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Antenor

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Terrien français né au milieu des années quatre-vingt. Passionné par l'histoire ancienne et la géographie humaine.

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  • Antenor antenor 30 décembre 2009 22:30

    César utilise l’expression « castris oppidum » pour désigner Bibrax, ce qui indique plutôt une citadelle purement militaire sinon il aurait utilisé le terme d’« urbs » pour désigner une ville. En cherchant un peu aux alentours, on se rend rapidement compte que le meilleur endroit du secteur pour implanter une citadelle est Montaigu (rien que le nom met la puce à l’oreille). Et en effet :

    http://www.fordham.edu/halsall/french/siege1.htm

    Le fait que le roi des Francs soit intervenu dans cette histoire indique que ce chateau n’était pas une forteresse de seconde zone. César et Louis VI occupaient dans l’échelle du pouvoir en Gallia/Regnum Francorum des places équivalentes. Ils étaient les maîtres mais devaient composer avec des vassaux des plus capricieux. Il n’est donc pas anormal que des sites qui avaient une importance aux yeux de l’un en aient eu également aux yeux de l’autre.

    Sauf erreur de ma part, il n’est mentionné nulle part que César a campé à Bibrax donc cette monnaie trouvée à Saint-Thomas même si elle appartenait à un de ses soldats ne prouve rien du tout, à part peut-être que des troupes romaines ont campé à cet endroit.

    La Noviodunum des Suessions pourrait bien être à Sissone. César parle d’une longue marche mais il n’y a pas besoin que la distance parcourue soit très grande après une nuit de fureur et de sang pour que la route paraisse longue, d’autant qu’ils ont aussitôt remis le couvert devant Noviodunum. L’échec du siège de cette place forte s’explique sûrement en grande partie par la fatigue.

    Auparavant on donnait systématiquement aux vestiges bien apparents dans les campagnes le nom de « camps romains » aujourd’hui on les a rebaptisés « villes gauloises ». L’étiquette change mais la façon de faire reste là même. On donne des noms qui flattent.



  • Antenor antenor 30 décembre 2009 18:30

    @ Samosatensis

    Quand je dis que vous fouillez toujours le même type d’endroits, je ne suis pas très éloigné de la réalité...

    http://www.arbre-celtique.com/encyclopedie/saint-thomas-vieux-laon-bibrax-3284.htm


    Je ne vois pas ce qu’il y a de déshonorant à reconnaître que les fouilles en ville subissent des contraintes énormes et que les archéologues sont beaucoup plus tranquilles pour faire des fouilles à la campagne. Seulement un site propice à la pratique de l’archéologie, ne l’ait pas forcément à l’établissement d’une ville, c’est même souvent l’inverse.

    Je ne me suis pas intéressé à Bibrax, il faudrait déjà savoir si c’est une ville ou une citadelle purement militaire que l’on cherche. Les deux n’obéissent pas vraiment aux même critères de localisation. La ville de Laon avec son éperon rocheux et sa citadelle a l’air très intéressante. J’ignore si c’est Bibrax mais le site vaut sûrement le détour.



  • Antenor antenor 30 décembre 2009 15:49

    @ Samosatensis

    Encore une fois, vous ne tenez compte que des zones fouillées. Quel pourcentage de la superficie de l’agglomération de Besançon, de Bourges et des autres villes a été fouillé ?
    César aurait-il pris la peine de décrire un mur de deux mètres de haut ?
    Ca fait tout juste quelques décennies que l’archéologie a vraiment démarré et vous en êtes déjà au chapitre des conclusions ?

    Quand un peuple doit fournir un contingent militaire sans rien attendre en retour, il est soumis.

    Vous pensez vraiment qu’à ces époques de famines, les habitants des vallées donnaient gentiment leur blé à ceux du Mont-Beuvray ?

    Oui le climat comptait beaucoup plus pour eux que pour nous qui avons les vaccins, les antibiotiques, les machines. Allez essayer de labourer un sol gelé ou de faire dévaler une pente pleine de boue à un charriot de plusieurs centaines de kilos avec les pieds trempés toute la journée. On peut vivre au Mont-Beuvray mais le temps que vous passerez à couper du bois pour votre chauffage, à vous échinez à l’agriculture ou à isoler les bâtiments, les habitants des vallées soumis à de plus faibles contraintes naturelles le passeront à développer des activités plus lucratives. Ils pourront se payer une armée et un jour ils viendront frapper à votre porte.

    Ceux qui ont construit ces deux enceintes aussi énormes avaient une peur bleue de leurs voisins.

    Arioviste était un des monarques les plus puissants d’Europe, pourquoi lui et ses lieutenants n’auraient-il pas possèder des produits venus de loin ? Vu l’image que vous donnez des Celtes, je n’ose imaginez celle que vous avez des Germains.



  • Antenor antenor 28 décembre 2009 13:43

    On voit bien avec Gergovie que les vestiges seuls ne sont pas suffisants pour prouver que tel ou tel endroit est une capitale (administrative ? économique ? militaire ?) ou non. Des vestiges, il y en a un peu partout.

    Pour en revenir aux pérégrinations helvètes.

    C’est la localisation même de la Saintonges, à l’autre bout de la Gaule par rapport à l’Helvétie, empêchant ainsi toute possibilité de vérification rapide et fiable de l’information, qui fait penser que cette destination est un leurre destiné à tromper Arioviste sur les intentions réelles des Helvètes. César a dû se faire une joie de répéter cette information à son tour pour tromper le sénat romain. Si elle finissait par s’avérer fausse, il aurait eu beau jeu de dire qu’il s’est fait pièger lui aussi. Il se garde d’ailleurs bien de préciser qui la lui a communiquée alors qu’il n’hésite pas à révèler les confidences de Lisc et Divitiac.

    Comme toute troupe importante en marche, les Helvètes ont dû causer quelques troubles sur leur passage, même en pays ami. Il serait cependant étonnant que les paysans victimes aient fait des dizaines de kilomètres pour aller demander de l’aide à César. Il est beaucoup plus vraisemblable qu’ils se soient plaints directement à leurs notables parmi lesquels beaucoup d’adversaires politiques de Dumnorix, à l’image de Lisc. Pour eux l’occasion était trop belle, ils ont voulu se servir de César pour se débarasser des Helvètes et donc de Dumnorix. C’est probablement eux qui ont exagéré les ravages causés par les Helvètes et là encore César s’est fait une joie de répèter leurs paroles au Sénat de Rome, faisant ainsi passer son invasion de l’Eduie pour une coopération militaire avec un allié. L’erreur de Divitiac et Dumnorix aura sans doute été de laisser César anéantir les Helvètes sans tenter de leur porter secours. A partir de ce moment là, il perdent définitivement l’initiative au profit du Consul de la Narbonnaise.



  • Antenor antenor 27 décembre 2009 09:56

    Les commentaires de Samosatensis sont des tissus d’incohérence.

    Selon lui pour être crédible, il faut des preuves archéologiques mais Emile Mourey est ridicule de demander des fouilles depuis des années.

    Il faut s’appuyer sur les textes, mais uniquement ceux qui lui conviennent.

    Les Eduens et les Arvernes étaient soumis à Rome avant la conquête mais Avaricum était libre après.

    Sa reconstitution du murus gallicus est tellement crédible qu’il est obligé d’évoquer des facteurs irrationnels pour la défendre. On trouve des Murus gallicus partout sauf là où César en parle : à Bourges.

    Il existe des murs assemblés à la chaux dans certains oppidums gaulois mais il est absurde de penser qu’Avaricum qui passait pour être l’une des plus belles villes de Gaule en possèdait.

    On lui parle de Lutèce et d’Avaricum, il répond Gaule du Sud.

    On fouille toujours le même type de site et on s’émerveille de toujours trouver le même type de vestiges.

    Il passe son temps à nous ballader et reproche ensuite qu’on sorte du cadre de l’article.

    Puisqu’il faut selon lui se limiter aux faits et rester dans le cadre de l’article, nous attendons avec impatience de savoir où est-ce qu’il situe la bataille entre César et les Helvètes ? Ses propos véhéments à l’égard des travaux d’Emile Mourey laissent deviner qu’il doit bien avoir sa petite idée.

    Un fait facilement vérifiable : la zone du Mont-Beuvray est la plus inhospitalière de la région.

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