On retrouve des représentations de cerfs depuis le fin fond du Néolithique en Anatolie. On retrouve des croix gammées en Mésopotamie dans la culture de Samara 6000 ans avant J.C. On trouve des torques en Europe depuis l’âge du Bronze.
Le taureau soit disant indo-européen était un des plus fameux symbole de Babylone. C’est aussi cet animal qu’affronte Gilgamesh. Sans oublier l’épisode du veau d’or dans la Bible.
Galatée est une néréide, ce qui nous renvoie à la Thessalie où le dieu marin Nérée était vénéré.
Les tertres funéraires du Bonze Final III qui se sont ensuite généralisés au début du premier âge du fer sont d’abord apparus dans les zones occidentales et centrales du domaine nord alpin. Le sens initial a été ouest-est. On peut donc tout à fait envisager que les Scythes venus de l’Est et les Celtes venus de l’Ouest se soient heurtés sur le Moyen Danube.
Je suis tout à fait d’accord avec l’idée d’un ancêtre commun de l’italique et du celte étant donné qu’en me basant sur les textes je donne à tous deux une possible origine troyenne au bronze final.
Je me suis intéressé à la présence des Cimmériens en Ourartou. Il est très probable qu’ils soient à l’origine de la formation du groupe linguistique arménien. On peut même se demander si les Achéménides n’étaient pas au départ des mercenaires cimmériens recrutés par les Elamites affaiblis pour combattre les Assyriens. Coïncidence que la forte ressemblance entre le nom du général cimmérien Teushpa et celui de Teispes mentionné dans la généalogie de Cyrus ? Les Perses ont pu ensuite diffuser leur langue jusqu’au Gange donnant ainsi naissance au groupe linguistique indo-iranien. « Là, il nous faut s’intéresser à la religion thrace (phrygienne aussi) »
Un exemple très concret de la difficulté de la recherche archéologique et du caractère provisoire de certaines datations. Des haches pendant longtemps datées de la fin de l’age du bronze dateraient en realité de la fin du premier age du fer. Soit près de trois siècles d’écart. Nos connaissances évoluent, il reste beaucoup à découvrir.
Que l’histoire d’Héraklès ait été mythifiée selon des codes bien précis est une évidence. Force est de constater que ces codes n’ont rien de spécifiquement indo-européens. On les retrouve de Sumer à l’Irlande et probablement dans toutes les régions du monde. Il faut bien faire la distinction entre les personnages réels et leur mythification à des fins religio-nationalistes. Héraklès est une exhaltation des valeurs guerrières que les Grecs de l’époque classique attribuaient à leurs ancêtres. C’est un véritable à hymne à la colonisation. Dans la forme (taureaux, cyclopes etc...) les mythes d’Hérakles ou d’Ulysse nous informent sur l’état des croyances à l’époque classique mais dans le fond ils nous renseignent sur les évènements du millénnaire précédent.
Le problème central concernant le lien entre Melkart et Hérakles est de déterminer dans quelle mesure les Grecs ont attribué aux Tirynthiens des conquêtes faites par les Tyriens. Qu’ensuite ces récits aient été mythifiés de façon plus indo-européenne que sémite est un problème accessoire.
Vous êtes vous déjà demandé si les cultures de l’Age du Bronze des rives nord de la Mer Noire pouvaient avoir des origines égéennes ? Prométhée enchaîné au Caucase, Jason en Colchide, Héraklès en Scythie...
De manière globale, les migrations massives paraissent difficilement réalisables d’un point de vue matériel. Et en cas d’échec, c’était la mort ou l’esclavage assurés pour le plus grand nombre. Dans Josué, seules trois villes cananéennes sont détruites par les Israelites : Jéricho, Aï et Hazor. Dans les autres villes, les nouveaux arrivants se mélangent avec les populations pré-établies.
Pour Hérakles, rien qu’en se bornant aux textes grecs, on voit qu’il a des origines cananéennes. Qu’il y ait eu une implantation plutôt égéenne en Gaule au 14ème siècle n’empêcherait pas qu’il y ait eu également une implantation d’origine plutôt cananénne au 10ème siècle. Les auteurs ultérieurs ont pu confondre les deux surtout si dans la forme le culte d’Hérakles est inspiré de celui de Melquart.
D’un autre côté au 14ème siècle, le roi de Byblos écrit dans les lettres d’Amarna que « le domaine de Tyr est aussi étendu que la mer ». J’attribue une origine égéenne au Bronze Final (14ème siècle) en Gaule parce que je relie le début du Bronze Final Italien (12ème siècle) qui lui ressemble beaucoup à l’arrivée légendaire des Etrusques, Troyens et Vénètes en Italie. Si je me trompe là-dessus, cela laisse bien d’autres possibilités.
Le dixième siècle est une période de transition en Gaule. La fameuse céramique de type R.S.F.O. disparaît et la métallurgie du fer apparaît lentement. La mode des champs d’urnes commence à décliner au profit du retour progressif des tumulus. Cela ne prouve pas l’implantation phénicienne mais on voit bien qu’il se passe quelquechose de fondateur à cette période.
La voie maritime a des inconvénients mais elle permet de conserver une relative indépendance et sécurité comparée à la voie terrestre beaucoup plus tributaire des aléas politiques agitant les peuples traversés.
Dans ce passage du deuxième livre des Maccabées, il est aussi fait mention de Macédoniens. Ce Sennakerib est peut-être un homonyme beaucoup plus récent du roi assyrien. Il n’y aurait rien d’extraordinaire à retrouver des mercenaires galates en Mésopotamie à partir de la fin du 3ème siècle.
« Et il leur énuméra aussi les cas de protection dont leurs aïeux furent favorisés : sous Sennakérib, quand périrent cent quatre-vingt-cinq mille hommes, en Babylonie dans une bataille contre les Galates, où le nombre total de ceux qui prenaient part à l’action s’élevait à huit milles hommes avec quatre mille Macédoniens (..) »
Les très fortes ressemblances entre les panthéons des Sémites de l’Ouest, des Hittites, des Hourrites, des Grecs montrent que langue et religion sont deux éléments bien distincts et que les cultures se mélangeaient. Le panthéon des Sémites de l’Ouest était différent de celui des Sémites de l’Est qui avaient le même que celui des Sumériens.
La Grèce et l’Italie sont bien mieux placées que l’Ukraine pour diffuser en Gaule la métallurgie du fer depuis l’Anatolie.