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Annie

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  • Premier article le 07/02/2009
  • Modérateur depuis le 19/11/2011
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Derniers commentaires



  • Annie 30 juillet 2008 12:11

    Malheureusement, pour certains types de journalisme comme celui d’investigation, un journaliste doit être épaulé par une équipe et souvent un employeur qui a les reins solides et qui peut résister aux pressions. Je pense en particulier au documentaire "Death on the Rock" de la chaîne Thames en Angleterre, qui a révélé la politique "shoot to kill" contre l’IRA à Gibraltar en 1988. Les témoins ont été intimidé, vilipendé dans la presse britannique qui a tenté de les discréditer, le gouvernement est intervenu pour faire interdire le programme et Thames a ensuite perdu sa franchise avant de sombrer définitivement. Une enquête qui avait été ouverte a reconnu certaines erreurs factuelles, mais aussi la validité du documentaire. 
    En cela le journaliste internaute peut difficilement créer l’actualité, seulement la relayer et la diffuser plus largement. En outre, deux grandes agences de presse, Reuters et AFP se partagent la part du lion, et limitent le pluralité de l’information.
    La situation en France et en Europe du journalisme fait un peu oublier ce que le métier a de noble et de dangereux. Au Mexique, chaque année, dizaines de journalistes, rédacteurs sont assassinés parce qu’ils enquêtent sur la corruption des élus locaux. C’est la même chose dans d’autres pays. Parce que pour ces journalistes, le métier est encore celui d’informer et non pas de former les opinions, et les risques sont considérables.



  • Annie 29 juillet 2008 19:46

    Gazi
    le moule religieux était déjà là avant ; dans une société où il était suspect pour les noirs de s’assembler, l’église et la religion ont représenté un lieu de rencontre pour les noirs. James Baldwin était pasteur, ML King aussi. Ce qui explique en partie pourquoi des gens comme Malcom X choisi d’exprimer leur opposition par la voie religieuse.



  • Annie 29 juillet 2008 19:24

    Imhotep,
    Ce site est aussi antisarkoziste qu’il aurait été anti-mitterandiste en 1981, si AV avait existé, parce que c’est le seul moyen d’exprimer son opposition, encore qu’en 1981, on avait aussi la possibilité de mettre son argent en Suisse, cela devait quand même avoir un effet libérateur.



  • Annie 29 juillet 2008 18:25

    Merci pour l’article et aussi la référence vers celui d’Olivier Bonnet que je n’avais pas lu. Je crois qu’il serait possible d’établir la même corrélation entre l’augmentation de la tuberculose et les prêts de la Banque Mondiale ou de toutes les grandes institutions financières.
    Mais il y a deux volets à ce résultat :
    Le premier est que la privatisation des services publics rend les médicaments beaucoup plus cher et donc moins accessible si ce n’est hors de portée des gens qui en ont besoin. Il faut aussi savoir qu’on ne commence pas un traitement antituberculeux s’il est impossible d’assurer une durée d’un an du traitement ; en Afrique où il y a tant de réfugiés et de populations déplacées, cela veut dire que le gouvernement d’un pays peut leur refuser ce traitement antituberculeux. Cela peut paraître barbare, mais en fait, l’interruption du traitement multiplie les risques de résistance et représente également un gaspillage d’argent. Mais cela veut aussi dire qu’une large population reste intraitée et donc infectieuse
    L’autre effectivement est que la tuberculose est une maladie de pauvres, qui s’épanouit dans des conditions de surpopulation, de malnutrition chronique et de maladies débilitantes. Il y a aussi la difficulté de différencier une tuberculose primaire d’une tuberculose opportuniste. 
    Quant au choix du traitement, mon expérience remonte à assez longtemps, mais je dois dire que le traitement médicamenteux de la tuberculose m’a semblé relever du miracle. Je ne sais pas si au bout du compte la tuberculose était guérie, ce que je sais est que les progrès étaient spectaculaires. Une approche préconisée par souci d’efficacité aujourd’hui pour ce traitement et aussi celui du paludisme et d’autres fléaux est de ne pas mettre sur pied des initiatives verticales comme l’on dit, c’est-à-dire visant à combattre une seule maladie, mais d’inscrire cette lutte dans le cadre des services sanitaires d’un pays. Ces approches verticales malheureusement sont celles privilégiées par Bill Gates et sa fondation et aussi par les institutions financières.



  • Annie 28 juillet 2008 14:03

    A lire ou relire Régénération de Pat Barker dans lequel l’éminent psychiatre Rivers soigne les traumatisés de la première guerre mondiale pour les renvoyer au casse-pipe, et tente de soigner Sassoon qui refuse de se battre, ce qui est considéré comme une déviance, dans la même lignée que l’internement psychiatrique des dissidents en Russie. Alors la psychiatrie, instrument de l’ordre social ?

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