A y regarder de plus près, c’est vrai que la distinction entre les bronzes dits celtes et ceux dits étrusques pose question. Je serais curieux de connaître très précisément les critères de classement. On a l’impression que sont considérés comme celtes uniquement ceux qu’on n’arrive pas à classer ailleurs. On est dans une situation analogue à celle de la Basse-Mésopotamie où sans traces écrites, il est quasiment impossible de dire si un vestige est sumérien ou sémite.
Pour détruire une basilique, on y met le feu. De mieux en mieux. C’est tout ce que vous avez trouvé ? Vous êtes sûrs de ne pas pouvoir faire mieux ? J’imagine bien le contrôle qu’on peut avoir sur un incendie assez puissant pour abattre un tel bâtiment. Il va falloire revenir dans le monde réel un jour.
Votre mépris et votre suffisance ne cachent pas votre absence d’arguments pour placer Bibracte au Mont-Beuvray. Tel un économiste néo-libéral vous espérez nous submerger sous des tonnes de données dont vous ne maîtrisez vous-mêmes pas grand chose pour faire taire tout début de réflexion critique. Ca ne marche plus et ça marchera de moins en moins.
Continuez de nous insulter, vous vous mettez en valeur. Mais vous ne me convaincrez jamais que Bibracte a imposé sa domination sur la moitié de la Gaule depuis le sommet du Mont-Beuvray en quelques années à partir de rien quand Rome a mis des siècles rien que pour imposer sa domination sur le Latium.
Le jour où vous développerez un début de réflexion personnelle au lieu de répéter bravement ce que vos supérieurs ont écrit, faites nous signe.
Soyez précis. Des quartiers et des monuments en bois ou en pierre ? Vous avancez des hypothèses et vous me demandez de les prouver ? Débrouillez-vous avec vos statistiques. Si les monuments en pierre étaient détruits par le premier incendie accidentel venu, cela fait belle lurette qu’il n’y aurait plus un bâtiment médiéval debout. Entre une charpente qui brûle et un monument entier qui s’effondre, il y a une légère nuance.
Comme par hasard, l’incendie accidentel de la basilique de Bibracte aurait eu lieu, si on en croit les archéologues, au moment de la fondation supposée d’Autun par Auguste ? Le hasard fait plutôt bien les choses.
Où situez-vous la plaine où s’affrontèrent les troupes de Sacrovir et les légions ? D’après Tacite, elle est à 12 milles d’Augustodunum. Soit la distance séparant Mont-Saint-Vincent de la plaine de Chalon.
Les incendies de grange sont chose courantes. Pour détruire par le feu une basilique, il faut y aller de bon coeur. Ca ne peut être qu’un acte volontaire. Et ce n’est pas le seul secteur a avoir été détruit par le feu.
Vous faites encore des phrases à ma place. Je n’ai jamais dit qu’il n’existait pas d’archéologie urbaine mais le jour où un maire laissera à la disposition des archéologues 100 hectares à fouiller pendant des décennies en plein centre ville, faites moi signe. Vous déformez caricaturalement mes propos et pour étaler quoi ? Vos liens ne précisent pas de quelle manière tout cela a été daté. Comment voulez qu’on juge quoi que soit à partir de ça ? Et les auteurs de ces articles sont eux-mêmes très prudents quant à leurs datations.
Si la basilique soit-disant gallo-romaine du Mont-Beuvray a été construite après la guerre des Gaules, comment expliquez-vous qu’elle ait été détruite par un incendie ?
Le fait que comme à Autun on ne retrouve pas non plus ces fameuses rangées de briques dans les murs de Nîmes qui datent d’Auguste va tout à fait dans le sens d’une origine gauloise des murs ornés de rangés de briques. Nîmes, encore une ville dont la fondation est rattachée à Herakles.
Les mosaïques, forcément les Gaulois étaient incapables d’en réaliser... Je vous rappelle qu’on parle des Gaulois de la fin de La Tène et pas de ceux du début de Hallstatt. On découvre une mosaïque en Gaule, elle ne peut être que romaine.
Et le nom qu’emploie Tacite n’est pas Autun mais Augustodunum. Pour ce qui est de l’origine des sénateurs éduens vous zappez complètement Chalon-sur-Saone qui était pourtant la principale ville éduenne d’après Strabon, c’est d’ailleurs dans cette ville que débute la révolte éduenne contre César durant le siège de Gergovie.