• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Annie

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

  • Premier article le 07/02/2009
  • Modérateur depuis le 19/11/2011
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 7 4407 249
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 9 8 1
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique










Derniers commentaires



  • Annie 13 mai 2008 20:06

    On dit que l’on juge un pays à la manière dont il prend soin des plus vulnérables. Cela veut aussi bien dire les personnes handicapées que les enfants, les chômeurs, et les exclus. Le problème, c’est que ce sont les moins susceptibles de peser dans la balance économique et électorale.

    Janine, vous avez raison de revenir au principe de solidarité ; car c’est là que tout commence et tout finit. A l’égoïsme des gens que je trouve d’une certaine manière relativement compréhensible, il faut un contrepoids qui est l’institutionnalisation de la solidarité dans une société. En fait même le mot solidarité n’exprime pas exactement ce que je veux dire. Lorsque les provinciaux subventionnent les métros des villes, est-ce vraiment de la solidarité ? Les allocations familiales peuvent-elles considérées comme une solidarité nationale ? Peut-être faudrait-il mieux parler d’une destinée partagée. Qui n’exclut pas les uns au profit des autres. Et qui répond aux besoins de chacun sans porter de jugement de valeur sur leur contribution à la société, parce que de nos jours cette contribution est uniquement évaluée sous forme quantitative .

     



  • Annie 13 mai 2008 17:31

    Pas du tout, personne ne vous tape sur la gueule, comme vous dîtes. Mais on peut être en désaccord avec vous. Cela dit, bien que je sois à priori (vous remarquerez que je ne dis pas par principe), contre le devoir d’ingérence, c’est un devoir que j’aurai voulu voir rempli au Rwanda.

    Nous sommes tous heureusement dans une position où nous n’avons pas à prendre ce type de décisions.

    Personnellement John Lennon n’est pas ma tasse de thé, et puis je ne crois plus à un monde meilleur, mais je crois encore que cela vaut la peine d’essayer. 



  • Annie 12 mai 2008 19:00

    Merci, cela m’aurait peinée d’avoir trivialisé ma réaction pour avoir uniquement oublié d’enfourcher mon cheval ! Cela dit, cela me permet de revenir sur le sujet pour dire que ce n’est pas uniquement une critique des ONG mais aussi des autres donateurs comme la Commission Européenne. Je comprends bien qu’il soit difficile d’allouer des fonds à un pays gouverné par une junte. Mais il existe de multiples moyens de fournir une assistance. Malheureusement, une fois que l’on utilise les critères de bonne gouvernance, de participation de la société civile, que l’on impose des conditions économiques, on exclut automatiquement les pays les plus pauvres. 



  • Annie 12 mai 2008 18:27

    Je ne sais pas si je dois en rire ou en pleurer, mais j’habite l’Angleterre et il m’arrive de dire des choses encore pire (traduction littérale), quoique je n’ai pas encore évalué l’étendue des dégâts !!



  • Annie 12 mai 2008 17:31

    L’article dans une certaine mesure révèle une certaine ignorance des interventions humanitaires. Elles dépendent essentiellement de la coopération des gouvernements, c’est-à-dire de la mise à disposition des structures, infrastructures, réseaux existants.

    Il ne faut pas aussi oublier que les évaluations ont montré qu’après le tsunami, c’étaient les collectivités locales qui avaient apporté les premiers secours. Je ne dis pas qu’il ne faut pas aider la Birmanie, mais que de chercher à acheminer des secours, aider la population et batailler contre le gouvernement est un cocktail explosif.

    Il y a des organisations qui travaillent déjà, et depuis plusieurs années en Birmanie, MSF, ACF, Merlin, la Croix-Rouge etc. qui manquent de moyens et de personnel, mais qui peuvent faciliter l’acheminement des secours. Plutôt que d’amorcer un débat qui je pense est stérile sur la nécessité d’intervenir, sans parler de toutes les technicalités, qui va y aller, qui va donner l’autorisation d’y aller, ou est-ce que ce sera une intervention unilatérale et je pense que même les Etats-Unis ne s’y risqueraient pas, je pense qu’il faut soutenir financièrement et matériellement les ONG qui travaillent déjà en Birmanie, en étant pragmatique, c’est-à-dire en acceptant qu’une partie des secours puisse être détournée, (mais quand on pense au gaspillage après le tsunami !!), mais en sachant aussi que la plus grande partie atteindra les populations sinistrées. 

    Ce que je crains le plus est l’indifférence et l’abandon du peuple birman (avec maintenant le tremblement de terre en Chine). Au nombre de toutes les discussions sur la nécessité d’ingérence, combien sont vraiment motivées par le sort du peuple birman, et combien d’autres par une figure de cas intéressante du point de vue politique. Personnellement je ferai appel à vous tous en disant soutenez les organisations sur le terrain.

    Je vais pour finir enfiler mon cheval de bataille (un parmi d’autres mais celui-là me tient à coeur). L’évolution actuelle du système humanitaire, hormi pour quelques subversifs comme MSF ou ACF pour ne citer que les ONG françaises, est de se concentrer sur des pays où il existe des perspectives de développement. Ce qui veut dire que les urgences dans des pays sous la tutelle de gouvernements corrompus ou qui sont très pauvres, doivent attendre plus longtemps avant de recevoir une assistance, parce que l’urgence n’est pas médiatisée par la présence de certaines ONG, qui n’éprouvent aucun intérêt à y travailler. Pensez au Tchad par exemple, comparé au Darfour qui a reçu toute l’attention médiatique parce que les enjeux étaient essentiellement politiques, le Niger ignoré pendant des mois, parce que trop pauvre pour envisager toute perspective de développement, la Birmanie aujourd’hui. Les principes humanitaires sont constamment bafoués. Ce ne sont pas ceux qui sont le plus dans le besoin qui sont assistés, ce sont ceux qui ont le plus de chances de s’en sortir. Si cela paraît logique du point de vue de l’investissement financier, c’est aussi en complète contradiction avec les principes humanitaires. Un point intéressant est l’on retrouve pratiquement les mêmes ONG travaillant dans des pays difficiles, qui ne peuvent vraiment pas se prévaloir de résultats réellement positifs dans la mesure où les circonstances militent contre cela.

     

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv