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Annie

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Tableau de bord

  • Premier article le 07/02/2009
  • Modérateur depuis le 19/11/2011
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Derniers commentaires



  • Annie 31 mars 2008 16:10

    Je pense au contraire que le réflexe raciste, c’est-à-dire le rejet de l’autre devient pratiquement inné lorsqu’on baigne dans cette ambiance. Je suis née la même année que le début de la guerre d’Algérie, et je me souviens avoir appelé les Algériens à l’époque les "arbis", sans savoir ce que cette appelation avait de péjoratif, parce que c’était ce que j’entendais autour de moi. Ce refus de l’autre doit être reconnu pour ce qu’il est et combattu et je pense que dans ce sens, la religion ayant perdu son influence morale, le président de la république en particulier doit avoir un rôle rassembleur, et doit désarmorcer ces réflexes en y apportant une réflexion plus approfondie. Je pense que Sarkozy joue avec ces réflexes et les exploite à son avantage, et bien que cela soit quelque chose que je comprenne de la part d’un politicien, quand il s’agit du racisme latent, d’attiser la haine et diviser les Français, car combien de Français n’ont pas le faciès de l’emploi, c’est à mon avis une faute impardonnable que de caresser dans le sens du poil les plus bas instincts des Français. Il devrait être possible d’avoir un débat adulte à propos de l’immigration.



  • Annie 31 mars 2008 14:12

    Je ne suis pas vraiment d’accord avec le titre : mon pays devient xénophobe. Si Sarkozy a donné dans la xénophobie, ou l’a encouragé, c’est que le terrain était fertile. Il aurait fallu des dirigeants qui aient suffisamment de convictions et de fibre morale pour pouvoir dire : il y a un problème d’immigration mais ne diabolisons pas les immigrés. Dire aussi que par respect il y a des mots que l’on ne prononce pas ou des associations d’idées que l’on ne fait pas.

    Je suis toujours étonnée lorsque je reviens en France d’être parfois prise à témoin par des gens que je ne connais pas forcément bien qui m’expliquent que tous les maux de la France sont imputables aux immigrés, comme s’il leur était impossible de concevoir le fait que leur conviction puisse ne pas être partagée. Le problème avec quelqu’un comme Sarkozy est qu’il se considère comme le manager de la France, sans comprendre qu’il a endossé avec sa fonction une responsabilité morale.

    Ce qui est intéressant à propos de Léotard, est qu’il est très religieux et que c’est peut-être sa foi qui l’a obligé à revisiter ses anciennes allégiances.



  • Annie 28 mars 2008 20:08

    Je comprends dans une certaine mesure que Cohn Bendit et les autres veuillent faire oublier mai 68, et ne pas être uniquement définis par cette époque. Ce qui ne me surprend pas est que tous ces gens aient évolué, se soient assagis et aient finalement épousé les valeurs qu’ils combattaient à l’époque. Après tout, n’avons-nous tous pas mis un peu d’eau dans notre vin. Ce que je comprends moins, est la sagesse aujourd’hui de notre jeunesse, les causes marginales qu’elles épousent qui me semblent de plus en plus éloignées et déconnectées de la réalité quotidienne de nos vies. Il semble tellement plus facile de se mobiliser contre les changements climatiques, la pauvreté dans le monde, les biocarburants etc. que de distribuer chaque matin des tracts dans une quasi-indifférence. Cette jeunesse est soi-disant devenue solidaire du monde et en fait elle n’est solidaire de personne, car son engagement ne lui coûte rien, et lui donne bonne conscience.

    Cette photo est fantastique. Elle cristalise tout ce que la jeunesse devrait avoir d’arrogance, de certitudes, de mépris pour les institutions ; que Cohn Bendit le veuille ou non, il en restera l’effigie.



  • Annie 26 mars 2008 17:05

    La campagne de RSF n’a pas commencé avec les jeux olympiques, elle mène cette campagne pour la liberté de la presse et d’expression depuis que la répression existe au Tibet. L’ONG a documenté toutes les infractions, violations à la liberté d’expression sur son site internet. Peut-on vraiment lui en vouloir d’avoir exploité les jeux olympiques pour attirer l’attention internationale sur le Tibet, qui jusqu’ici n’intéressait vraiment pas grand monde ?

    D’un autre côté, les arguments présentés dans l’article sont très justes, mais faut-il en déduire, en se servant de l’exemple du Vietnam, du Cambodge, de l’Iran etc., que l’indépendance du Tibet n’est pas forcément souhaitable puisqu’on ne sait pas ce que représente vraiment le gouvernement en exil, ou bien si le Tibet peut évoluer vers un état religieux. Le problème du Tibet ne se limite pas à celui de l’indépendance, mais au droit reconnu sur le plan international d’utiliser sa propre langue, à un enseignement dans la langue de son choix, à la liberté d’expression etc.

    Peut-être si le Tibet et ses ressortissants pouvaient s’exprimer librement, et préciser ce qu’adviendraient par exemple les Chinois résidents au Tibet, serions-nous plus à même de juger du bien fondé des revendications tibétaines et de faire des choix éclairés en la matière. 

    Les indépendantistes ont-ils toujours raison ? je ne sais pas, mais ceux qui revendiquent la même liberté dont nous jouissons, et refusent de vivre sous la botte d’un autre pays ne peuvent pas avoir totalement tort. Déplacer le débat sur le terrain de l’indépendance est dans une certaine mesure légitimer la politique de la Chine au Tibet. Le droit international est comme le droit partout ailleurs. Il établit des normes que les pays, quels que soient leurs intérêts politiques ou économiques sont tenus d’observer. 



  • Annie 20 mars 2008 20:00

    Cela fait deux articles au moins que je vois à ce sujet, et je m’étonne des passions qu’il suscite, bien que j’ai un peu l’impression qu’il y ait exploitation d’une émotion bien compréhensible. Personnellement, et je le dis en connaissance de cause, le seul argument en faveur de l’euthanasie s’applique pour moi aux gens qui ne sont pas physiquement capables de le pratiquer, les personnes handicapées qui doivent compter sur une tierce personne pour concrétiser leur souhait. Les autres sont capables de faire un choix éclairé et d’aller jusqu’au bout de leur intention. Ce qui me gène le plus dans tout cela, c’est le diable dans les détails : les médecins et infirmières devront-ils signer une clause parce qu’ils ne veulent pas pratiquer l’euthanasie ? y aura-t-il un registre de gens auxquels on pourra faire appel ? etc. des détails pratiques bien sûr, mais qui ont leur importance.

    Il y a de nombreuses années de cela, je me suis retrouvée avec ma mère en train de discuter autour d’une table de l’euthanasie de mon père. En fait en y repensant une situation surréaliste. Si tous les deux avaient été d’accord, je pense, avec le recul et le plus d’honnêteté possible que je n’aurai pas pu refuser. Je l’aurai fait sans jamais éprouver de scrupules ou de remords, et j’aurai dû mettre dans la balance le fait que j’avais deux enfants en bas âge. Pourtant, je ne suis pas en faveur de l’euthanasie, ou plutôt je pense que le fait qu’elle soit et reste illégale donne tout son poids et sa gravité à ce geste. Je sais que je serai accusée d’hypocrisie, mais tant pis, je préfère dans ce cas avoir des doutes que des certitudes.

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