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Annie

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Tableau de bord

  • Premier article le 07/02/2009
  • Modérateur depuis le 19/11/2011
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Derniers commentaires



  • Annie 20 mai 2008 20:41

    L’éducation, un ascenseur social, mais quel ascenseur ! Pour pourvoir les postes d’entreprise. Si c’est cela l’éducation, il n’est pas étonnant que les étudiants s’en détournent.

    Il reste à définir à quoi sert l’éducation. A former des gens qui peuvent penser par eux-mêmes ou à fournir aux entreprises de la chair à canon, corvéable, malléable, juste ce qu’il faut pour faire concurrence à la Chine. C’est vrai que vous n’avez pas besoin d’enseignants pour cela.



  • Annie 19 mai 2008 16:16

    Une petite précision qui confortera votre cynisme mais ce n’est pas dans cet objectif qu’elle est faite, mais plutôt pour montrer qu’effectivement, il est difficile d’organiser l’aide humanitaire, est que la Chine approvisionne en bâches en plastic le Bangladesh après le cyclone et les inondations Et par quel pays ces bâches transitent-elles ? la Birmanie.



  • Annie 18 mai 2008 18:53

    La question que je me pose en relation avec l’article est que le régime birman étant tellement répulsif, il ne fallait pas attendre une catastrophe humanitaire pour intervenir, si c’était l’objectif était vraiment le changement de régime. C’est parce que mon but est uniquement humanitaire que je suis contre une intervention. Parce que comme je l’ai déjà dit, je ne veux pas le mélange des genres, ensuite je veux que les humanitaires travaillent dans un minimum de sécurité, et pour finir, parce que j’ai travaillé au Rwanda, et au Soudan comme humanitaire (il y a 25 ans) , je peux vous affirmer qu’il n’y a pas de situation idéale. Il n’y a que des compromis. Sûrement l’aide humanitaire est en partie détournée par la junte, mais le point est qu’elle est toujours détournée d’une manière ou d’une autre, simplement les ONG ou les Nations Unies ne sont pas toujours aussi transparentes qu’elles pourraient l’être parce qu’elles dépendent lourdement de la mobilisation des fonds auprès du public, et c’est une réalité dont elles ne veulent pas vraiment parler. Personnellement je pense que les gens peuvent se comporter en adulte et comprendre cela. 

    Si l’on veut faire des comptes d’apothicaire, combien les bénéficiaires après le tsunami ont-ils touché par personne ? Je crois que c’est 1000 dollars par personne (ou 500), l’un ou l’autre parce que je n’arrive plus à me souvenir du chiffre. Dans tous les cas, c’est beaucoup plus que pour n’importe quelle autre urgence. Quelle est vraiment la différence avec la Birmanie ? D’un côté l’aide est détournée, de l’autre elle est gaspillée. Le résultat est le même. Les gens qui devraient en bénéficier ne le font pas.

    Je suis contre toute intervention qui comme en Irak a pour objectif un changement de régime. Mais je le suis encore plus lorsque un amalgame peut être fait entre action humanitaire, et action politique. Les ONG sont en partie responsables pour cette confusion, mais au bout du compte elles sont en première ligne, et elles assument le poids de leurs erreurs. 



  • Annie 18 mai 2008 15:10

    Il semblerait qu’il y ait aujourd’hui des progrès quant à l’acheminement de l’aide en Birmanie, et qu’un compromis puisse être trouvé entre la junte birmane et les pays de l’asean.

    Quant au droit de protéger, c’est vraiment une autre affaire. Pourquoi ne pas l’invoquer à ce moment-là au Darfour ? Ce qui me paraît plus grave, est que l’aide humanitaire aujourd’hui se voit de plus en plus politisée. Il y a confusion des genres, grâce ou plutôt à cause en partie de Bernard Kourchner, qui fait que de nombreux pays aujourd’hui ne voient plus les humanitaires comme des entités impartiales, mais comme des parties prenantes des conflits. Certaines ONG britanniques ont d’ailleurs décidé à cet égard de ne plus respecter le principe de neutralité, qui fait partie de ceux de la Croix-Rouge. Le résultat est ce que nous voyons en Birmanie, le refus de laisser pénétrer dans le pays des occidentaux, bien qu’il ne faille pas oublier que des ONG occidentales comme MSF, ACF, SCF, Merlin, la Croix-Rouge et j’en passe y travaillent depuis longtemps et continuent leurs activités avec beaucoup de difficultés, mais aussi une incroyable créativité pour éviter les écueils. L’autre revers de la médaille est le nombre d’humanitaires qui sont aujourdhui victimes de cette politisation. Pas seulement les occidentaux, comme le Directeur français de Save the Children qui a été tué par balles au Tchad il y a quelques semaines, mais beaucoup d’employés locaux des ONG, comme les 17 employés originaires du Sri Lanka travaillant pour ACF. La liste ne fait que s’allonger. A mon avis, c’est une évolution qui doit être résistée à tout prix. Avec de la créativité, comme en font preuve aujourd’hui les ONG en Birmanie, en empruntant des bateaux de touristes pour acheminer l’aide, louant des barques etc. et en se désolidarisant de toute action pouvant être assimilée à une ingérence militaire, pourront-ils continuer leur travail, et porter secours aux populations là où personne ne peut aller ou bien souvent, là où personne ne veut aller. Jusqu’à présent je n’ai pas entendu une seule ONG qui souhaitait que l’on ait recours au droit de protéger.

    Personnellement, j’ai du mal à m’imaginer concrètement comment les choses pourraient se passer. Cela reviendrait pratiquement à envahir un pays tout en essayant d’acheminer l’aide humanitaire à sa population. Si l’objectif à long terme est le changement de régime, à court terme j’en ai peur, le bilan des victimes ne fera que s’alourdir.



  • Annie 16 mai 2008 21:57

    Ce n’est vraiment pas primaire ; sans votre expérience et celle des autres, toutes ces concepts ne seraient que des abstractions. Mais de la même façon qu’il faut prendre en compte votre expérience, il faut aussi tenir compte des autres qui sont différentes ; pas meilleures, ni plus mauvaises ; différentes ; et elles sont toutes aussi valides les unes que les autres.

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