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Annie

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  • Premier article le 07/02/2009
  • Modérateur depuis le 19/11/2011
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Derniers commentaires



  • Annie 20 juin 2008 11:29

    Tout à fait d’accord avec cet article. Vivant à l’étranger depuis plus de vingt cinq ans, je pourrai prétendre à la nationalité britannique si je voulais. Personnellement cela m’intéresse plus de voter dans les élections locales, d’avoir mon mot à dire sur les écoles que fréquentent mes enfants, sur le système de santé etc. Cela fait après tout 25 ans que je contribue par mes impôts à la société, et je trouve absolument normal de pouvoir voter en contrepartie sur des questions qui affectent ma vie.

    Cela n’a strictement rien à voir avec la nationalité. C’est davantage une question de représentation de tous les intérêts en présence.

     

     



  • Annie 17 juin 2008 19:03

    Cela fait 25 ans que je n’ai pas mis les pieds en Afrique, mais je n’ai jamais durant les années que j’y ai passé rencontré du racisme. En fait c’était à l’époque un peu l’inverse, les Africains essayant d’émuler les blancs. Depuis j’ai l’impression que les différences de couleur de peau ont été exploitées à des fins politiques ou électorales. Je pense en particulier au Tchad, où j’ai travaillé, et où je n’ai jamais rencontré de problèmes ou d’animosité, mais qui aujourd’hui est un pays assez difficile pour les Français en particulier.

    Quant au débat sur le racisme, je dirai que chacun est raciste dans une certaine mesure parce que nous sommes conditionnés par la société dans laquelle nous évoluons. Les réflexes s’acquièrent dès l’enfance, je suis née en pleine guerre d’Algérie et je me suis rendue compte un jour que cela avait conditionné certaines de mes attitudes vis à vis des Algériens. L’important, c’est de s’en rendre compte et de combattre chaque jour ces préjugés. Le racisme ne consiste pas à être violemment anti-noir ou anti autre chose. C’est aussi faire des suppositions à propos des gens. Je me souviens avoir rencontré un jour dans un hôpital où je travaillais un noir qui se lavait les mains. La première supposition que j’ai faite à son sujet est que c’était un porteur. En fait il était chirurgien, et c’est une leçon que je n’ai jamais oubliée, et qui m’a rappelé aussi que je n’étais pas aussi affranchie du racisme que j’aurai aimé le penser. 

    Pour conclure, ce qu’il me semble important est de questionner sans relâche nos convictions et nos idées et de nous demander dans quelle mesure ce sont vraiment les nôtres. Le racisme est une gangrène, mais le pire est de penser que nous avons été épargnés.



  • Annie 23 mai 2008 20:12

    Un sujet qui m’intéresse et Monolecte, vous décrivez fort bien la situation avec tellement de détails que j’ai du mal à faire la synthèse (mon problème pas le vôtre). Mais pour reprendre le commentaire de Hal, qui parle d’un système très centralisé et d’une extrême division du travail, je dirai que ce que l’on fabrique aujourd’hui ce sont des généralistes extrêmement spécialisés. Je cherche le mot en français, deskilling, un nivellement par le bas des compétences autrefois relativement généralisées.

    Je blâme les anglo-saxons pour cela et leur modèle d’entreprise. Et là où je vous rejoindrais tout à fait Monolecte, est que la rentabilité n’est plus totalement l’objectif dans ce cas. Et c’est là que je ne suis plus sûre de comprendre : est-ce une manière plus coûteuse mais plus facile de gérer l’entreprise ? Une manière plus rigide de tenir la main d’oeuvre en laisse ?

    Il doit y avoir une raison pour sacrifier la rentabilité, qui est par essence l’objectif de toute entreprise.

    Ma propre explication, pour ce qu’elle vaut, est que l’extrême structuration des entreprises est inversement proportionnelle au chaos qui secoue de plus en plus le monde. Peut-être faudrait-il déchiffrer cette évolution avec une grille de lecture plus psychologique que commerciale.

    Quant au Furtif, je suis d’accord avec lui ; je cultive mes tomates, mais cela me coûterait tellement moins cher de les acheter sur le marché ou dans un supermarché !! Reconnaissons quand même qu’elles ont un goût ..... différent (quand elles n’ont pas le mildiou) !



  • Annie 23 mai 2008 17:10

    Mon fils a le mur de sa chambre le poster du Che. Il a aussi réussi à trouver une bouteille de vin (vide malheureusement ) avec une photo du Che sur l’étiquette, et ma belle-mère lui a offert un calendrier. Feuilletant ce calendrier, je me suis rendue compte que toutes les photos avaient la même qualité que cette célèbre photo, par exemple celle où il est assis dans un fauteuil, les pieds négligemment posés sur son bureau, les yeux dans le vague et tirant sur un gros cigare. En dehors de tout commentaire sur les vertus ou les défauts du Che, certaines personnalités transcendent véritablement l’image. Il y a bien sûr le talent du photographe, mais aussi quelque chose qui interpelle directement celui ou celle qui la regarde et qui n’est pas seulement une question de photogénie. Je pense en particulier à une photo en noir et blanc d’une femme avec ses enfants lors de la grande dépression de 1929 aux Etats-Unis dans la région du dust bowl. C’est pour cela que ces photos perdurent au-delà de leur réelle utilité. 



  • Annie 21 mai 2008 16:55

    C’est pas vrai, les anglo-saxons ne disent pas de mauvaises choses à notre sujet. C’est encore pire, ils nous plaignent !

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