant plus étonnant que l’Angleterre qui en est arrivée à peu près à la même conclusion, que la reprise du travail des femmes après un congé parental devait être facilitée, a élargi ces congés à 26 semaines. Près de la moitié des femmes ne le prennent pas, Thatcher est passée par là, mais légalement elles pourraient le faire.



  • Annie 13 février 2009 18:35
    Depuis des années de nombreux citoyens français rassemblent les preuves de l’implication française - militaire, diplomatique, financière - dans le génocide des Tutsi du Rwanda. Ceci afin de mettre un terme à l’impunité des responsables français complices de l’élimination de plus d’un million de personnes.

    Il est intéressant de noter que cet article vient à point nommé en contrepoids au livre de Péan qui a admis sans ambiguité que Kouchner ne l’intéressait uniquement qu’en relation avec sa position sur le Rwanda. Péan dont les qualités d’historien n’ont cessé d’être évoquées et louées sur ce site.
    J’ai écrit un petit article ce weekend parce que je trouvais que le silence sur AV à propos de Kouchner était assourdissant. Depuis les articles se sont multipliés mais il en manquait un à propos du Rwanda.
    Je répète donc ce que je disais dans mon article :
    Il existe une étude entreprise http://web.mac.com/christiandavenport/iWeb/Site%207/GenoDynamics.html par des professeurs américains de l’université du Maryland, qui s’intéressent aux conflits, génocides etc et surtout à leurs dynamiques. Leur travail a été de replacer dans un contexte temporo-spatial les événements en 1994, pour tenter de comprendre ce qui s’était passé. Toutes les informations qui ont été mises à leur disposition, par des ONG, divers ministères rwandais, le Tribunal international pour le Rwanda ont été codifiés, de manière à brosser un tableau aussi complet que possible sur ces événements, pour une étude qui a duré plus de 10 ans. Toutes les informations codifiées devaient être corroborées, avec le nom des victimes, des bourreaux, leur métier, leur ethnie, le lieu et la date etc.
    Je résume leurs conclusions qu’ils ont fait paraître dans un communiqué de presse, qui leur a valu d’être traités de révisionnistes et de négationnistes, à la suite de quoi ils refusent tout contact avec la presse :
    Il y aurait eu autant si ce n’est plus de Hutus massacrés que de Tutsis : ces universitaires décrivent donc ces événements comme un génocide et un politicide., c’est à dire l’élimination de toute la frange politique des Hutus favorables à un partage négocié du pouvoir. 
    Les communautés Hutus et Tutsis auraient tour à tour joué le rôle de bourreaux et de victimes.
    Sous la juridiction du RPF, au moins 70.000 personnes auraient trouvé la mort. 30.000 ont été confirmées par le dossier Gernosy.
    Selon leurs recherches, il ne semble pas que les massacres aient été planifiés.
    Et au bout du compte, il y aurait eu environ 1.200 000 victimes.
    Personnellement, ce qui me pousse à faire confiance à leurs conclusions est le fait qu’ils ne roulent pour personne et qu’ils ont utilisé la même méthodologie pour expliquer les massacres au Libéria et ailleurs sans que personne n’y trouve à y redire. Je précise qu’ils sollicitent les contributions de toute personne possédant des informations crédibles afin de peaufiner leur étude.
    Je voudrai simplement relever que Mr Carbonare, Président de Survie, que vous citez est devenu un conseiller spécial auprès du Président Kagamé, ce qui n’en fait pas tout à fait un témoin impartial . Que l’implication française dans le génocide n’a de sens que s’il n’y a pas eu de politicide.
    Pour finir que je ne roule pour personne, mais que je connais le Rwanda et que j’ai aussi vu le RPF à l’oeuvre dans l’ancien Zaïre, à Kisangani notamment.
    Ce qui m’intéresse personnellement, c’est la vérité et de savoir exactement ce qui s’est passé. La France si elle est impliquée devrait répondre de ses actes ou plutôt de son inaction, si l’on se fie aux documents que vous présentez, et que je ne conteste pas. Mais il ne semble pas que son implication soit allée plus loin. C’est la conclusion de Péan mais aussi de nombreux journalistes et juristes anglo-saxons : http://www.taylor-report.com/Rwanda_1994/ , http://mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=HAR20060124&articleId=1800, http://www.hartford-hwp.com/archives/27e/791.html qui souffrent moins d’inhibition que leurs homologues français. Leur manière de décrire les choses est que la France s’est trouvée au mauvais moment au mauvais endroit. Je pense que les événements, génocide et politicide si l’on en croit des études crédibles, continuent à être politisés pour des raisons qui n’ont rien à voir avec le Rwanda, mais avec la politique étrangère de la France en Afrique. 


  • Annie 13 février 2009 16:25

    @Cbukate,
    Si vous lisez ce message, merci de votre commentaire. J’ai vraiment essayé de dire qu’il n’y avait pas des bourreaux d’un côté et des victimes de l’autre, et votre témoignage l’illustre parfaitement. Je souhaiterai que l’on cesse d’utiliser le Rwanda ou le Burundi pour marquer des points contre un parti politique ou un autre en France, et que l’on essaye vraiment de comprendre ce qui s’est passé, et comment on en est arrivé là.
    Toutes mes amitiés
    Annie

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