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Annie

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Tableau de bord

  • Premier article le 07/02/2009
  • Modérateur depuis le 19/11/2011
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Derniers commentaires



  • Annie 22 avril 2008 19:25

    Il est tout à fait vrai que le système actuel de management, calqué sur le système américain et britannique, est totalement déshumanisant, parce qu’il ne fait jamais référence à l’individualité des employés, mais à des compétences très vagues finalement (sens du leadership etc) vis-à-vis desquelles chacun peut plus ou moins se reconnaître, et le sens d’échec peut donc être très fort. Les fiches de recrutement se composent (du moins en Angleterre) de cases à cocher. Une fois qu’elles sont remplies, on additionne, et du chapeau sort le prochain employé. L’étonnant est qu’au bout du compte, le système ne fonctionne pas tellement bien, parce que les cadres choisis de cette façon sont en général loin d’être adéquats, mais la finalité de l’exercice n’est peut-être pas d’embaucher des gens compétents, mais de perpétuer un système qui impose la conformité et l’obéissance, même si la créativité et la productivité en souffrent. Il y a quelques voix isolées qui se lèvent pour prôner un système plus plat, moins hiérarchisé et moins bureaucratique.

    Mais pour en revenir au sujet de l’article, ce système rigidement structuré a également comme conséquence la totale déresponsabilisation ; il me semble que l’on en revient presque au système du travail à la chaîne, avec une unité de travail extrêmement réduite pour chaque employé, qui ne voit jamais la finalité de son travail et n’éprouve jamais un sentiment d’accomplissement. Et la communication n’en ait plus une puisqu’elle consiste uniquement à transmettre des informations en aval et amont, et cela dans le meilleur des cas.



  • Annie 21 avril 2008 18:24

    L’article pose en fait le problème de toutes les contributions sociales non rémunérées. Le soutien familial pour les personnes handicapées en est un autre exemple. Travailler ou ne pas travailler quand on a des enfants est un choix et c’est vrai qu’il y a une pénalité financière. Mais c’est un choix et au moins les femmes qui choisissent d’élever leurs enfants le font pour les bonnes raisons. Hormi pour les salaires les plus bas qui auront besoin d’un soutien financier supplémentaire, il y aura des sacrifices à faire, mais cela me semble en valoir la peine. Je le dis pour l’avoir vécu et avoir élevé mes enfants jusqu’à l’âge de l’entrée au lycée sans travailler. 

    La principale raison pour avoir une politique familiale, c’est d’empêcher les familles qui ont des enfants de devenir désavantagées, d’encourager l’éducation des enfants et leur épanouissement, parce qu’ils seront les futurs adultes de demain. C’est en fait un pari sur l’avenir, et l’aménagement et la flexibilité du travail des femmes qui veulent travailler font partie de ce projet, ainsi que les aides financières. Je ne pense pas que ce soit encourager la natalité que d’empêcher des familles de sombrer dans la pauvreté. Il ne faudrait pas que le fait d’avoir des enfants soit vécu comme un luxe, bien que ce soit, j’en suis sûre, le cas pour certaines personnes. 

    Mais je crois que la valeur travail qui est maintenant glorifiée va faire que d’élever ses enfants va devenir de plus en plus déprécié. Les femmes ne choisissent pas toujours de travailler parce qu’elles sont obligées financièrement, de le faire mais parce que le statut de femme au foyer est très mal considéré



  • Annie 18 avril 2008 20:59

    Toujours là. La valeur travail n’avait d’intérêt que pour définir les rapports entre le Capital avec un grand K et les exploités. Elle ne prenait et ne prend toujours pas en compte le travail non rémunéré. Les mères au foyer, les soignants d’handicapés etc. toutes les activités non rémunérées. Ce sont des paramètres que la gauche doit prendre en compte si elle veut défendre la veuve et l’orphelin, et la droite aussi, parce que les coûts sociaux en définitive sont trop lourds si on ne le fait pas. Mais la droite le fait du bout des lèvres et avec réticence. 



  • Annie 18 avril 2008 20:07

    Ce que je trouve triste dans ce fil, au-delà de la pollution raciste de certains commentaires, c’est cet espèce de pugilat pour trouver qui sera le plus, ou le mieux à gauche.La gauche se doit d’être pluraliste, tolérante et donc accepter ceux qui ne pensent pas forcément comme elle. Elle doit aussi avoir le droit de se tromper, se chercher ; les gens de gauche ont aussi le droit d’être égoïstes de temps en temps. Sinon nous allons tomber dans la caricature. J’aime bien la définition de Deuleuze ; mais je reconnais que si je voulais vraiment être logique avec moi-même, j’arrêterai de manger de la viande à cause de la production céréalière pour nourrir les animaux ; je n’aurai pas de voiture ou de télévision etc.. je n’arrive pas à faire ce genre de sacrifices. Suis-je disqualifiée pour cela ?

    Etre de gauche, pour moi, ce soir à 19h05 après une longue journée de travail et un weekend qui prend le même chemin, c’est de ne pas pouvoir concevoir être ailleurs.



  • Annie 18 avril 2008 15:25

    C’est ici que je voulais dire "une autre longue marche" !!

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